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Projet de loi de finances pour 2003 : Commerce extérieur

 

B. LES RÉSULTATS DU COMMERCE EXTÉRIEUR FRANÇAIS EN 2001 ET 2002

1. Des échanges en fort recul à la fin de 2001

En 2001, le commerce mondial en volume s'est contracté de 0,5 % par rapport à 2000, soit sa plus mauvaise performance depuis 20 ans. Dans ce contexte, les échanges français ont commencé à ralentir au début de 2001 pour finir l'année en net repli. En effet, la contraction de nos flux commerciaux, touchant initialement le secteur des biens intermédiaires et les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC), a gagné progressivement les secteurs des biens de consommation et de l'automobile. Au dernier trimestre 2001, les exportations, comme les importations ont ainsi baissé d'environ 5 % par rapport au trimestre précédent. En moyenne sur l'année, la progression de nos ventes s'est limitée à 1,5 %, tandis que nos achats ont reculé de 0,7 %. L'excédent commercial a atteint 3,3 milliards d'euros, après un déficit de 3,6 milliards d'euros en 2000.

2. Une reprise modérée des échanges depuis le début de l'année 2002

Depuis le début de l'année 2002, la reprise des échanges de la France est heurtée, reflétant les incertitudes liées au redémarrage de l'activité mondiale. En effet, les bons résultats du premier trimestre n'ont pas été confirmés le trimestre suivant, de sorte qu'au premier semestre 2002 nos exportations sont stables (- 0,3 %) par rapport au semestre précédent tandis que nos importations fléchissent (- 1,8 %). Au total, l'excédent commercial s'établit à 6,2 milliards d'euros, après 3,7 milliards d'euros le semestre précédent. Si les ventes de produits agro-alimentaires et de biens de consommation (notamment dans les secteurs de la pharmacie, de la parfumerie et des vins) sont relativement soutenues, les échanges de biens intermédiaires et de biens d'équipement, handicapés par les faibles performances du secteur des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC), tardent à se redresser. Les flux commerciaux avec les pays d'Europe centrale et orientale et l'Asie émergente, qui témoignent toujours d'une certaine vigueur, contrastent avec le faible dynamisme des échanges avec les pays de l'Union européenne et les Etats-Unis.

Le solde cumulé des échanges FAB-FAB s'établit, pour les neufs premiers mois de l'année 2002, à + 8,8 milliards d'euros, contre 1,6 milliard pour les neufs premiers mois de l'année 2001. Cette forte augmentation du solde des échanges s'inscrit dans un contexte de net redressement des exportations. Les ventes à l'étranger retrouvent un niveau comparable aux deux années précédentes. Quant aux importations, elles tardent à se redresser.