|
| Vous êtes ici : Travaux parlementaires > Rapports > Rapports législatifs |
![]()
![]()
![]()
II. LES CRÉDITS DE PERSONNEL
Les dépenses prévues au titre des charges de personnel s'élèvent à 8.501,9 millions d'euros et progressent de 4 %.
Elles se répartissent entre :
-des dépenses de rémunération pour 6.184,7 millions d'euros (72,7% du total),
-des dépenses de pensions pour 1.840,4 millions d'euros (21,6% du total),
-des crédits pour charges sociales à hauteur de 476,8 millions d'euros (5,6% du total).Évolution des crédits pour charges de personnel
(en millions d'euros)
Variation
2001
2001
En niveau
En %
Rémunérations principales d'activité des titulaires
4.356,6
4.514
+ 157,4
+ 3,6
Rémunération des non-titulaires
46,6
39,6
- 7
- 15
Indemnités
1.552,1
1631,1
+ 79
+ 5
Sous-total (I)
5.955,3
6.184,7
+ 229,4
+ 3,9
Pensions (II)
1.754,9
1840,4
+ 85,5
+ 4,9
Charges sociales (III)
461,5
476,8
+ 15,3
+ 3,3
Total (I) + (II) + (III)
8.171,7
8.501,9
+ 330,2
+ 4
A. LES RÉMUNÉRATIONS D'ACTIVITÉ
Les crédits de rémunération devraient s'établir en 2002 à 6.184,7 millions d'euros, en augmentation de 3,9%. La progression des crédits affectés aux rémunérations s'élèverait à 229,4 millions d'euros.
1. Une revalorisation des rémunérations
La nette augmentation des crédits pour 2002 tient pour beaucoup à l'extension en année pleine des revalorisations du point fonction publique intervenues en 2000 et 2001 (+ 110 millions d'euros) et aux mesures de revalorisation prévues pour 2002 (+ 28 millions d'euros). Ces revalorisations expliquent la quasi-totalité de la hausse des rémunérations d'activité des titulaires et non titulaires (+ 150 millions d'euros).
Les rémunérations croissent néanmoins moins rapidement que les indemnités puisque les crédits prévus au titre de celles-ci devraient encore croître en 2002 de 5 %, après une hausse de 11 % en 2001.2. Une légère augmentation des effectifs
Après une tendance à la diminution enregistrée entre 1996 et 2000, une stagnation en 2001, les effectifs budgétaires du ministère de l'économie et des finances repartent à la hausse en 2002, avec un taux d'augmentation prévu de 0,9 %.
a) Une résorption de l'emploi précaire
Cette augmentation des effectifs budgétaires résulte de la résorption de l'emploi précaire mise en oeuvre au travers de la loi du 3 janvier 2000 qui se traduit par la création de 1.452 emplois de « régularisation », correspondant à autant de contractuels employés auparavant et titularisés dans leur poste. Ces emplois se répartissent de la façon suivante : direction générale des impôts : 790, direction générale de la comptabilité publique : 463, direction générale des douanes : 140, INSEE : 11, direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes : 7, juridictions financières : 1, autres : 40.
Ces créations se font à coût nul, les crédits de fonctionnement qui assuraient jusque-là le financement de ces dépenses étant redéployés vers les chapitres de rémunération des personnels.b) Peu de créations nettes
62 créations nettes d'emploi interviennent de plus au profit de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (27 emplois) et des directions régionales de l'industrie (25 emplois), du Conseil de la concurrence (7 emplois), des juridictions financières (2 emplois). Un emploi est par ailleurs créé pour asseoir la nouvelle fonction de Médiateur du service postal universel.
Ces créations sont strictement équilibrées par des suppressions touchant l'administration générale (43 emplois), la DGCP (12 emplois), l'INSEE (4 emplois) et les écoles des mines (3 emplois).
Le projet de loi de finances pour 2002 comprend également des transferts d'emplois internes au ministère dont le solde est, par définition, nul. Ces transferts concernent le Conseil de la concurrence et la Cour des comptes.
Des transferts à partir du budget ou vers le budget du ministère interviennent par ailleurs, consolidant des mises à disposition structurelles ou accompagnant des transferts de charge : leur solde est de - 36. 33 transferts sont opérés vers les services généraux du Premier ministre, 3 vers la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (MILDT), 1 vers la Délégation interministérielle à la Ville (DIV). 15 transferts interviennent au profit du ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement. En sens inverse, 15 emplois sont transférés du ministère de la défense vers la DGCP et 1 du Ministère de la culture vers la Cour des comptes.Evolution globale des emplois 2001/2002
DirectionsEffectif budgétaire 2001
Suppressions/
CréationsTransferts externes ministère
Transferts internes ministère
Solde
Résorption emplois précaires
Effectif Budgétaire 2002
Administration générale
9 504
-42
-44
-49
135
9 369
DRIRE
2 253
25
-27
-2
40
2 291
Ecoles des mines
948
-3
-6
-9
939
DGI
77 978
0
-2
0
-2
790
78 766
DGCP
55 508
-12
14
0
2
463
55 973
Douane
19 969
0
-3
0
-3
140
20 106
INSEE
6 653
-4
-2
0
-6
11
6 658
DGCCRF
3 703
27
- 2
25
7
3 735
Juridictions financières
1 793
2
1
+ 12
15
1
1 809
DREE
1 125
0
0
0
1 125
Conseil de la Concurrence
42
7
+72
79
121
ART
149
0
0
0
149
Divers
80
0
0
0
80
TOTAL
179 705
0
-36
0
-36
1 452
181 121
Effectifs budgétaires
Effectifs réels en agent (1)
Effectifs réels payés en E.A.T.P. (2)
Personnel titulaire
Autre
personnel
(3)
Personnel titulaire
Autre
personnel
(3)
Personnel titulaire
Autre
personnel
(3)
Chapitre budgétaire
Total
Total
Total
A
B
C
D
A
B
C
D
A
B
C
D
Administration générale
4 032
3 084
5 254
0
622
12 992
3 599
2 672
5 920
0
831
13 022
3 538,7
2 546,5
5 603,0
0,0
815,9
12 504,1
Contrôles économiques et financiers
205
205
183
183
182,8
182,8
Inspection générale des finances
108
108
84
84
84,0
84,0
Cour des comptes
392
65
155
0
612
321
36
131
0
8
496
320,1
35,2
125,1
0,0
8,0
488,4
Chambres régionales des comptes
552
256
365
0
1 173
399
68
221
0
688
397,0
66,2
210,7
0,0
673,9
Institut national de la statistique et des études économiques
1 434
1 930
3 031
0
271
6 666
1 421
1 972
3 111
0
267
6 771
1 384,7
1 878,5
2 867,3
0,0
260,0
6 390,5
Service de l'expansion économique à l'Etranger et directions régionales du commerce extérieur
346
44
0
735
1 125
253
39
0
765
1 057
252,0
38,4
0,0
762,0
1 052,4
Services financiers à l'Etranger
38
72
110
28
63
91
28,0
63,0
91,0
Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes
1 525
1 426
710
45
3 706
1 512
1 446
800
0
46
3 804
1 458,6
1 380,7
734,0
0,0
42,1
3 615,4
Trésor public
10 029
17 895
27 540
120
55 584
9 889
19 456
29 877
0
98
59 320
9 731,9
18 090,0
27 337,4
0,0
97,0
55 256,3
Direction générale des impôts et cadastre
19 108
23 430
35 277
0
276
78 091
19 718
24 562
38 382
47
312
83 021
19 065,4
23 093,7
34 748,6
47,0
301,6
77 256,3
Direction générale des douanes et droits indirects
3 327
7 047
9 589
0
44
20 007
3 452
7 142
9 387
14
86
20 081
3 389,2
6 973,3
9 111,7
13,6
85,8
19 573,6
Sous-total services financiers
41 096
55 133
81 965
0
2 185
180 379
40 859
57 354
87 868
61
2 476
188 618
39 832,4
54 064,1
80 776,2
60,6
2 435,4
177 168,7
Monnaies et Médailles
11
135
712
858
10
129
668
807
10,0
127,9
651,6
789,5
Sous-total budget annexe
11
135
0
0
712
858
10
129
0
0
668
807
10,0
127,9
0,0
0,0
651,6
789,5
TOTAL GENERAL MINEFI
41 107
55 268
81 965
0
2 897
181 237
40 869
57 483
87 868
61
3 144
189 425
39 842,4
54 192,0
80 776,2
60,6
3 087,0
177 958,2
(1) Un agent travaillant à temps partiel est compté une unité - (2) EATP = équivalent agent à temps plein - (3) Comprend : contractuels, ouvriers de l'Etat, auxiliaires sur emplois vacants de titulaires et cadres territoriaux du Trésor public - (4) Hors emplois inscrits sur les chapitres 37-06 (ART) et 37-93 (Actions de modernisation budgétaire et comptable) - (5) Ces effectifs budgétaires sont utilisés également par les chambres régionales pour rembourser les agents mis à disposition par les autres directions ou d'autres organismes
Le récapitulatif ci-dessus montre l'écart important qui existe entre les effectifs budgétaires et les effectifs réels payés en équivalent temps plein. Cet écart touche toutes les directions du ministère. Il se justifie par la proportion d'agents à temps partiel et par le délai entre la création budgétaire d'un poste et le recrutement effectif d'un agent.
Certains écarts néanmoins apparaissent particulièrement préoccupants. Il en est ainsi notamment des chambres régionales des comptes qui bénéficient en termes d'effectifs budgétaires de 1.173 postes mais ne disposent que de 674 postes en équivalent temps plein. Cet écart s'explique par le nombre de mises à disposition provenant d'autres directions, que les chambres remboursent sur ces effectifs budgétaires.B. LES AUTRES CHARGES DE PERSONNEL
- Les charges de pension augmenteraient fortement en 2002, de 4,9 %. Cette augmentation laisse présager de fortes tensions sur ce poste de dépenses en raison de l'accélération des départs à la retraite des agents du ministère de l'économie et des finances.
Si les cessations définitives d'activité resteront en-dessous de 2.000 par an en 2002, 2003 et 2004, celles-ci vont croître et dépasser les 3.000 départs annuels à partir de 2007.Prévision des cessations définitives d'activité 2002 à 2010
Catégorie A
Catégorie B
Catégorie C
TOTAL
2002
424
687
882
1993
2003
379
459
663
1501
2004
433
533
714
1680
2005
512
664
849
2025
2006
673
928
1094
2695
2007
828
1077
1255
3160
2008
924
1112
1362
3398
2009
955
1109
1419
3483
2010
947
1132
1464
3543
- Les charges sociales connaissent une évolution plus maîtrisée avec une croissance de 3.3 %.
![]()
![]()
![]()
| Haut de page |