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Projet de loi de finances pour 2009 : Outre-mer

 

4. L'amélioration des liaisons aériennes entre Wallis et Futuna

La nouvelle piste de l'aérodrome de Vele a été inaugurée le 13 novembre 2008 par le secrétaire d'Etat à l'outre-mer, M. Yves Jégo.

L'opération d'agrandissement et d'amélioration de la piste d'atterrissage de Vele permet l'accueil de plus gros porteurs que le Twin-Otter en vol commercial, dans des conditions d'ouverture de piste moins sensibles aux aléas climatiques qu'actuellement et dotée d'un balisage permettant les évacuations sanitaires de nuit, en toute sécurité.

L'ensemble de l'opération est financé à hauteur d'environ 7 millions d'euros par l'Etat, qui financera également le balisage pour 1 million d'euros.

Cette opération s'accompagne du relogement des riverains avec lesquels les négociations se poursuivent. Ce relogement, pris en charge par l'assemblée territoriale, est évalué à 2,2 millions d'euros.

Un seul Twin-Otter, exploité par la Compagnie Air Calédonie International sous le contrôle de la DGAC, assurait la liaison intérieure entre Wallis et Futuna, à raison de 2 à 3 rotations par jour (sauf le jeudi, journée consacrée à son entretien).

Cet avion ancien - offert au territoire par le maire de Paris, Jacques Chirac, en 1988 - est aujourd'hui sujet à de fréquentes pannes, entraînant le recours à des appareils étrangers, quand ils sont disponibles. Les solutions alternatives lors des révisions périodiques et lors des évacuations sanitaires présentent par ailleurs un coût exorbitant.

En cas de catastrophe aérienne, la collectivité ne disposait d'aucun moyen de secours aérien ou maritime, les moyens les plus proches étant situés en Nouvelle-Calédonie, à plus de 6 heures pour un aéronef et de 3 jours pour un navire.

Depuis le 22 septembre 2008, un deuxième Twin Otter assure la liaison entre Wallis et Futuna.

Le choix d'un deuxième Twin, plutôt que le remplacement du premier par un ATR ou un autre aéronef de plus grande capacité, ou la mise en ligne d'un deuxième avion d'un autre modèle, s'est imposé comme la solution la plus rationnelle et la moins coûteuse (pilotes, personnels d'entretien, pièces de rechange identiques).

La collectivité a choisi de louer cet appareil pendant cinq ans, ce qui lui permettra de poursuivre sa réflexion, avant d'arrêter sa position sur un éventuel achat.

La mise en service de ce deuxième appareil a entraîné des investissements à hauteur de 505 500 euros (caution de garantie, enregistrement au registre français, stock de pièces détachées).

L'exploitation de la ligne est structurellement déficitaire. Aussi la contribution de la collectivité à la desserte inter-îles est-elle estimée à 2 329 674 euros en année pleine, l'Etat lui apportant une aide conséquente à cet effet.