C. L'ASSISTANCE MILITAIRE

Souvent critiqué comme une survivance coloniale, la coopération militaire et de défense s'inscrit en principe dans le cadre général de la politique étrangère. Elle porte sur les domaines suivants :

- aide à des pays moins développés pour définir et mettre en oeuvre leur politique de défense et l'environnement de sécurité nécessaire à leur développement ;

- application des accords de défense et de coopération signés par la France ;

- soutien à l'évolution démocratique et au respect de l'Etat de droit ;

- contribution au développement de la sécurité régionale ;

- accompagnement des exportations de matériels de défense et de la coopération en matière d'armement ;

- contribution à la lutte contre les nouveaux risques affectant la sécurité intérieure de notre pays.

Le volet militaire de la coopération internationale est concerné par la réforme du dispositif de la coopération décidé le 4 février 1998.

La mission militaire de coopération de la rue Monsieur sera transférée, à compter du 1er janvier 1999, au ministère des affaires étrangères, au sein d'une nouvelle direction de coopération militaire et de défense (DCMD), placée sous l'autorité du secrétaire général adjoint, directeur général des affaires politiques et de sécurité.

Une approche différenciée par zone géographique, dans le cadre des objectifs et des priorités de politique étrangère, de coopération et de nos relations bilatérales sera maintenue. Ce souci devrait conduire à organiser la DCMD selon une structuration principalement géographique s'appuyant sur un pôle commun de moyens (budget, coopérants, stages). A partir de chaque subdivision géographique, des pôles de compétence fonctionnelle (instruction au maintien de la paix, programmes régionaux et multilatéraux, thèmes de projet) pourront être développés.

S'agissant des priorités géographiques et sectorielles, le gouvernement a décidé un redéploiement progressif de la politique de coopération militaire et de défense, pour l'adapter à l'état du monde et aux enjeux actuels de politique extérieure. Ceci implique un ajustement progressif des moyens aux priorités sectorielles et géographiques. Un redéploiement annuel d'environ 3,3 % par an, sur les trois prochaines années, des crédits budgétaires devrait intervenir pour servir les priorités les plus urgentes dans l'ex-secteur "hors-champ".

Le chapitre 42-29 Coopération militaire et de défense intègre pour 1999 les crédits antérieurement inscrits sur le chapitre 41-42 Assistance technique de formation dans le domaine militaire du budget de la coopération, qui s'élevaient à 703,3 millions de francs en 1998.

Avec une dotation de 780,5 millions de francs, le chapitre 42-29 est en apparence presque décuplé par rapport à 1998, où il s'élevait à 81,1 millions de francs. Mais, à structure constante, il apparaît en diminution de 1,1 % par rapport à 1998.

La répartition des crédits est la suivante :

- coopération technique - aide en personnel : 431,9 millions de francs  ;

- formation des stagiaires étrangers : 156,9 millions de francs ;

- appui aux missions de coopération : 19 millions de francs ;

- aide en matériel et entretien des infrastructures : 172 millions de francs.

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