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II. L'ACTIVITÉ TOURISTIQUE

Les excellents résultats que notre pays continue d'enregistrer en 1999, ne doivent pourtant pas inciter à relâcher nos efforts, compte tenu de la compétition internationale de plus en plus forte.

A. LA SAISON TOURISTIQUE FRANÇAISE

Après l'effet " Coupe du monde ", il convient de faire le point de la fréquentation touristique et de la position concurrentielle de la France sur le marché international du tourisme.

1. La fréquentation

Répercutant une certaine baisse des déplacements, le secteur du tourisme marchand semble, avoir connu un recul de la fréquentation, même si l'évolution de l'emploi est plutôt favorable.

On note tout d'abord un léger tassement de la fréquentation française : le volume global des séjours pour motif personnel (agrément et famille/amis), quelle que soit la durée, est en retrait cet été par rapport à l'été 1998 - 6,0 % en séjours et - 6,8 % en nuitées.

Cette baisse se situe néanmoins dans le prolongement de la tendance observée depuis le début du printemps. Les séjours d'agrément - en général plus long - avec 71 % des nuitées représentent le premier motif personnel contre 23 % pour les visites à la familles et/ou amis. Ce dernier segment enregistre la plus forte baisse (- 9,3 % en séjours et - 12,1 % en nuitées).

En juillet, près de 28 % et en août près de 40 % des Français ont effectué au moins un déplacement hors de leur domicile pour un motif d'agrément ou de visite à la famille et/ou aux amis : cette année, ce sont donc environ 12,1 millions d'individus âgés de 15 ans et plus, qui se sont déplacés en juillet, et 17,3 millions en août pour un voyage personnel de courte ou de longue durée.

Les mois de juillet et août, concentrent 40% de l'ensemble des séjours touristiques annuels des français quelle que soit leur durée, et la moitié des séjours de vacances (4 nuits et plus).

La tendance observée ces dernières années, témoigne d'un raccourcissement significatif de la durée moyenne du séjours (8, 3 nuitées en 1999) et notamment des vacances (séjours de 4 nuits et plus) sur ces deux mois, qui, de 14,4 nuitées en 1990, est passée à 12,2 nuitées en 1998 et 12,1 en 1999, au profit de séjours additionnels
.

Il faut rappeler que 90% des séjours touristiques personnels des Français se déroulent sur le territoire national.

Avec près de la moitié des nuitées, la mer demeure de loin l'espace privilégié des séjours d'été (courts et longs séjours).

2. Activité et emploi

L'hébergement non marchand - en nette diminution - totalise 51 % des nuitées durant l'été (- 1 point par rapport à l'été 1998), soit une part un peu inférieure à sa part annuelle 57 % en 1998.

Dans l'hôtellerie homologuée, les taux d'occupation progressent globalement de 2 points en juillet et en août par rapport à la période correspondante de 1998. En Ile-de-France, les taux d'occupation sont identiques à ceux de 1998 avec, en juillet, un taux assez élevé de 70 % et, en août, un taux un peu plus faible de 68,5 %. En province, les valeurs ont progressé de 3 points en juillet avec un taux d'occupation moyen de 35 % et une progression sensiblement équivalente en août.

Dans le domaine de l'hôtellerie de plein air, la fréquentation française est, selon l'enquête Direction du Tourisme-INSEE, globalement en baisse pour la période de mai à août (-1,9 % en arrivées et - 0,5 % en nuitées), en revanche, la fréquentation étrangère enregistre une nette progression de 9,5% en arrivées et de 11,7 % en nuitées.

Les Gîtes de France affichent des résultats légèrement supérieurs à ceux de 1998 pour la saison d'été 1999 avec une progression d'environ 2 % sur la période de mai à septembre. Malgré des mois d'avril, mai et juin peu dotés en week-ends prolongés, l'occupation, durant cette période, est en augmentation par rapport à l'on passé. Ce trimestre a également été marqué par une hausse du nombre de courts séjours. La fréquentation au cours de juillet et, août s'est avérée fluctuante, relativement identique à 1998 ; les gîtes ruraux ont été occupés à 75 % en juillet et à 96 % en août La clientèle étrangère est en hausse et représente 22 % de l'ensemble de la clientèle. Les clientèles britannique et allemande demeurent majoritaires dans la clientèle étrangère des et es ruraux.

A la fin du mois de juin 1999, les salariés du -secteur Hôtels -Cafés-Restaurants étaient estimés à 679.000 selon L'INSEE. Cet effectif salarié a ainsi connu une augmentation de 3,9 % par rapport à juin 1998, qui s'est traduite par la création de 25.200 emplois,

B. COMPARAISONS INTERNATIONALES

Sur les sept premiers mois de l'année, les recettes de la balance des paiements ont augmenté de 9 % par rapport à la même époque de 1998.

Sur la même base de comparaison, les dépenses ont enregistré une légère hausse de 2,4 %. Ainsi, le solde affiche une progression significative de 17,9 %, par rapport aux sept mois de 1998. L'excédent du poste voyages de la balance des paiements devrait dépasser 71 milliards de francs sur l'ensemble de l'année 1999.

1. La part de la France dans le marché du tourisme mondial

Selon l'Organisation Mondiale du Tourisme, les voyages touristiques internationaux ont progressé de 2,5 % en 1998 par rapport à 1997, contre 3,3 % de 1996 à 1997. Ainsi, on estime à 635 millions le nombre de voyages internationaux en 1998 pour un montant de 439,4 milliards de dollars de recettes (hors transport), soit une hausse de 0,3 %.

Derrière ces taux de croissance, apparaissent des situations contrastées attestant des problèmes économiques rencontrés par un certain nombre de pays. Si l'Europe demeure en tête avec près de 60 % du total des arrivées et 52 % des recettes mondiales (50 % en 1997), c'est l'Afrique qui progresse le plus, avec respectivement 6,4 % et 6,6 %. De plus, pour la première fois depuis plus de cinq ans, des régressions sont constatées pour certaines régions, tant en arrivées (Asie de l'Est -1,6 %) qu'en recettes (Asie de l'Est -10,2 % et Moyen-Orient -12,2 %).

Avec 70 millions d'arrivées de touristes internationaux en 1998, la France a vu s'accroître de façon significative le nombre de séjours des clientèles étrangères, en nette progression depuis 1996, lui permettant ainsi d'accroître sa part du marché mondial (11 % contre 10,4% en 1996) et surtout européenne (18,4 contre 17,7% en 1996). Elle confirme ainsi sa position de première destination touristique internationale, devant l'Espagne (47,7 millions d'arrivées) et les Etats-Unis (46,4 millions d'arrivées).


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Evolution de la part du tourisme international de la France

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Arrivées

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

 

en milliers

52 497

55 041

59 710

60 100

61 312

60 033

62 406

67 310

70 000

 

% dans le Monde

11,5

11,9

11,9

11,6

11,1

10,6

10,4

10,9

11,0

 

% en Europe

18,6

19,4

19,7

19,4

18,3

17,7

17,7

18,2

18,4

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Recettes

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

 

en millions Ff.

109 924

120 509

132 621

133 417

137 010

137 389

145 076

163 488

176 534

 

en millions $ EU

20 185

21 376

25 051

23 564

24 678

27 527

28 357

28 009

29 700

 

% dans le Monde*

7,5

7,7

8,0

7,3

7,0

6,8

6,5

6,4

6,8

 

% en Europe*

13,8

14,4

15,0

14,4

13,9

13,3

12,8

12,7

13,0

 

* par rapport aux recettes exprimées en $

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

S'agissant des recettes touristiques internationales, exprimées en dollars, ce sont les Etats-Unis qui sont en tête avec 16,2% du total. En Europe, les positions se sont rapprochées entre l'Espagne, la France et l'Italie. L'Espagne, qui avait ravi la deuxième place à la France en 1996, a moins progressé en 1997 et 1998 et se retrouve au 4ème rang. Au contraire, l'Italie est passée de la 4ème à la 2ème place, la France restant au troisième rang, malgré une progression de près de 8 % des recettes en francs (6% en dollars US), selon l'Organisation Mondiale du Tourisme.

Les premières estimations pour 1998 du poste "voyages" de la Balance des Paiements laissent présager une bonne tenue des recettes (+9,2% sur les cinq premiers mois), permettant d'envisager une augmentation non négligeable des touristes internationaux.


 

Classement des principaux pays selon les Arrivées et les Recettes

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Arrivées de touristes internationaux

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Rang

 

Pays

Arrivées de touristes (milliers)

 

Part en % des arrivées mondiales

 

Accroissement annuel moyen

 
 

1990*

1998

 

1990*

1998

1990*

1998

90/98

 
 

1

1

France

52 497

70 000

11,5

11,0

3,7%

 
 

3

2

Espagne

34 085

47 749

7,4

7,5

4,3%

 
 

2

3

Etats-Unis

39 363

46 395

8,6

7,3

2,1%

 
 

4

4

Italie

26 679

34 829

5,8

5,5

3,4%

 
 

7

5

Royaume-Uni

18 013

25 750

3,9

4,1

4,6%

 
 

12

6

Chine

10 484

25 073

2,3

3,9

11,5%

 
 

8

7

Mexique

17 176

19 810

3,7

3,1

1,8%

 
 

10

8

Canada

15 209

18 825

3,3

3,0

2,7%

 
 

27

9

Pologne

3 400

18 820

0,7

3,0

23,8%

 
 

6

10

Autriche

19 011

17 352

4,1

2,7

-1,1%

 
 

9

11

Allemagne

17 045

16 511

3,7

2,6

-0,4%

 
 

16

12

Rep. Tchèque

7 278

16 325

1,6

2,6

10,6%

 
 

17

13

Russie

7 204

15 810

1,6

2,5

10,3%

 
 

5

14

Hongrie

20 510

15 000

4,5

2,4

-3,8%

 
 

14

15

Portugal

8 020

11 200

1,8

1,8

4,3%

 
 

13

16

Grèce

8 873

11 077

1,9

1,7

2,8%

 
 

11

17

Suisse

13 200

11 025

2,9

1,7

-2,2%

 
 

19

18

Hong Kong

6 581

9 575

1,4

1,5

4,8%

 
 

20

19

Pays-Bas

5 795

9 102

1,3

1,4

5,8%

 
 

24

20

Turquie

4 799

8 960

1,0

1,4

8,1%

 
 

TOTAL 1 à 20

 
 

335 222

449 188

73,2

70,7

3,7%

 
 

TOTAL MONDE

 
 

458 247

635 134

100,0

100,0

4,2%

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Recettes du tourisme international (1)

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Rang

 

Pays

Recettes du Tourisme International (millions $ EU)

 

Part en % des recettes mondiales

 

Accroissement annuel moyen

 
 

1990*

1998

 

1990*

1998

1990*

1998

90/98

 
 

1

1

Etats-Unis

43 007

71 116

16,1

16,2

6,5%

 
 

3

2

Italie

20 016

30 427

7,5

6,9

5,4%

 
 

2

3

France

20 185

29 700

7,5

6,8

4,9%

 
 

4

4

Espagne

18 593

29 585

6,9

6,7

6,0%

 
 

6

5

Royaume-Uni

14 940

21 233

5,6

4,8

4,5%

 
 

5

6

Allemagne

11 471

15 859

4,3

3,6

4,1%

 
 

25

7

Chine

2 218

12 600

0,8

2,9

24,3%

 
 

7

8

Autriche

13 410

11 560

5,0

2,6

-1,8%

 
 

9

9

Canada

6 339

9 133

2,4

2,1

4,7%

 
 

21

10

Turquie

3 225

8 300

1,2

1,9

12,5%

 
 

8

11

Suisse

7 411

8 208

2,8

1,9

1,3%

 
 

65

12

Pologne

358

8 000

0,1

1,8

47,5%

 
 

10

13

Mexique

5 467

7 897

2,0

1,8

4,7%

 
 

11

14

Hong Kong

5 032

7 109

1,9

1,6

4,4%

 
 

23

15

Russie

2 752

7 107

1,0

1,6

12,6%

 
 

14

16

Pays-Bas

3 636

6 806

1,4

1,5

8,2%

 
 

13

17

Thaïlande

4 326

6 392

1,6

1,5

5,0%

 
 

18

18

Corée

3 559

5 807

1,3

1,3

6,3%

 
 

15

19

Australie

4 088

5 694

1,5

1,3

4,2%

 
 

16

20

Belgique

3 721

5 375

1,4

1,2

4,7%

 
 

TOTAL 1 à 20

 
 

193 754

307 908

72,4

70,1

6,0%

 
 

TOTAL MONDE

 
 

267 762

439 393

100,0

100,0

6,4%

 
 

* 1990 révisé

 

URSS

 
 
 

Source: OMT

 
 

2. Les résultats de la balance des paiements

Le solde du poste " Voyages " reste le premier excédent de la balance des services depuis cinq ans, malgré les baisses significatives enregistrées en 1995 et 1996.




Le poste " Voyages " de la balance des paiements de 1994 à 1998

en millions de francs

1994

1995

1996

1997

1998

Recettes

137 010

137 389

145 076

163 488

176 562

Dépenses

76 468

81 495

90 789

96 756

104 947

Solde

60 542

55 894

54 287

66 732

71 615

 
 
 
 

Source: Banque de France

évolution en %

1994

1995

1996

1997

1998

Recettes

+2,7

+0,3

+5,6

+12,7

+8,0

Dépenses

+5,2

+6,6

+11,4

+6,6

+8,5

Solde

-0,3

-7,72(*)

-2,9

+22,9

+7,33(*)

 
 
 
 

Source: Banque de France

Ces tableaux mettent en évidence les trois points suivants :

· La hausse des dépenses des Français à l'étranger de +37,2% entre 1994 à 1998. Les dévaluations de nos voisins européens (Espagne, Italie et Grande-Bretagne) ont contribué très largement à ce phénomène. On peut aussi voir dans cette hausse un phénomène de " rattrapage " des Français pour leurs déplacements touristiques à l'étranger. En effet, environ seulement 10% des séjours touristiques des Français s'effectuent à l'étranger, alors que cette proportion est beaucoup plus élevée dans les autres pays européens.

· La hausse des recettes touristiques de la France de +28,9% entre 1994 et 1998, est due essentiellement aux trois dernières années 1996,1997 et 1998. Leur évolution reflète assez bien les événements qu'a connus la France. La vague d'attentats qui a débuté en France à l'été 1995, ainsi que les grèves qui ont suivi, ont été préjudiciables au tourisme français : les recettes touristiques ont baissé en volume en 1995 (+0,3% en valeur par rapport à 1994) et le début d'année 1996 a été lui aussi affecté.

Toutefois depuis le second semestre 1996, les recettes touristiques de la France connaissent une hausse continue et surtout de grande ampleur (près de +13% entre 1997 et 1996). Ces bonnes performances coïncident avec une conjoncture économique plus favorable dans les pays de nos principales clientèles, ainsi que l'appréciation de certaines de leurs monnaies (Livre Sterling, Dollar américain). A la mi-1998, un nouvel élément, la Coupe du Monde de football, est venu dynamiser à son tour les recettes. Cet événement a eu un impact très favorable sur l'image de marque de notre pays. En conséquence, les recettes touristiques de la France ont toutes les chances de continuer à bénéficier des retombées de cette manifestation sportive dans l'avenir.

· Sur les quatre dernières années (de 1994 à 1998), la progression des dépenses a été plus soutenue (+8,2% par an en moyenne) que celle des recettes (+6,6% par an en moyenne) mais n'a pas empêché le solde du poste " Voyages " de progresser (en moyenne de +4,3% l'an), en grande partie grâce à la performance record de 1997 (solde en progression de +22,9% en 1997).

3. La compétitivité des opérateurs

La capacité hôtelière homologuée de la France avec 600.883 chambres au 1er  janvier 1998 situe notre pays au troisième rang en Europe, derrière l'Italie et l'Allemagne.

En 1998, trois groupes hôteliers français figurent parmi les 12 premiers mondiaux : Accor (enseignes Sofitel, Novotel, Mercure, Ibis, Etap Hotel, Formule 1, Les Jardins de Paris, Motel 6) est en quatrième position; la Société du Louvre avec ses enseignes Concorde, Campanile, Première Classe, Bleu Marine et Clarine occupe la 7ème place et Hotels & Compagnie (Nuit d'hôtel, Balladins, Climat de France) arrive en 11ème position.

Globalement, les chaînes et les groupes français (notamment Accor qui place trois de ses enseignes aux trois premières places) dominent largement le marché européen, loin devant leurs concurrents britanniques et américains.

En revanche la France est moins puissante dans le domaine des agences de voyage. Cela tient sans doute aux habitudes très hexagonales des Français, qui partent relativement peu à l'étranger et ont en conséquence un nombre de points de vente conséquent, la France est un des pays ayant le plus faible taux d'utilisation des agences de voyages.

L'intégration de la filière tourisme caractérise les géants européens que sont les tours opérateurs allemands et anglais, au premier rang desquels TUI (29,8 milliards de francs de chiffre d'affaires en 1998) en Allemagne, Airtours (34,1 milliards de francs de chiffre d'affaires en 1998) et Thomson Travel (24,4 milliards de francs de chiffre d'affaires en 1998) au Royaume-Uni. Ceux-ci ont une vocation beaucoup plus généraliste que leurs homologues français et disposent d'un réservoir de clientèle plus populaire, en raison du fort taux de départ à l'étranger et des prix des tours opérateurs de 20 à 30 % moins chers qu'en France.

Par ailleurs, depuis 1997, les distributeurs, moins nombreux, s'organisent afin de faire face à la concurrence mondiale et les mouvements de restructuration s'accélèrent, notamment entre les Français et les Américains : ainsi, le groupe français Havas s'est-il associé au groupe américain American Express ; de même, l'américain Carlson Travel avec le Français Wagons Lits. On note que les premiers réseaux français ont une dimension internationale notable et allient, pour Nouvelles Frontières et Club Med, les deux activités majeures : le tour operating et la distribution.

Il faut également évoquer parmi les forces du tourisme français, le nombre important de parcs thématiques. La France en compte environ 60 sur son territoire. Mais ils ne sont que trois à prospérer à grande échelle : Astérix (0,33 milliard de chiffre d'affaires et 1,7 million de visiteurs en 1998), le Futuroscope (0,7 milliard de chiffre d'affaires et 2,65 millions de visiteurs en 1998) et le plus grand, Disneyland Paris (5,9 milliards de chiffre d'affaires et 12,6 millions de visiteurs en 1998)4(*).

Enfin, dans le domaine du tourisme d'affaires, la France est classée deuxième destination mondiale. Cette position est fragile

Elle subit en effet de plein fouet la concurrence des destinations émergentes (notamment les villes asiatiques qui se sont dotées de bureaux de congrès et de conventions, réellement offensifs). Le plus gros concurrent de la France dans les années à venir risque d'être l'Australie qui va profiter de l'image de marque des Jeux Olympiques organisés en l'an 2000. Ainsi, en trois ans le nombre de congrès a presque diminué de moitié. Seul le segment des voyages de stimulation affiche une excellente santé, représentant 85% des manifestations liées au tourisme d'affaires en 1998 (les congrès 9% et les expositions salons 6%).

Il y a là une réflexion à mener pour protéger un créneau, qui représente, en 1998, 40 % des rentrées de devises touristiques françaises.

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