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Projet de loi modifiant la loi n° 99-894 du 22 octobre 1999 portant organisation de la réserve militaire et du service de défense

 

C. LA FORMATION DES RÉSERVISTES, UN ENJEU BUDGÉTAIRE

1. Les préparations militaires

Après la suspension du service national, les armées ont maintenu les préparations militaires qu'elles déclinent en fonction de leur spécificité.

Instrument du rayonnement des armées auprès des jeunes, les préparations militaires permettent de diffuser un premier niveau de connaissances sur les armées et la défense. Elles ont concerné 6 624 jeunes en 2004, soit une augmentation de près de 30 % par rapport à 2003 : 3512 dans l'armée de terre, 1 316 dans la marine, 1 470 dans la gendarmerie et 40 dans l'armée de l'air. L'encadrement des préparations militaires a mobilisé plus de 1 400 réservistes.

2. La formation initiale du réserviste

Mise en place progressivement dans les armées et destinée aux réservistes sans passé militaire, la formation militaire initiale du réserviste (FMIR) permet de dispenser une formation militaire rémunérée, de deux à quatre semaines, dans le cadre d'un premier engagement à servir dans la réserve.

Dans l'armée de l'air, la FMIR a remplacé les préparations militaires ; dans la gendarmerie, le premier niveau de formation des réservistes est assuré par la préparation militaire.

3. La formation continue

A la différence de la formation initiale, la formation des réservistes au cours de leur carrière n'est pas identifiée sur le plan budgétaire. Elle est incluse dans l'emploi. Cet aspect devra faire l'objet d'une attention soutenue tant il conditionne la réelle insertion des réservistes dans les forces et de leur crédibilité, non seulement à l'égard des militaires d'active mais surtout de la mission qui leur est confiée.

Elle est un des enjeux des crédits qui seront consacrés aux réserves dans les années à venir.