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Projet de loi de finances pour 2003 : Commerce extérieur

 

E. L'ÉVOLUTION GÉOGRAPHIQUE ET SECTORIELLE DE NOS ÉCHANGES COMMERCIAUX

La part de la production exportée et le taux de pénétration du marché français par les produits étrangers en 1990 et en 2001 :

Produits

Part de la production exportée

Taux de pénétration par les produits étrangers

1990

2001

1990

2001

Agriculture, sylviculture et pêche

13 %

14 %

9 %

11 %

Produits de l'industrie

24 %

37 %

20 %

28 %

Industries agricoles et alimentaires

18 %

23 %

10 %

13 %

Biens de consommation

20 %

39 %

15 %

26 %

Automobile

37 %

41 %

37 %

46 %

Biens d'équipement

36 %

51 %

31 %

43 %

Biens intermédiaires

25 %

39 %

24 %

33 %

Energie

9 %

8 %

14 %

13 %

Services principalement marchands

3 %

4 %

3 %

4 %

Commerce

1 %

3 %

11 %

7 %

Transports

9 %

11 %

15 %

14 %

Activités financières

2 %

2 %

2 %

2 %

Services aux entreprises

5 %

6 %

4 %

5 %

Services aux particuliers

2 %

2 %

2 %

2 %

Ensemble

11 %

16 %

10 %

14 %

Source : Ministère de l'économie, des finances et de l'industrie

1. Les produits agro-alimentaires

L'excédent agroalimentaire français, en progression moyenne de 4 % par an sur les quinze dernières années, a connu son point haut en 1997 avec un solde annuel de 10,3 milliards d'euros. Ces trois dernières années, il se maintenait à des valeurs voisines de 9 milliards d'euros, mais l'année 2001 s'est inscrite nettement en retrait, avec un excédent de 7,5 milliards d'euros, en chute de 20 % par rapport à 2000, rejoignant ainsi le niveau de 1995.

Cette détérioration de notre solde agroalimentaire résulte de l'augmentation de nos importations, assez constante depuis 1993 et de la récente contraction de nos exportations (chiffre d'affaires 2001 en baisse de 2,9 % par rapport à 2000). Le taux de couverture chute à 126 %, soit un niveau largement inférieur aux taux observés ces dix dernières années.

Balance commerciale agro-alimentaire de la France (en milliards d'euros)

Année

1995

1996

1997

1998

1999

2000

2001

Importations

23,9

24,2

25,4

26,7

26,6

27,9

28,6

Exportations

31,4

32,2

35,5

35,7

35,9

37,2

36,1

Solde

7,5

8,1

10,3

9,0

9,3

9,3

7,5

Taux de couverture

131,3 %

133,4 %

140,4 %

133,9 %

134,8 %

133,3 %

126,1 %

Source : Douanes françaises - Centre français du commerce extérieur

En 2001, le secteur agroalimentaire a contribué à hauteur de 11 % aux exportations françaises, tandis que les importations agroalimentaires ont représenté 9 % de nos importations tous secteurs.

Au premier semestre 2002, nos ventes de produits agro-alimentaires témoignent d'un certain dynamisme (+ 4,0 % par rapport au semestre précédent). Après une année de crise, les ventes de bovins vivants et de viande bovine se redressent fortement. Les exportations de produits de la pêche et de l'aquaculture sont également particulièrement vigoureuses. En revanche, la progression de nos achats est plus modérée (+ 1,6 %). Nos achats d'animaux vivants et de viande bovine semblent notamment se redresser, sans retrouver leurs niveaux d'avant la crise de la vache folle, les consommateurs continuant à privilégier les produits nationaux.

S'agissant des produits agricoles, le solde sur 2001 n'est que faiblement positif, chutant en un an de 1,6 milliard d'euros à 0,4 milliard d'euros. Les exportations, à 9,6 milliards d'euros, perdent 7 % de leur valeur et représentent 27 % des ventes agroalimentaires totales. Dans le même temps, les importations progressent de 6 % pour s'établir à 9,2 milliards d'euros. Le taux de couverture s'effondre à 104 %.

Dans le domaine des produits des industries agroalimentaires, l'excédent se situe en 2001 à 7,1 milliards d'euros, contre 7,7 milliards d'euros en 2000. Les exportations déclinent très sensiblement (9,6 milliards d'euros, soit - 7 %) et représentent 73 % des ventes agroalimentaires totales (contre 71 milliards d'euros en 2000). Les importations s'accroissent dans le même temps de 6 % pour se situer à 9,2 milliards d'euros.

Sur le plan géographique, l'excédent enregistré en 2001 avec nos partenaires de l'Union européenne (qui représentent 71 % de nos ventes mondiales) continue de se détériorer, sur des secteurs traditionnellement forts comme les vins, les céréales ou les viandes bovines, passant de 6,5 milliards d'euros en 2000 à 5,6 milliards d'euros en 2001 (soit - 14 %). Dans le même temps, le solde vis-à-vis des pays tiers s'inscrit lui aussi, et c'est nouveau, à la baisse, avec une chute importante de 2,8 milliards d'euros à 1,9 milliard d'euros (soit - 32 %).

Pour les années 2002 et 2003, le secteur des vins et des spiritueux devrait rester le point fort du commerce extérieur agroalimentaire français. En dépit de ce résultat en apparence satisfaisant, il convient de rappeler que la production française est soumise à une concurrence croissante des vins d'Amérique du nord, dont la part de marché est passée de 3 à 14 % et pourrait atteindre 25 % en 2005. Par ailleurs, pour les céréales, il convient de relever la concurrence croissante faite à la production française par le retour sur le marché des blés de la Mer Noire.