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Projet de loi autorisant l'approbation de l'accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement du Sultanat d'Oman sur l'encouragement et la protection réciproques des investissements

 

II. UNE ÉCONOMIE SAINE ET PROSPÈRE QUI TEND À SE DIVERSIFIER

A. AU DELÀ DU PÉTROLE

La part du revenu pétrolier dans la formation du PIB omanais est passée de 48 % en 1990 à 38 % en 1993. Cette réduction substantielle de la part relative du pétrole dans l'économie omanaise tient à l'incidence des cours du pétrole brut, dont la chute intervenue en 1993 (- 13,4 %) a eu un effet substantiel sur la croissance. D'autres secteurs ont pris une part croissante dans l'économie du sultanat entre 1992 et 1993 : l'industrie (+ 21 %), les finances et l'immobilier (+ 9,3 %) ou les transports (+ 8,5 %). Cela étant, la part du pétrole dans les recettes budgétaires atteignait encore, en 1994, 76 %.

Le sultanat dispose d'atouts importants : ses richesses pétrolières sont connues (réserves toutefois limitées dans le temps, estimées à 4,7 milliards de barils, soit 16 ans d'extraction au rythme annuel de 800 000 barils par jour). Des gisements de gaz sont peu à peu découverts, qui ouvrent des perspectives prometteuses : fin 1993, les réserves, estimées à 600 milliards de m3 avec une longévité de 35 ans, en font la seconde richesse du pays. Aujourd'hui, la production ne repose que sur le gisement off-shore de Bukhan mais un projet industriel, à Ghaba dans le centre du pays, permettra l'exportation du gaz naturel liquéfié. Outre les installations de production, le projet entraînera la construction d'une usine de liquéfaction, la construction d'un port gazier et l'acquisition de méthaniers.

Le coût d'ensemble de ce projet, environ 8 milliards de dollars, aura un effet d'entraînement important pour l'ensemble de l'économie omanaise.

Enfin, le pays dispose de réserves minières progressivement mises à jour, essentiellement le cuivre, l'or et le chrome.

Le pays est confronté à un important problème d'eau. Les réserves aquifères ont été largement entamées par le développement de l'activité industrielle. Un complexe de dessalement, situé dans la capitale, Mascate, assurait en 1993 85 % de la production d'eau. Pour répondre à ce besoin prioritaire, les autorités omanaises ont décidé d'accroître la capacité de dessalement du centre existant, de construire des barrages et des réservoirs dans le djebel Akhdar, de collecter et traiter les eaux usées des principales métropoles.

Enfin, bien que l'activité touristique n'en soit pour le moment qu'à ses débuts, les richesses du patrimoine et l'attrait de paysages très divers en font une source potentielle de revenus, à cette réserve près que les autorités du pays entendent maîtriser le développement de ce secteur afin de préserver tout à la fois l'environnement et les traditions et valeurs des populations locales.