CONCLUSION

Le caractère prioritaire que le Gouvernement a annoncé vouloir donner à la politique de sécurité ne trouve pas sa pleine traduction dans le budget de la police pour 1998 qui, en francs constants, se présente en légère diminution.

L'augmentation constatée (+ 1,1 %) n'est que le résultat mécanique de la croissance des dépenses de personnel.

Les grandes orientations définies par la loi du 21 janvier 1995 ne sont pas remises en cause.

Cependant, les retards pris dans l'exécution de cette loi se creusent. On peut par ailleurs s'interroger sur la validité de la relance d'une politique de sécurité de proximité qui reposera, pour l'essentiel, sur des emplois-jeunes.

Enfin, la loi du 24 avril 1997 n'a pas reçu sa pleine application.

Ces observations conduisent la commission des Lois à ne pas souscrire aux mesures techniques qui figurent dans la section police-sécurité du projet de loi de finances pour 1998 et à s'en remettre, pour les crédits proprement dits, à l'appréciation de la commission des finances.

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