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Projet de loi de finances rectificative pour 2010

 

5. La question sans réponse de la durée et de l'intensité du retour sur investissement attendu

S'agissant d'investissement d'avenir, il semble légitime de s'interroger sur la durée du retour sur investissement (emploi, croissance, balance commerciale), ainsi que sur l'intensité des effets de levier attendus. Même s'il convient, à l'instar des agences de notations entendues par votre commission des finances80(*), de se montrer prudent sur les éventuels effets de l'emprunt national en considérant que celui-ci n'impacte pas, ou peu, le potentiel de croissance, l'absence de définition d'objectifs quantifiables pourrait laisser supposer que tout retour sur investissement, mis à part l'emploi, serait hypothétique.

A ce stade, le Gouvernement reconnaît qu'il est prématuré d'exprimer des projections. Néanmoins, conformément à l'objectif d'un investissement public-privé global de près de 60 milliards d'euros affiché par le commissaire général à l'investissement, il est prévu qu'un co-investissement soit le plus souvent possible recherché. Ainsi, par exemple, le fonds d'amorçage public devra participer à des levées de fonds d'amorçage avec d'autres investisseurs. De même, les subventions accordées ne financent jamais la totalité des projets soutenus, le solde devant être pris en charge par les porteurs de projets au titre de l'effet de levier recherché auprès des investisseurs privés.

* 80 Se reporter au compte rendu de cette audition, reproduit en annexe au présent rapport.