N° 175
SÉNAT
SESSION ORDINAIRE DE 2007-2008
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Annexe au procès-verbal de la séance du 23
janvier 2008
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RAPPORT
FAIT
au nom de la commission des Lois constitutionnelles, de
législation, du suffrage universel, du Règlement et
d'administration générale (1) sur le projet de loi
constitutionnelle, ADOPTÉ PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE, modifiant le
titre XV de la
Constitution,
Par M. Patrice GÉLARD,
Sénateur.
(1) Cette commission est composée de :
M. Jean-Jacques Hyest, président ;
MM. Patrice Gélard, Bernard Saugey, Jean-Claude Peyronnet,
François Zocchetto, Mme Nicole Borvo Cohen-Seat, M. Georges Othily,
vice-présidents ; MM. Christian Cointat, Pierre Jarlier,
Jacques Mahéas, Simon Sutour, secrétaires ; M.
Nicolas Alfonsi, Mme Michèle André, M. Philippe Arnaud, Mme
Eliane Assassi, MM. Robert Badinter, José Balarello, Laurent
Béteille, Mme Alima Boumediene-Thiery,
MM. François-Noël Buffet, Marcel-Pierre Cléach,
Pierre-Yves Collombat, Jean-Patrick Courtois, Yves Détraigne, Michel
Dreyfus-Schmidt, Pierre Fauchon, Gaston Flosse, Bernard Frimat, René
Garrec, Jean-Claude Gaudin, Charles Gautier, Jacques Gautier, Mme Jacqueline
Gourault, M. Jean-René Lecerf, Mme Josiane Mathon-Poinat, MM.
François Pillet, Hugues Portelli, Marcel Rainaud, Henri
de Richemont, Jean-Pierre Sueur, Mme Catherine Troendle, MM. Alex
Türk, Jean-Pierre Vial, Jean-Paul Virapoullé, Richard Yung.
Voir les numéros :
Assemblée nationale
(13ème législature) :
561 rectifié, 568,
563 et T.A. 80
Sénat : 170 (2007-2008)
LES
CONCLUSIONS DE LA COMMISSION DES LOIS
Après avoir entendu M. Jean-Pierre Jouyet,
secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes, le 17
janvier 2008 et Mme Rachida Dati, garde des Sceaux, ministre de la justice, le
22 janvier 2008, la commission, réunie le mercredi 23 janvier
2008 sous la présidence de M. Jean-Jacques Hyest, président,
a examiné en première lecture, sur le rapport de M. Patrice
Gélard, le projet de loi constitutionnelle
n° 170 (2007-2008) modifiant le titre XV de la
Constitution, adopté sans modification par l'Assemblée
nationale le 16 janvier 2008.
M. Patrice Gélard, rapporteur, a
rappelé que, sur saisine du Président de la République, le
Conseil constitutionnel avait considéré, le 20 décembre
2007, que la ratification de ce traité appelait une
révision préalable de la Constitution dans la
mesure où :
- certaines de ses clauses affectaient les
conditions essentielles d'exercice de la souveraineté
nationale en transférant à l'Union européenne des
compétences nouvelles ou en lui permettant d'exercer certaines de ses
compétences selon des modalités nouvelles ;
- la mise en oeuvre des nouvelles
prérogatives reconnues par le traité au Parlement de
s'opposer à la mise en oeuvre de la procédure de révision
simplifiée et à chacune des deux
assemblées de veiller à ce que les actes
législatifs européens respectent le principe de
subsidiarité, a priori par un avis motivé
adressé aux institutions européennes et a posteriori par
un recours formé devant la Cour de justice de l'Union européenne,
ne pouvaient être mises en oeuvre dans le cadre des dispositions
actuelles de la Constitution.
Il a estimé que le projet de loi constitutionnelle
était parfaitement conforme aux exigences posées par le Conseil
constitutionnel. Tout en partageant le souci de ratifier rapidement le
traité de Lisbonne et de ne pas troubler le processus de ratification
par la réouverture de débats annexes, il a regretté que
cette révision a minima ne soit pas l'occasion de corriger
quelques imperfections rédactionnelles, notamment à l'article
88-3 de la Constitution.
Concernant les nouvelles prérogatives reconnues au
Parlement, il a souligné qu'une réforme du règlement du
Sénat serait nécessaire et a déclaré que le
Parlement pourrait désormais se considérer comme associé
à la construction européenne.
M. Patrice Gélard, rapporteur, a
préconisé l'adoption sans modification du projet de loi
constitutionnelle, tout en appelant de ses voeux une réflexion
plus globale sur la place des questions européennes dans notre
Constitution à l'occasion de la future réforme des institutions
annoncée par le président de la République. Il a notamment
souhaité que l'article 88-5 de la Constitution, introduit par la loi du
1er mars 2005 et qui oblige à soumettre à
référendum les traités d'adhésion futurs, ne soit
pas maintenu en l'état.
La commission propose d'adopter le projet de loi
constitutionnelle sans modification.
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