Allez au contenu, Allez à la navigation



Projet de loi autorisant l'approbation de l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Djibouti sur l'encouragement et la protection réciproques des investissements

 

B. UN  DÉVELOPPEMENT  ÉCONOMIQUE  TIRÉ  PAR  LES INVESTISSEMENTS ÉTRANGERS

Bien que Djibouti reste un pays pauvre, qui occupe le 151e rang sur 179 en termes d'indice de développement humain du PNUD, il a connu ces dernières années un important développement économique, grâce notamment au développement de son activité portuaire.

Les ressources naturelles sont rares (l'eau tout particulièrement) ou peu exploitées.

La main d'oeuvre reste peu qualifiée et 60 % de la population active est touchée par le chômage. Près de 42 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Le PIB par habitant est estimé à 1 100 dollars en 2008.

Le principal moteur du développement économique de Djibouti repose sur l'activité de son port, qui constitue une « plaque tournante » en matière de transit de marchandises à destination de la Somalie et de l'Ethiopie.

Au port de Djibouti, géré depuis 2000 par Dubaï Ports World, s'est d'ailleurs ajouté un deuxième port, le port de Doraleh.

Une forte progression des investissements directs étrangers, notamment en provenance des pays du Golfe, ainsi que le dynamisme des secteurs de la construction et du transport maritime, ont permis à Djibouti de connaître un taux de croissance de 5,8 % en 2008.

L'inflation, qui a atteint 9,2 % en 2008 en raison de l'envolée des cours des matières premières, est en diminution constante depuis septembre 2008 et devrait passer en dessous de 5 % en 2009.

Les résultats budgétaires se sont consolidés en 2008, malgré l'augmentation des dépenses liées au conflit frontalier avec l'Érythrée.

La bonne conjoncture économique a favorisé la croissance des recettes fiscales (avec une hausse de 6 % soit 35 % du PIB) et a stimulé le budget de l'État (+ 5 %).

Selon le FMI, la crise financière internationale pourrait affecter l'économie du pays, en raison, d'une part, du report ou de l'annulation d'un certain nombre de projets d'investissements, notamment en provenance des pays du Golfe, et, d'autre part, en raison du ralentissement de la croissance en Éthiopie, qui constitue le principal débouché de Djibouti.

Le FMI reste cependant confiant dans la capacité de Djibouti à résister à ces difficultés conjoncturelles. Les nombreux projets d'investissements étrangers, ainsi que l'augmentation prévue de l'investissement public sur financement étranger dans les domaines de la construction, des routes ou encore de l'assainissement, devraient permettre au pays d'atténuer les effets négatifs de la crise financière internationale.

D'après le FMI, Djibouti devrait ainsi connaître une croissance économique comprise entre 3 % et 5 % en 2009.