N° 17

SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 1998-1999

Annexe au procès-verbal de la séance du 14 octobre 1998

RAPPORT

FAIT

au nom de la commission des Lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale (1) sur le projet de loi, ADOPTÉ PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE, APRÈS DÉCLARATION D'URGENCE, relatif au mode d'élection des conseillers régionaux et des conseillers à l'Assemblée de Corse et au fonctionnement des conseils régionaux ,

Par M. Paul GIROD,

Sénateur.

(1) Cette commission est composée de : MM. Jacques Larché, président ; René-Georges Laurin, Mme Dinah Derycke, MM. Pierre Fauchon, Charles Jolibois, Georges Othily, Michel Duffour, vice-présidents ; Patrice Gélard, Jean-Pierre Schosteck, Jacques Mahéas, Jean-Jacques Hyest, secrétaires ; Nicolas About, Guy Allouche, Jean-Paul Amoudry, Robert Badinter, José Balarello, Jean-Pierre Bel, Christian Bonnet, Robert Bret, Guy-Pierre Cabanel, Charles Ceccaldi-Raynaud, Marcel Charmant, Raymond Courrière, Jean-Patrick Courtois, Charles de Cuttoli, Luc Dejoie, Jean-Paul Delevoye, Gérard Deriot, Gaston Flosse, Yves Fréville, René Garrec, Paul Girod, Daniel Hoeffel, Jean-François Humbert, Pierre Jarlier, Philippe Labeyrie, Lucien Lanier, François Marc, Paul Masson, MM. Jacques Peyrat, Jean-Claude Peyronnet, Henri de Richemont, Alex Türk, Maurice Ulrich.

Voir les numéros :

Assemblée nationale
( 11 ème législ.) : 975 , 993 , et T.A. 168 .

Sénat : 524 (1997-1998).


Elections et référendums.

LES CONCLUSIONS DE LA COMMISSION

Réunie le 14 octobre 1998, sous la présidence de M. Jacques Larché, président (RI, Seine-et-Marne), la commission des Lois a examiné sur le rapport de M. Paul Girod (RDSE, Aisne) le projet de loi relatif au mode d'élection des conseillers régionaux et des conseillers à l'Assemblée de Corse et au fonctionnement des conseils régionaux.

La commission des Lois a maintenu la circonscription départementale pour l'élection des conseillers régionaux et accepté l'organisation d'un scrutin à deux tours (article 3) . Elle a repoussé la disposition du texte tendant à abaisser à cinq ans la durée du mandat de conseiller régional et de conseiller à l'Assemblée de Corse (article premier) .

La commission des Lois a porté au tiers des sièges (25 % dans le texte de l'Assemblée nationale) la " prime majoritaire " qui serait attribuée à la liste ayant obtenu la majorité absolue des suffrages au premier tour ou la majorité relative au deuxième tour (article 3) .

Les listes ayant obtenu 5 % des suffrages exprimés seraient admises à la répartition des sièges.

La commission des Lois a maintenu la condition de 10 % des suffrages exprimés pour le maintien d'une liste au deuxième tour. Si une seule liste avait recueilli ce minimum, celle arrivée en deuxième position pourrait également se maintenir.

Elle a porté de 3 % à 5 % des suffrages exprimés le nombre minimum de voix qu'une liste doit obtenir pour avoir le droit de fusionner avec une autre liste au deuxième tour.

La commission des Lois a par ailleurs supprimé les dispositions du titre III du projet de loi concernant le fonctionnement des conseils régionaux.

M. Paul Girod, rapporteur, a fait valoir que la nouvelle procédure de " vote bloqué " (article 21) qui était prévue dans le cadre de l'examen du budget aboutirait à une suprématie de l'exécutif sur l'assemblée délibérante. Une telle situation serait en rupture avec les principes qui régissent traditionnellement les collectivités territoriales.

Le rapporteur a, en outre, estimé qu'il était prématuré de modifier le dispositif de la loi du 7 mars 1998 instituant une procédure d'adoption sans vote du budget de la région (article 22) .

Enfin, il a souligné que les dispositions ajoutées par l'Assemblée nationale -obligeant notamment le président du conseil régional à déléguer une partie de ses fonctions- prévoyaient, pour les seules régions, des règles inédites qui perturberaient leur fonctionnement (articles 22 bis à 22 quater).

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