N° 132
SÉNAT
SESSION ORDINAIRE DE 2006-2007
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Annexe au procès-verbal de la séance du 20
décembre 2006
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RAPPORT
FAIT
au nom de la commission des Lois constitutionnelles,
de législation, du suffrage universel, du Règlement et
d'administration générale (1), sur le projet de loi,
MODIFIÉ PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE, relatif à la
prévention de la
délinquance,
Par M. Jean-René LECERF,
Sénateur.
(1) Cette commission est composée de :
M. Jean-Jacques Hyest, président ;
MM. Patrice Gélard, Bernard Saugey, Jean-Claude Peyronnet,
François Zocchetto, Mme Nicole Borvo Cohen-Seat, M. Georges Othily,
vice-présidents ; MM. Christian Cointat, Pierre Jarlier,
Jacques Mahéas, Simon Sutour, secrétaires ; M.
Nicolas Alfonsi, Mme Michèle André, M. Philippe Arnaud, Mme
Eliane Assassi, MM. Robert Badinter, José Balarello, Laurent
Béteille, Mme Alima Boumediene-Thiery,
MM. François-Noël Buffet, Christian Cambon, Marcel-Pierre
Cléach, Pierre-Yves Collombat, Jean-Patrick Courtois, Yves
Détraigne, Michel Dreyfus-Schmidt, Pierre Fauchon, Bernard Frimat,
René Garrec, Jean-Claude Gaudin, Charles Gautier, Philippe Goujon, Mme
Jacqueline Gourault, MM. Charles Guené, Jean-René Lecerf,
Simon Loueckhote, Mme Josiane Mathon-Poinat, MM. Hugues Portelli, Marcel
Rainaud, Henri de Richemont, Jean-Pierre Sueur, Mme Catherine Troendle,
MM. Alex Türk, Jean-Paul Virapoullé, Richard Yung.
Voir les numéros :
Sénat : Première
lecture : 433, 476, 477 et T.A. 134
(2005-2006)
Deuxième lecture : 102
(2006-2007)
Assemblée nationale
(12ème
législ.) : 3338, 3436, 3434 et T.A.
623
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Délinquance et criminalité.
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CONCLUSIONS DE LA COMMISSION DES LOIS
La commission des lois, réunie le mercredi 20
décembre 2006 sous la présidence de M. Jean-Jacques Hyest,
président, a examiné en deuxième lecture, sur le rapport
de M. Jean-René Lecerf, le projet de loi n° 433
(2005-2006), adopté avec modifications par l'Assemblée nationale
relatif à la prévention de la
délinquance.
Le rapporteur a d'abord souligné que l'Assemblée
nationale avait, en première lecture, très largement retenu les
modifications apportées par le Sénat au projet de loi ainsi que
les dispositions nouvelles qu'il y avait introduites. Il a relevé que
les députés avaient complété ce texte par plusieurs
articles additionnels prolongeant souvent les orientations retenues par le
Sénat en première lecture.
La commission des lois a approuvé pour l'essentiel le
texte issu de l'Assemblée nationale tout en estimant nécessaire
de l'améliorer ou le compléter sur certains points.
Ainsi, elle propose principalement au Sénat
de :
- rétablir l'obligation pour les établissements
publics de coopération intercommunale compétents en
matière de prévention de la délinquance de se doter d'un
conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la
délinquance (article 1er) ;
- renforcer l'information dont un maire peut souhaiter
disposer, sans alourdir excessivement la charge de travail du procureur de la
République, en obligeant le procureur à informer le maire,
à sa demande, de l'ensemble des suites judiciaires données
à des faits signalés par lui en application de l'article 40
du code de procédure pénale
(article 1er) ;
- rétablir le texte issu du Sénat en supprimant
la précision ajoutée par les députés selon
laquelle, dans le cadre du secret partagé, les personnes directement
concernées par une information sont préalablement
informées que celle-ci va être transmise ou échangée
(article 5) ;
- rétablir, concernant le rappel à l'ordre par
le maire (article 8), le texte du Sénat car une convocation
écrite pouvait être interprétée comme les
prémisses d'une judiciarisation de ce dispositif ;
- permettre aux associations départementales de
maires de se porter partie civile dans les cas de diffamation à
l'encontre de maires (art. 16) ;
- incriminer au même titre que la complicité
le fait d'enregistrer ou de diffuser des images d'infractions de violences
effectivement perpétrées (pratique connue sous le nom de
« happy slapping »)
(art. 26 bis A) ;
- fusionner les dispositifs de sanction
-réparation et de sanction- restauration afin d'obliger l'auteur d'une
infraction à indemniser le préjudice subi y compris en nature
sous la forme d'une réparation matérielle du dommage causé
(art. 43) ;
- ouvrir la faculté de procéder par tout
moyen, en particulier numérique, à des réquisitions
judiciaires (art. 45 bis B).
La commission a adopté le projet de loi ainsi
modifié.
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