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Projet de loi de finances pour 2007 : Participations financières de l'État (mission indépendante)

 

b) Une progression de la marge opérationnelle permise par la maîtrise des charges de personnel

Malgré la dynamique des charges d'exploitation essentiellement liées à l'effet de la hausse des hydrocarbures sur EDF et GDF, la marge opérationnelle a elle aussi connu une amélioration continue.

 

2004

2005

Prévision 2006

PLF 2007

Marge opérationnelle

(aux normes IFRS)

11,3 %

11,9 %

12,3 %

Supérieure à 12,3 %

Celle-ci s'explique par un effort difficile mais salutaire de maîtrise des dépenses de personnel27(*) qui a porté sur les salaires28(*) et surtout sur les effectifs. C'est ainsi que, depuis 2005, La Poste, France Télécom, EDF, GDF et la SNCF ont réduit le nombre de leurs employés29(*) sans aucun licenciement. Cette politique de recherche de la productivité sans aucun licenciement devrait être poursuivie du fait des exigences de la concurrence, en particulier dans le cadre européen.

c) L'évolution des performances contribue à une meilleure rentabilité financière des participations de l'État

La rentabilité financière des capitaux propres constitue sans doute l'indicateur du programme le plus stratégique pour l'État puisqu'elle rapporte le résultat net aux capitaux investis par les actionnaires.

Au début des années 2000, cet agrégat qui intègre l'effet de l'endettement, avait été extrêmement sensible aux déboires de France Télécom et, dans une moindre mesure, d'EDF liés à des opérations malheureuses de croissance externe financées par l'emprunt30(*).

 

2000

2001

2002

2003

2004

2005

Prévisions 2006

PLF 2007

Rentabilité financière des capitaux propres (normes IFRS à partir de 2004)

7,3 %

-18,7 %

-69,9 %

10,1 %

16,3 %

19,7 %

24,4 %

Supérieure à 24,4 %

Il convient de noter qu'indépendamment de ces accidents spectaculaires, la rentabilité financière des autres entreprises industrielles à participation publique était traditionnellement faible, comprise entre 6 et 7,5 %, ce qui rend encore plus net le rétablissement engagé depuis cinq ans.

Ce rétablissement a été lié non seulement à des plans de redressement appropriés (notamment à France Télécom) mais aussi à une clarification des relations entre l'État et l'ensemble des entreprises. Cette dernière évolution doit beaucoup à la professionnalisation de la fonction d'actionnaire au sein de l'État, à partir de 2003, sur la base des recommandations du rapport de M. Barbier de la Serre31(*).

* 27 Qui représentent toujours environ 30 % du chiffre d'affaires.

* 28 Depuis 2004, la hausse des salaires dans les entités considérées s'est établie en moyenne à 1,9 % (soit seulement + 0,1 % en volume).

* 29 Respectivement de 5.305, 4.000, 906, 174 et 1.112 postes.

* 30 Qui se sont traduites par 18,2 milliards d'euros de pertes pour la première de ces deux entreprises et 2,7 milliards de pertes pour l'autre.

* 31 Rapport sur l'État actionnaire et le gouvernement des entreprises publiques remis le 23 février 2003 à M. Francis Mer, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie par un groupe présidé par M. René Barbier de La Serre.