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Projet de loi autorisant l'approbation de l'accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République de l'Equateur sur l'encouragement et la protection réciproques des investissements

 

B. UNE ÉCONOMIE RÉFORMÉE QUI RESTE ENCORE TROP PEU DIVERSIFIÉE

Depuis 4 ans, l'Équateur a engagé une vaste réforme de ses structures économiques, notamment vers plus de libéralisation. La première priorité a consisté, en mai 1992, à dévaluer de 30 % la monnaie nationale, le sucre, à réduire une inflation qui, cette année-là, atteignait 65 % et diminuer le déficit estimé cette même année à 3 % du PIB. Sur le plan extérieur, il s'est agi de rechercher avec le FMI un accord de rééchelonnement de la dette qui aval atteint, en 1993, 12.8 milliards de dollars et dont le service représentait 70 % des recettes d'exportations et 20 % du budget.

Les réformes -ouverture extérieure, libéralisation des marche financiers et du marché des changes, nouvelle législation relative aux institutions financières, ont pu être menées à bien en dépit d'un climat d'incertitude politique chronique.

L'inflation a été ramenée à 27.2 % en 1994. Par ailleurs, une amélioration du fonctionnement de la collecte fiscale a permis de réduire déficit fiscal.

Au total, le train de mesures libérales a permis, en 1994, rétablissement des grands équilibres macro-économiques ; en particulier elles ont permis d'affirmer la vitalité des secteurs exportateurs. Il reste toutefois quelques freins à l'afflux souhaité d'investissements étrangers, nécessaires au développement de l'Équateur : la croissance, faible en 1995 (1.3 %) devrait être nulle en 1996 : la crise énergétique continue d'handicaper le pays, sa cause étant principalement liée à l'incurie des pouvoirs publics qui ne procèdent pas. en particulier, à l'entretien du principal barrage du pays (Paute), qui fournit 64 % de l'électricité. Enfin la politique de privatisation marque le pas.

L'économie équatorienne souffre par ailleurs d'une trop faible diversification et demeure trop dépendante d'un nombre limité de produits.

La première dépendance de l'Équateur est celle du pétrole qui constitue le premier poste d'exportation du pays (40 %) et contribue à plus de 50 % des ressources budgétaires. Par delà le pétrole, l'économie équatorienne dépend encore trop exclusivement de quatre autres produits primaires que sont la banane (2e poste d'exportation. 21 %). les produits de la mer. 18 % (crevettes), enfin le café et le cacao. Toutefois, des exportations moins traditionnelles sont en progression comme les minéraux, le bois, les médicaments et produits chimiques, le textile.

Les principaux clients de l'Équateur se trouvent sur le continent américain (66 %) -les USA sont le premier client avec 42.3 %-. Si l'Union européenne occupe la seconde place, la France est le treizième client avec 1.5 %. Notre pays n'est que le 9e fournisseur de l'Équateur, les États-Unis (29,2 %) et le Japon (14.8 %) occupant les deux premières places. Nos ventes concernent les biens d'équipement mécanique, électrique, téléphonique et chimique. Depuis l'ouverture du marché en 1992. Peugeot et le secteur de la Parfumerie ont vu affermir leurs positions. 95  % de ce que nous achetons à ' Equateur relève des produits agroalimentaires, en particulier les produits de *a pêche (l'Equateur est notre deuxième fournisseur de crevettes après le Sénégal), les fruits, légumes et fleurs coupées.