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Projet de loi de finances pour 2019 : Environnement

D. LES MOYENS DE MÉTÉO-FRANCE

Votre rapporteur pour avis est sensible à la situation budgétaire difficile de l'établissement Météo-France. Le projet d'établissement élaboré dans le cadre de la démarche « Action Publique 2022 » inscrit en effet l'action de l'établissement dans une démarche globale de réduction des dépenses publiques.

Comme l'a indiqué le Président-directeur général de l'établissement, Jean-Marc Lacave, auditionné devant votre commission, ce projet devait définir une trajectoire financière contrainte et prévoyant la suppression de 95 ETP par an pendant cinq ans, soit 475 personnes en tout, soit 15 % des effectifs totaux. Le Président-directeur général a indiqué que cette baisse était inédite, la baisse tendancielle étant plutôt auparavant de 60 à 75 ETP par an, sur un total de 3 000 agents aujourd'hui.

La lettre du ministre, qui a cadré la définition du projet d'établissement, incitait également à tenir compte des évolutions scientifiques et techniques et de revoir l'organisation territoriale de Météo-France. Cette organisation avait encouragé jusqu'en 2012 une présence territoriale importante, avec un centre météo par département. La diminution de cette présence ainsi que l'automatisation de certaines tâches constituent les leviers permettant de tenir l'objectif de la réduction des effectifs. D'ici 2022, 40 % des effectifs territoriaux auront disparu.

Cette évolution est d'autant plus problématique que les risques climatiques augmentent. Le directeur général a insisté également sur le défi de la formation et de la conversion des agents pour occuper les postes libérés par les départs en retraite.

Devant votre commission, Jean-Marc Lacave a ainsi résumé la situation budgétaire de l'établissement : « Mon prédécesseur, François Jacq, disait en 2013 que Météo-France était « à l'os ». Nous avons pourtant réussi à réaliser de nouvelles économies de fonctionnement à hauteur de 6 millions d'euros par an, mais la situation devient de plus en plus difficile. Les investissements ont également beaucoup diminué alors qu'il conviendrait de renouveler les outils d'observation, comme les radars, les outils au sol et d'accroître nos contributions aux programmes de satellites. »