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25 novembre 1999 : Budget 2000 - Relations culturelles extérieures et francophonie ( avis - première lecture )

 

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IV. LA PROMOTION DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR FRANÇAIS

A. UN DÉFICIT À COMBLER

Depuis 1997, le Département a conduit une évaluation approfondie sur les politiques suivies en matière de bourses accordées aux étudiants étrangers ainsi que sur leurs méthodes de gestion.

On a en effet assisté, au cours des dix dernières années, à une tendance dégressive d'environ 17 % des budgets consacrés à ces bourses, stabilisés en 1998 à 595 MF. La part des bourses d'études (34 %) a par ailleurs diminué au profit de celles consacrées aux bourses de stages (66 %), ce mouvement étant lié, en particulier, à la diminution, pour des raisons budgétaires, du nombre de mensualités accordées, alors que le nombre des bénéficiaires, pour ces différents types de bourses, demeurait stable à quelque 23 000.

Enfin, sur le plan géographique, les études ont montré une forte progression, en 10 ans, des bénéficiaires en Europe de l'Est (de 7,1 % à 17,1 %), une légère croissance en Afrique du nord (de 27 % à 30 %) et en Asie (de 5,9 % à 7 %), mais une nette décroissance en Afrique francophone, Amérique du nord et du sud ainsi qu'en Europe occidentale.

L'évaluation conduite par le ministère des Affaires étrangères a abouti à un double constat :

- la nécessaire promotion, à l'étranger, de notre enseignement supérieur afin de contrebalancer l'attractivité grandissante des pays anglo-saxons pour les étudiants étrangers, en particulier dans les spécialités de l'entreprise et de la haute administration ;

- la révision des programmes de bourses pour leur permettre de mieux jouer leur rôle de formation des élites étrangères et d'attraction des étudiants étrangers vers la France.

L'effort a tout d'abord porté sur certains aspects réglementaires et statutaires :

- dans le cadre des règlements d'application de la loi n° 98-349 du 11 mai 1998 relative à l'entrée et au séjour des étrangers en France, une simplification substantielle d'obtention des visas étudiants a été mise en place ;

- dans le cadre de la nouvelle DGCID, un Bureau de la formation des étrangers en France a été créé qui marque la priorité désormais reconnue à cette action.

L'insuffisance de notre dispositif boursier en faveur des étudiants étrangers était d'autant plus fâcheuse que nombre d'entre eux sont issus du réseau de nos établissements scolaires à l'étranger. Après avoir ainsi contribué à la formation de base de ces jeunes étudiants, la France les voyait se disperser aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne pour y acquérir une formation supérieure. La démarche nouvelle permet donc de revaloriser notre réseau d'établissements scolaires en lui associant un prolongement logique, en France, vers notre enseignement supérieur.

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