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VII. LE VANDALISME ET LA FRAUDE

Le vandalisme coûte à la RATP environ 200 millions de francs chaque année. Il se traduit différemment selon le type de réseau : 96 % des " tags " se concentrent sur le métro et le RER, 86 % des jets de projectiles sur les autobus.

Les réponses préventives recouvrent des opérations diverses : protection des zones de garage par l'implantation de clôtures et gardiennage (40 millions de francs par an) ; pose de pelliculages intérieurs et extérieurs sur le matériel roulant et les surfaces des stations et gares.

Les mesures curatives regroupent deux postes importants : le nettoyage des graffiti (25 millions de francs par an) et la remise en état du matériel roulant (35 millions de francs par an).

Grâce à des conventions passées avec les parquets et la plupart des tribunaux de grande instance de la région parisienne, la RATP met en place des mesures de médiation-réparation, dont la durée varie en fonction de l'importance du préjudice subi et de la personnalité du mineur mis en cause.

On relève aussi une aggravation des sanctions : les peines d'amendes fermes, qui représentaient 26% des condamnations en 1996, en représentent 34 % en 1998. De même, les peines de prison ferme sont passées de 15 à 22 % des condamnations au cours de la même période. Au total, en 1998, 11 % des auteurs de dégradation à la RATP ont été condamnés à des travaux d'intérêt général, 36 % à des amendes fermes ou avec sursis et 53% à des peines de prison ferme ou avec sursis.

C'est en 1994 que la RATP a engagé un plan de lutte contre la fraude (d'un coût annuel de 250 millions de francs environ) avec pour objectif la diminution d'un tiers du taux de fraude. Cet objectif a été atteint sur les réseaux ferrés et a même dépassé sur le RER. On note, en revanche, que le phénomène de fraude est de plus en plus accompagné d'une montée de la violence.

Dans le métro, l'organisation de la lutte contre la fraude a été remaniée, avec la création d'équipes de " contrôle, sécurisation, assistance " (CSA) mêlant, en service de soirée, des agents de station, des contrôleurs et des agents de sécurité. Des portes automatiques de sortie ont été placées partout là où cela était possible. Sur le réseau de surface, un travail important a été accompli en vue d'accroître la collaboration entre les machinistes et les contrôleurs. Par ailleurs, pour favoriser le recouvrement des procès-verbaux, possibilité a été donnée aux contrevenants de payer l'indemnité forfaitaire à distance par carte bleue ou dans les agences commerciales de la Régie.

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