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Projet de loi de finances pour 1997 : industries agricoles et alimentaires

 

C. GÉOGRAPHIQUEMENT, LE SOLDE SUR LES PAYS TIERS SE DISTINGUE PAR UNE CROISSANCE SOUTENUE

En 1995, la part de notre commerce extérieur agro-alimentaire effectuée avec l'Union européenne (à quinze) reste toujours largement dominante, puisqu'elle atteint 79%. L'excédent de 1995 se fixe ainsi à 42 milliards de francs, soit une progression de 8,9 % sur le résultat de l'année précédente. Cette amélioration en un an trouve son origine dans une croissance plus soutenue des exportations (+ 6,2 %) que des importations (+ 5,2 %).

En revanche, la proportion de notre commerce extérieur agro-alimentaire dirigé vers l'Union européenne affiche une diminution sensible en un an passant de 82,8 à 78,8 %. Ceci s'explique par la croissance très soutenue, en 1995, de l'excédent avec les pays tiers (+41,2 %) qui atteint maintenant 11,3 milliards de francs.

Au sein de l'Union européenne, l'Allemagne, l'UEBL, l'Italie, le Royaume-Uni et l'Espagne demeurent nos cinq premiers clients, mais l'écart entre les deux premiers a eu tendance à se réduire l'année dernière. Ainsi, 13,3 % de nos exportations agro-alimentaires sont actuellement dirigés vers l'UEBL contre 12,9% en 1994, alors que la part consacrée à l'Allemagne reste inchangée à 17,3 %. D'autre part, les Pays-Bas, l'UEBL, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Espagne sont toujours nos principaux fournisseurs. A eux cinq, ils couvrent plus de 56 % de nos importations en 1995. Notre commerce extérieur agro-alimentaire reste ainsi très largement dominé par les pays membres de l'Union européenne.

Le premier pays tiers qui se distingue parmi nos clients est les États-Unis qui apparaissent au septième rang. Le montant de nos expéditions vers ce pays, qui représente environ 3,2 % de l'ensemble de nos exportations agro-alimentaires en 1995 marque un repli de 1,3 % sur celui de 1994. D'autre part, si nos exportations vers le Japon ont crû de 3,8 % en 1995, leur part, dans l'ensemble de nos exportations, reste stable à 2,1 %. La forte diminution (-15,7%) de nos exportations vers Hong Kong, cette année, trouve essentiellement son explication dans le fléchissement de nos ventes de spiritueux.

Trois pays tiers se distinguent en 1995 par leur présence accrue en tant que clients de la France : le Maroc dont les importations en provenance de France ont été multipliées par deux en valeur, ce qui le place 16e client contre 27e en 1994. Néanmoins, notre commerce extérieur agro-alimentaire reste globalement déficitaire avec le Maroc (- 795 millions de francs), même si ce dernier a été réduit de moitié en l'espace d'un an.

La Chine est le deuxième pays à se distinguer en 1995 au niveau agroalimentaire. Sa place en tant que 17e client de la France, alors qu'elle était totalement absente du classement des 30 premiers en 1994, est essentiellement le fait de la réalisation de contrats sur le blé. Ces ventes ont permis à notre commerce extérieur agro-alimentaire avec ce pays de passer d'un déficit de 1,14 milliard de francs en 1994 à un excédent de 269 millions de francs en 1995. La question que l'on peut se poser touche à la durabilité de cet excédent.

Enfin, le troisième pays dont les importations en provenance de France ont fortement augmenté est la Turquie (+ 234 % en un an). Même si nos exportations vers ce pays ne représentent que 4 % de l'ensemble de nos exportations agro-alimentaires, la Turquie se place en 1995 au 28e rang du classement de nos principaux clients juste devant la Suède. Cette percée permet, par la même occasion, à la France de diviser par cinq son déficit commercial avec elle.

LES DIX PREMIERS CLIENTS DE LA FRANCE EN 1995

Du côté de nos fournisseurs, deux remarques peuvent être apportées. D'autre part, la progression sensible de nos importations en provenance d'Espagne (+11,4% en un an) qui, si elle laisse toujours l'Espagne au 5e rang de nos fournisseurs, permet aussi d'accroître sa part relative.

D'autre part, il faut souligner le net recul du Canada en 1995.