II. PRÉSENTATION PAR AGRÉGAT

Cinq agrégats ont été définis pour permettre l'analyse et le suivi des crédits des affaires étrangères. Le tableau ci-après en fournit le détail.

Le graphique par secteurs ci-après permet de visualiser l'importance relative de chacun de ces agrégats dans le total du budget.

Deux ensembles d'égale importance constituent un peu plus de 80 % du budget des affaires étrangères : la coopération et les interventions internationales, qui représentent 42 % du total, et les moyens des services, qui représentent 40 % du total et sont répartis entre l'administration centrale et les services à l'étranger selon une proportion de un quart et trois quarts.

A. L'ADMINISTRATION CENTRALE

Les crédits de l'administration centrale, qui incluent les dotations des services situés à Nantes, représentent environ 10 % du budget des affaires étrangères, soit 1,47 milliard de francs.

Ils comprennent les dépenses de personnel, de fonctionnement et d'équipement des services du ministère des affaires étrangères installés en France métropolitaine, ainsi que les frais de déplacement de ses agents.

Dans le projet de loi de finances pour 1998, ces crédits augmentent très légèrement de 0,3 %, en dépit de la baisse des dépenses de fonctionnement (- 26,1 millions de francs) et d'investissement (-2 millions de francs), en raison de la progression des dépenses de personnel (+ 32,8 millions de francs).

B. LES SERVICES ET RÉSEAUX À L'ÉTRANGER

Les crédits des services et réseaux à l'étranger constituent près de 28 % du budget des affaires étrangères.

Ils représentent les moyens des services diplomatiques, consulaires et culturels de la France à l'étranger, soit 65 % des effectifs et 72% des crédits de fonctionnement du ministère.

Au 1er janvier 1997, on comptait 149 ambassades ouvertes, 110 postes consulaires de plein exercice (60 autres sont des sections consulaires d'ambassade), 17 représentations permanentes et 1 bureau à Berlin, soit un total de 277 services ouverts à l'étranger.

Les crédits affectés à ces postes atteignent 4,29 milliards de francs pour 1998, en augmentation de 3,5 % par rapport à 1997.

L'essentiel des économies résulte de la suppression de 117 emplois dans le cadre du schéma quinquennal d'adaptation des réseaux.

C. LA COOPÉRATION ET LES INTERVENTIONS INTERNATIONALES

Cet agrégat est le plus important du budget des affaires étrangères avec 43 % des crédits, soit 6 milliards de francs . Dans le projet de loi de finances pour 1998, il diminue le plus fortement, de - 3,1 %.

Il regroupe cinq catégories de crédits :

les crédits de coopération culturelle, scientifique et technique, y compris les crédits destinés à l'audiovisuel extérieur, soit 3,01 milliards de francs (- 1,4 % par rapport à 1997),

les crédits de réceptions et voyages officiels ainsi que d'organisation en France de conférences internationales, soit 156 millions de francs (- 0,1% par rapport à 1997),

la formation et l'assistance technique militaire, soit 86 millions de francs (+0,7% par rapport à 1997),

les contributions obligatoires ou volontaires au financement d'organisations internationales, soit 2,56  milliards de francs (- 4,5 % par rapport à 1997),

les crédits de politique internationale, destinés principalement aux opérations d'urgence et aux subventions aux ONG, soit 95,6 millions de francs (- 21,2 % par rapport à 1997).

Les principales diminutions concernent les contributions internationales obligatoires, du fait de la réduction des forces de maintien de la paix des Nations-Unies, soit une économie de 121 millions de francs, ainsi que les contributions volontaires à des dépenses internationales, soit une réduction de 117,5 millions de francs.

Par ailleurs, comme les années précédentes, les crédits du Fonds d'urgence humanitaire sont en baisse, pour atteindre 62,8 millions de francs, soit une baisse de 26,6 %.

D. L'ASSISTANCE ET L'ENSEIGNEMENT

Cet agrégat regroupe les interventions du ministère des affaires étrangères en faveur des Français à l'étranger et des étrangers en France, ainsi que les crédits destinés au réseau des établissements publics en charge de l'enseignement français à l'étranger.

Il représente près de 12 % du budget des affaires étrangères. Avec une dotation de 1,74 milliard de francs , il est en augmentation de 3 % par rapport à 1997.

La subvention à l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) progresse de + 3,6% pour atteindre 1,5 milliard de francs. Elle est répartie entre 209 établissements scolaires et permet l'attribution d'un peu plus de 18.000 bourses d'études.

Parmi les autres crédits, la subvention à l'Office universitaire et culturel français pour l'Algérie est reconduite au niveau de 7,7 millions de francs. La subvention à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) diminue de - 1,3% pour s'établir à 100,6 millions de francs. L'assistance en faveur des Français à l'étranger et des réfugiés étrangers en France est en diminution de - 0,9% et s'établit à 128,7 millions de francs. Les crédits consacrés aux rapatriements sont reconduits au niveau de 4,2 millions de francs.

Page mise à jour le

Partager cette page