II. UNE DIMINUTION DES AUTRES DÉPENSES

Évolution des dépenses du programme 207 (hors personnel)

(en millions d'euros)

Écart

LFI 2013

PLF 2014

en valeur absolue

en %

Dépenses de fonctionnement

35,16

31,65

- 3,51

- 9,99 %

Dépenses d'investissement

3,8

3,8

0

0,00 %

Dépenses d'intervention

13,48

12,61

- 0,87

- 6,42 %

Source : projet annuel de performances annexé au projet de loi de finances pour 2014

A. UNE BAISSE DES DÉPENSES DE COMMUNICATION GRAND PUBLIC

En 2014, les dépenses de fonctionnement devraient reculer de près de 3,5 millions d'euros .

Les crédits de l'action 01 consacré aux études et recherches consacrées à la sécurité routière menées par la DSCR diminuent ainsi d'environ 500 000 euros.

La principale baisse est toutefois opérée sur la ligne « communication grand public » de l'action 02, qui passe de 12,05 millions d'euros en 2013 à 9,93 millions d'euros en 2014.

Au sein de cette ligne, ce sont les campagnes nationales de mobilisation qui voient leur budget le plus réduit (de 10,95 millions d'euros à 8,63 millions d'euros).

Pourtant, tout comme en 2013, la DSCR prévoit de réaliser « six campagnes contenant une combinaison représentative de supports et de médias » (spots télé, spots radio, campagne presse, affichage et Internet).

Les campagnes de communication de la sécurité routière en 2014

Les partis-pris et perspectives pour la communication de la Sécurité routière en 2014 est de poursuivre les communications thématiques pour maintenir la vigilance de l'ensemble des usagers, tout en valorisant les efforts faits par les Français pour améliorer la sécurité de tous sur la route. Les actions de sensibilisation prioritaires sont les suivantes :


• « Les jeunes sur la route » reste la thématique prioritaire : les accidents sur la route sont toujours la première cause de mortalité et de handicap des 18-25 ans. L'apprentissage de la conduite, la lutte contre l'alcool et l'usage des smartphones au volant sont les principaux axes de travail.


• Poursuivre la lutte contre l'alcool au volant : la conduite en état d'ivresse caractérisée constitue toujours la première cause de mortalité sur les routes.

Le levier de la pression sociale exercée par les proches du conducteur doit rester central dans la communication sur l'alcool au volant.


• Alerter sur le risque « distracteurs » : aujourd'hui, près d'un accident sur 10 est lié à l'utilisation d'un téléphone portable en voiture. Avec l'apparition de nouveaux usages mobiles, les dangers du téléphone au volant prennent toujours plus d'envergure. La consultation d'un écran en conduisant est une source de distraction extrêmement dangereuse.

Ce phénomène est un véritable sujet de société. Plusieurs institutions ou pays ont démarré un travail de sensibilisation de leurs populations sur les dangers des distracteurs au volant, notamment auprès des plus jeunes. Une thématique à investir désormais fortement en France.


• Faire la pédagogie du risque « vitesse » face aux relâchements de comportement. Si, en 10 ans, la vitesse moyenne sur les routes de France a baissé de 10 km/h, plus d'un quart des personnes interrogées (28 %) déclarent rouler en dépassant les limitations de vitesse (stable sur 6 mois, mais + 7 points en un an).


• Poursuivre l'appel à la vigilance des « motards » pour lesquels la situation suit une accidentalité « en dents de scie » depuis quelques années. Alors qu'ils représentent moins de 2 % du trafic routier, en 2011, les motards représentent 18 % de la mortalité sur la route (dans la catégorie hétérogène des usagers d'un deux-roues motorisé, les motards sont les plus en risque).


• Responsabiliser les conducteurs face aux publics vulnérables : faire prendre conscience de la fragilité des piétons qui représentent une part de plus en plus importante des victimes. En France, la mortalité des piétons baisse moins vite que la mortalité routière dans son ensemble depuis 2000. Les principales victimes sont les personnes âgées et les enfants.

Source : réponse au questionnaire budgétaire

Les autres dépenses de communication et de sensibilisation connaissent également une diminution . C'est le cas notamment des financements de l'action locale portée par les préfets qui diminuent de 930 000 euros pour s'établir à 5,5 millions d'euros. En revanche, les crédits transférés aux collectivités territoriales (3 millions d'euros) restent stables.

En ce qui concerne les dépenses de fonctionnement, les autres lignes sont stables , en particulier celles relatives à l'organisation des examens du permis de conduire (9,14 millions d'euros) et à la formation des personnels (3,98 millions d'euros).

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