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Projet de loi de finances pour 2001 : Industrie

 

3. Une action efficace et équilibrée

a) L'efficacité de l'ANVAR

Les facteurs qui expliquent l'efficacité des actions de l'ANVAR tiennent :

- à sa proximité des PME (présence sur le terrain grâce aux délégations régionales, connaissance et prise en compte des besoins...) ;

- à sa capacité d'évaluation des projets et d'expertise, unique en France, qui en fait un interlocuteur des structures de capital-risque et de financement de l'innovation (FCPI) et le correspondant naturel des responsables des programmes de R&D européens (5ème PCRD et procédure Eurêka) ;

- enfin, et peut-être surtout, à l'effet de levier de ses dépenses qui repose sur une collaboration avec les acteurs susvisés du capital-risque et de l'innovation et à un soutien aux introductions de PME innovantes en bourse. Ainsi, les 344 entreprises aidées en 1998 et 1999 ont livré, au total, près de 4 milliards de francs. Sur les trois sociétés cotées au Nouveau Marché, 53 ont été soutenues par l'ANVAR et ont rassemblé, au total, 5 milliards de fonds propres, soit environ 20 fois l'aide qui leur avait été accordée au départ.

D'après les estimations de l'agence, le coût moyen, après remboursement, de chaque emploi aidé, n'est que de 40.000 francs.

Les quelques 900 projets en développement soutenus en 1998, à hauteur, globalement, d'environ 1 milliard de francs, étaient susceptibles de générer 17 milliards de francs de chiffres d'affaires (donc, au bas mot, 8 milliards de recettes fiscales...).

b) Un bilan impressionnant

A l'occasion de la célébration, en 1999, des 20 ans de services aux PME rendus par l'ANVAR, ont été publiés les chiffres clés suivants qui semblent éloquents :

1979-1999 - Chiffres clés 

- 61.000 interventions, dont 42.600 pour la faisabilité et le développement de produits, procédés ou services nouveaux ;

- 22 milliards de francs d'aide ;

- 26.300 bénéficiaires ;

- 60 % des montants accordés pour des projets de développement, aujourd'hui terminés, ont été remboursés ;

- 5.900 recrutements de cadres de R&D (depuis 1988) ;

- 225.000 emplois créés ou maintenus ;

- 67.000 expertises (techniques, économiques et financières) ou contrôles réalisés dans le cadre de ces aides.

(Source : supplément au courrier Anvar n°121 - Novembre 1999.

Les résultats de 1999 traduisent la priorité majeure dont la création d'entreprises fait dorénavant l'objet : les interventions de l'agence en faveur des jeunes entreprises ont enregistré, en effet, une progression de 40 % en montant et de 33 % en nombre et celle-ci a participé très activement au concours de création d'entreprises lancé par le ministère de la recherche.

Cette priorité, toutefois, ne remet pas en cause la répartition assez équilibrée des interventions de l'établissement.

c) Une répartition équilibrée

L'ANVAR est l'opposé d'une structure " colbertiste ". Si l'agence se fixe des priorités pour faire en sorte que l'innovation contribue davantage à la croissance, elle s'efforce avant tout de répondre aux besoins des entreprises et d'accompagner leurs initiatives.

D'autre part, son activité ne se limite pas à favoriser le développement de secteurs nouveaux, elle continue de soutenir les PMI " traditionnelles " dont le sort dépend aussi de leurs capacités à innover.

Les données qui suivent, extraites du rapport annuel d'activité de l'ANVAR pour 1999, rendent compte de l'éclectisme de celle-ci.

Le bilan de 20 ans d'activités de l'ANVAR (1979-1999) évoqué ci-dessus peut toutefois laisser apparaître une certaine inégalité dans ses interventions (qui reflète celle des initiatives) selon les régions.

Mais le secrétariat d'Etat dispose d'un instrument spécifique d'aide au développement régional des PMI.