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Projet de loi de finances pour 2003 : Services financiers

 

B. UNE MISE À DISPOSITION DES NOUVELLES TECHNOLOGIES

L'effort de formation est évidemment marqué en direction des nouvelles technologies : 156.537 stagiaires ont été accueillis à ce titre en 2001 pour un total de 323.274 journées de formation. Cet effort accompagne le déploiement des applications informatiques et la mise en place des intranets dans les différentes directions. Si le slogan « d'e-ministère » est encore imparfaitement représenté dans la réalité du fonctionnement du MINEFI, force est de constater, pour s'en féliciter, que le ministère est le mieux équipé en matière de bureautique et le plus dynamique dans le déploiement d'applications informatiques auprès de ses agents.

100.000 agents du MINEFI disposaient fin 2001 d'un poste personnel comprenant l'accès à de nombreux outils (agenda, intranet, messagerie...). Selon les informations recueillies par votre rapporteur spécial, l'ensemble des agents du MINEFI étaient dotés, à l'été 2002, d'un poste de travail individuel. De même, le raccordement au réseau intranet s'est poursuivi dans de bonnes conditions. Entre avril et décembre 2001, 53.000 agents de la DGI ont été raccordés à l'intranet.

L'utilisation des nouvelles technologies est aujourd'hui banalisé au sein du ministère, contrairement à ce qui se passe dans d'autres administrations. En 2001, on enregistrait au sein du MINEFI 50.000 connexions quotidiennes à l'intranet ministériel et 2.000 messages électroniques en moyenne par jour.

C. MIEUX MOTIVER LES AGENTS DU MINISTÈRE

Une administration aux effectifs resserrés, mais plus qualifiés et mieux formés, exige un mode de fonctionnement non exclusivement fondé sur le régime statutaire et le dialogue social institutionnalisé. Son efficience repose sur la motivation des agents, motivation qui doit être entretenue par un suivi individuel des carrières et en favorisant leurs initiatives. Si le ministère semble en avoir pris conscience, il lui reste à mettre en oeuvre les outils correspondants, ce qui passe d'une part par le développement de dispositifs d'évaluation fondés sur l'entretien individuel et d'autre part par une meilleure valorisation des fonctions d'encadrement.

Partie prenante de cette motivation, l'équilibre des responsabilités entre hommes et femmes est loin d'être assuré au sein du ministère. Au début 2002, le ministère comprenait 32 femmes sur 143 titulaires d'emplois de direction en administration centrale, soit un taux de féminisation de 22,6 %. Il faut reconnaître néanmoins que ce sont les femmes de catégorie A qui ont le plus bénéficié d'une promotion depuis 5 ans, la part des femmes promues étant passée de 19 à 29 % alors que la proportion de femmes dans cette catégorie est restée sensiblement la même.