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Projet de loi de finances pour 2012 : Recherche et enseignement supérieur

17 novembre 2011 : Budget 2012 - Recherche et enseignement supérieur ( avis - première lecture )

LISTE DES PERSONNES AUDITIONNÉES

Audition commune aux deux rapporteurs pour avis :


· Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur 

M. Didier HOUSSIN, président

Auditions de la rapporteure pour avis des crédits de l'enseignement supérieur :


· Conférence des grandes écoles 

M. Pierre TAPIE, président, et M. Pierre ALIPHAT, délégué général


· Conférence des présidents d'université 

M. Louis VOGEL, président, et M. Michel DELLACASAGRANDE


· Enseignement supérieur privé 

M. Philippe BORDEYNE, recteur de l'Institut catholique de Paris, M. Claude BORGIS, délégué général de la Fédération d'écoles supérieures d'ingénieurs et de cadres, Mme Brigitte ETÉVÉ, délégué générale de l'Union des grandes écoles indépendantes


· Fédération des associations générales étudiantes 

M. Julien BLANCHET, vice-président


· M. Stéphane JUGNOT, chercheur


· Mouvement des étudiants 

M. Antoine DIERS, président


· Promotion et défense des étudiants 

M. Steven DA CRUZ, président, et M. Sébastien BOURASSEAU, élu au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche


· Syndicat national de l'enseignement supérieur 

M. Pierre DUHARCOURT, membre du bureau national, en charge des questions budgétaires, et M. Florent TETARD, membre de la commission administrative nationale

Auditions du rapporteur pour avis des crédits de la recherche :


· Centre national de la recherche scientifique (CNRS)

MM. Xavier INGLEBERT, directeur général délégué aux ressources, et Thibaut SARTRE, directeur de la stratégie financière, de l'immobilier et de la modernisation de la gestion


· M. Jean-Luc TAVERNIER, commissaire général adjoint à l'investissement


· Agence nationale de la recherche (ANR)

M. Philippe FREYSSINET, directeur général adjoint

M. José ARGüELLES, responsable du Pôle budget, contrôle de gestion

ANNEXE - PRÉSENTATION SYNTHÉTIQUE DE LA STRATÉGIE NATIONALE DE RECHERCHE ET D'INNOVATION (SNRI) POUR LA PÉRIODE 2009-2012

? Cinq principes directeurs :

Totalement insérée dans un système mondial de compétition et de collaboration, la recherche française doit répondre, dans un cadre européen, aux principes suivants :

- la recherche fondamentale doit être promue dans toutes ses dimensions, en particulier dans le cadre des très grandes infrastructures de recherche ;

- une recherche ouverte à la société et à l'économie est le gage de la croissance et de l'emploi. Cette vision globale implique de promouvoir une société innovante, dans laquelle l'innovation est générée et portée par l'ensemble des citoyens ;

- une meilleure maîtrise des risques et un renforcement de la sécurité sont particulièrement importants dans notre société ; ils doivent donc être des dimensions privilégiées de l'innovation, sociale et culturelle autant que technologique ;

- les sciences humaines et sociales doivent avoir un rôle majeur au sein de tous les axes prioritaires notamment pour la construction des interfaces interdisciplinaires ;

- la pluridisciplinarité est indispensable pour permettre les approches les plus innovantes et les plus adaptées aux enjeux de notre société.

? La SNRI fixe trois axes de développement prioritaires qui répondent à des enjeux de société bien identifiés, correspondent à des domaines économiques innovants et nécessitent des recherches pluridisciplinaires sur lesquelles la France peut mobiliser un ensemble de chercheurs de premier plan.

1 - La santé, le bien-être, l'alimentation et les biotechnologies

Ce domaine de recherche est organisé autour des grands objectifs suivants :

- caractériser le vivant du génome à l'écosystème, et en particulier suivre sur le long terme des cohortes de la population pour comprendre les enjeux de santé publique et développer la modélisation du vivant pour aller vers la simulation et la prédiction ;

- miser sur les enjeux les plus importants de santé publique notamment les maladies neuro-dégénératives, dont Alzheimer, les maladies infectieuses, émergentes ou réémergentes, et l'assistance à l'autonomie des personnes dépendantes ;

- prévenir des pathologies par une meilleure alimentation et augmenter la traçabilité des aliments pour en assurer la sécurité ;

- développer la recherche translationnelle pour accélérer la création d'applications médicales, développer des technologies clés pour une médecine plus personnalisée, moins invasive, et lancer un plan pour doper la croissance des entreprises de biotechnologies et biologie synthétique.

2 - L'urgence environnementale et les écotechnologies

Ce domaine de recherche est organisé autour des grands objectifs suivants :

- comprendre et modéliser l'évolution du climat et de la biodiversité, notamment à l'aide de moyens de mesure, notamment satellitaires, et de simulation ;

- comprendre la réaction du vivant aux agressions extérieures (toxicologie et écotoxicologie) liées aux activités humaines et lui assurer une meilleure protection ;

- développer des écotechnologies et l'éco-conception pour concevoir des produits, des services compétitifs ayant un impact environnemental faible, voire nul, tout au long de leur cycle de vie ;

- assurer l'avenir énergétique sans carbone avec un équilibre entre recherche nucléaire et recherche sur les énergies renouvelables afin de préserver l'environnement en inscrivant les futures technologies de l'énergie nucléaire dans une logique de développement durable, en améliorant le rendement des cellules photovoltaïques existantes et en développant les futures technologies de rupture, et en valorisant, dans les nouveaux procédés de production de biocarburants, la plante entière pour éviter une concurrence dommageable dans l'utilisation des terres agricoles.

3 - L'information, la communication et les nanotechnologies

Les principaux défis à relever :

- développer de nouveaux choix techniques pour l'Internet du futur afin de peser sur les normes internationales, pivot indispensable de la compétitivité de nos entreprises ;

- développer des architectures performantes intégrant totalement les aspects « matériel » et « logiciel » pour accroître fonctionnalités, disponibilité et fiabilité ;

- renforcer la compétitivité de nos industries de service et de haute technologie par une forte capacité d'édition de logiciels performants ;

- renforcer notre position sur toute la chaîne des logiciels. Il y a dans la sécurité des logiciels un enjeu social et économique majeur, notamment sur la dématérialisation des transactions et l'utilisation nomade des technologies numériques ;

- réussir la révolution des nanotechnologies, dans les domaines de l'électronique, des matériaux et des technologies pour la santé aussi bien que dans celui des énergies renouvelables.

Source : Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche