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B. LA SITUATION ÉCONOMIQUE DE BAHREÏN ET LES ÉCHANGES AVEC LA FRANCE

- L'économie de Bahreïn

Les acquis de l'année 2003 et les estimations disponibles pour l'année 2004 permettent de dire que, malgré la fragilité du contexte sécuritaire en Arabie saoudite évoquée plus haut, l'économie de Bahreïn se porte assez bien.

Pour 2003, le prix moyen du baril (qui est passé de 23,8 à 27,1 dollars) et le niveau atteint par la production de pétrole brut (qui a légèrement augmenté, passant de 237.000 à 240.000 barils par jour) ont été tels que le taux de croissance du PIB en volume a été compris entre 5,5 et 6 %, ce qui peut être considéré comme une performance satisfaisante par rapport à la tendance constatée depuis le début des années 1990.

Pour 2004, il n'y a bien entendu pas de statistiques définitives mais l'on peut considérer que les progrès de 2003 ont été confortés. Avec une production de pétrole brut portée à 247.000 barils par jour (hypothèse considérée comme raisonnable) et un prix moyen du baril de 30 dollars, la croissance du PIB en volume serait du même ordre qu'en 2003, c'est-à-dire comprise entre 5,5 et 6 % dans ce contexte et les comptes publics reviendraient à l'équilibre ou dégageraient un excédent compris entre 1,3 et 2,4 % du PIB. Tel serait également le cas des comptes extérieurs, qu'il s'agisse de la balance courante (qui passerait d'un déficit voisin de 500 millions de dollars à un excédent voisin de 200 millions de dollars) ou de la balance des paiements (dont le solde positif approcherait 300 millions de dollars, ce qui porterait le montant des avoirs en devises de la Banque Centrale de Bahreïn à un peu plus de 1,7 milliard de dollars).

La bonne tenue et l'engagement du Royaume à poursuivre les réformes économiques et institutionnelles attendues par les Bahreiniens n'a pas échappé aux grandes agences de notations (S&P, Moody's, Fitch, Capital intelligence), qui ont revu à la hausse leur notation (« rating ») sur Bahrein.

- Les échanges commerciaux franco-bahreiniens

En 2003, la France s'est classée à la dixième place en tant que fournisseur de Bahreïn avec 101 millions d'euros d'exportations, hors aéronautique. Comparées aux années précédentes, nos exportations ont connu en 2003 une embellie (+ 7 %) et ce, en dépit de la situation régionale qui était difficile au premier trimestre en raison de la crise irakienne. Les résultats du premier semestre 2004, ont non seulement confirmé cette tendance, mais fait apparaître une très forte croissance du volume de nos échanges qui s'élèvent à 188 millions d'euros (contre 50 millions d'euros au premier semestre 2003), soit plus du triple. Le lancement de nouveaux projets d'investissement et les contrats signés par nos entreprises ont donc commencé à se refléter dans les résultats de 2004.

Les ventes françaises au cours du premier semestre 2004 ont représenté en valeur plus du double de celles réalisées sur l'ensemble de l'année 2003. Elles ont progressé de 211 % par rapport au premier semestre de l'année 2003. Les exportations françaises de biens d'équipement ont connu une remontée spectaculaire (+ 319 %). Alstom a livré des capteurs pour les centrales et des transformateurs, Thalès des équipements pour l'atterrissage (ILS) à l'aéroport. A ceci s'ajoutent la réalisation des contrats signés par les fournisseurs français d'Alba (Solios, Carbone Savoie, Brochot), et la livraison de composants électroniques par Cegelec.

Les importations françaises en provenance de Bahreïn sont traditionnellement dominées par les produits pétroliers. La baisse de nos achats d'hydrocarbure constatée en 2003 n'a été que conjoncturelle. Au 1er semestre 2004, la part des produits pétroliers dans nos achats a atteint 90 %, ceux-ci passant à 58 millions d'euros (contre 4 millions d'euros au premier semestre 2003).

Notre excédent commercial a doublé par rapport à 2003 sur la même période (60 millions d'euros en faveur de la France). Notre part de marché (moins de 4 % en 2003) pourrait, selon les plus récentes estimations, atteindre voire dépasser 5 % en 2004.

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