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B. UNE NÉCESSAIRE MODERNISATION

Pour exercer au mieux ces missions fondamentales le réseau doit être modernisé et redynamisé. Votre rapporteur se félicite, à cet égard, que dans son plan d'action stratégique pour 2007, le ministère des affaires étrangères ait pris conscience des réformes à entreprendre. Reste à savoir si ce dernier aura les moyens de ses ambitions.

1. Rationaliser la carte de nos implantations culturelles

Comme évoqué dans la proposition n° 96 du plan d'action stratégique, le ministère souhaite en premier lieu réduire les situations de « redondance ». En effet, il convient de préciser que, dans certaines villes, coexistent encore une Alliance française bénéficiant de personnels détachés et un établissement à autonomie financière. Le ministère précise que « cette démarche de rationalisation peut être mise en oeuvre au profit du centre ou de l'institut culturel (Lisbonne), aussi bien que de l'Alliance française (Nairobi, Zagreb) ».

Le ministère envisage également, en Europe, de fermer les implantations dont le niveau d'activité est trop modeste. Votre rapporteur souhaite toutefois souligner que, si de telles fermetures devaient être envisagées, une attention particulière devra être portée sur le cadre de substitution qui sera mis en place. La fermeture physique d'un centre ne doit pas entraîner de facto la dissolution de sa structure administrative qui peut subsister comme outil de coopération. Surtout, les moyens pourront dans un certain nombre de cas être redéployés vers d'autres centres, en particulier ceux implantés dans la capitale, ou parfois vers des structures plus légères comme ce fut le cas en Allemagne.

2. Moderniser les établissements

Tout en faisant évoluer la carte du réseau, le ministère des affaires étrangères entend moderniser ses établissements afin d'améliorer leurs performances et l'offre de services qu'ils proposent.

A cet effet, la politique de modernisation des médiathèques et des centres de ressources sera poursuivie dans le cadre d'un plan pluri-annuel (le Plan Médiathèques, doté en 2004 de 1,5 million d'euros).

De même, la promotion du débat d'idées à la française, à travers l'organisation dans les établissements culturels de conférences et de tables rondes associant experts français et étrangers, sera soutenue à travers le « fonds d'Alembert », doté en 2004 de 285 000 euros.

La diffusion du cinéma français dans les établissements culturels sera, quant à elle, facilitée au terme d'un accord passé avec l'association « le meilleur du cinéma français », grâce à la diffusion numérique d'un important catalogue de films français récents dont les droits ont été préalablement acquis.

Surtout, un plan de professionnalisation des responsables des écoles de langue a été adopté, afin de leur donner les moyens d'attirer de nouveaux publics vers l'apprentissage du français : des formations aux techniques du marketing seront ainsi proposées aux directeurs des cours et des stages seront offerts au sein des établissements à des étudiants issus des écoles de commerce.

Enfin, la politique de rapprochement avec les établissements culturels des autres pays européens, sera renforcée ; ainsi en est-il, en particulier, des actions menées en commun avec nos partenaires allemands : fonds de 500 000 euros pour des projets communs et co-localisation d'établissements culturels comme à Ramallah ou à Palerme.

Votre rapporteur rappelle qu'en application de la loi organique relative aux lois de finances et afin d'améliorer l'information des parlementaires, cette démarche devra impérativement s'appuyer sur l'exploitation d'indicateurs de gestion, d'activités et de résultats, disponibles pour l'ensemble des établissements culturels français à l'étranger et permettant des comparaisons dans l'espace et dans le temps. L'avant-projet de performances du programme « action extérieure de l'Etat » propose à cet effet les indicateurs suivants :

- nombre d'apprenants dans le réseau des établissements culturels ;

- taux d'auto-financement des établissements culturels ;

- part de nos actions culturelles scientifiques et techniques financées en partenariat ;

- ratio coûts de structure/dépenses d'intervention.

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