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Projet de loi de finances pour 2001 : Jeunesse et sports

 

3. Le développement de la pratique sportive des jeunes issus de familles modestes

Un dispositif créé en 1988, et intitulé " ticket sport " visait à favoriser l'accès des jeunes, en particulier ceux issus de milieux défavorisés, à une offre sportive diversifiée, par l'ouverture d'installations sportives et la mise à disposition d'un encadrement qualifié, notamment pendant les vacances scolaires. Les actions menées dans le cadre de cette opération ont généralement été intégrées dans les contrats éducatifs locaux (CEL).

Le dispositif " Coupon sport ", lancé à titre expérimental en 1998, a une vocation plus large : il institue une aide financière au profit des familles qui disposent de revenus modestes, afin de réduire le coût de l'adhésion des jeunes à une association sportive agréée. L'aide est réservée aux familles bénéficiant de l'allocation de rentrée scolaire.

Pour la première année, 50.000 jeunes de 14 à 18 ans ont bénéficié de ce dispositif. En 1999, des crédits supplémentaires ont permis d'étendre le public visé par ce dispositif aux 10-14 ans. 254.000 coupons ont ainsi été distribués à 130.000 jeunes, pour un coût total de 25,6 millions de francs. 50 % des coupons sont distribués aux jeunes de 10 à 13 ans.

Le dispositif " Coupon sport " a poursuivi sa croissance spectaculaire en 2000, puisque près de 200.000 jeunes en bénéficient. En 2001, une mesure nouvelle de 28 millions de francs permettra de consacrer 50 millions de francs à ce dispositif.

Le dispositif " Coupon sport " rencontre donc un succès remarquable depuis sa création en 1998. En effet, il répond parfaitement à un besoin de la part des jeunes issus de milieux défavorisés. Il fonctionne comme un " ticket modérateur ", en laissant une liberté de choix totale aux jeunes. Ainsi, il permet d'éviter que des contraintes financières ne conduisent à une " ghettoisation " des activités sportives, où les jeunes issus de milieux favorisés pourraient pratiquer leur sport dans une structure associative, tandis que les jeunes issus de milieux défavorisés seraient contraints de jouer dans la rue, et exclus de facto des compétitions officielles.