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Refonte du système de préférences
généralisées (SPG) et création d'un
SPG+
Le système de préférences
généralisées (SPG) est la faculté offerte par la
Communauté européenne aux pays en voie de développement,
et plus particulièrement aux pays les moins avancés (PMA),
d'exporter dans la Communauté des produits industriels et agricoles en
bénéficiant d'une exonération partielle ou totale des
droits de douane.
Le SPG est une exception à la clause de la nation la
plus favorisée de l'accord général sur les tarifs
douaniers et le commerce (GATT), qui impose d'accorder à l'ensemble des
pays partenaires l'avantage commercial accordé à l'un d'entre
eux. Il doit donc respecter la « clause d'habilitation » de
l'OMC qui établit qu'un SPG doit être
« généralisé, non réciproque et
non-discriminatoire ».
Le nouveau dispositif couvre la période 2006-2008 et
concentre le SPG sur les pays qui en ont le plus besoin, tels que les PMA et
les autres pays en développement les plus vulnérables
(économies de petite taille, pays enclavés,
îles-État et pays à bas revenus). Ainsi, le SPG est
retiré pour les pays bénéficiant d'un accès
préférentiel au marché européen dans le cadre d'un
accord bilatéral et pour certains groupes de produits dans un ou
plusieurs pays, dès lors que ces produits seraient compétitifs
sur le marché européen.
Par ailleurs, le système SPG est simplifié avec
trois régimes : le régime général, le
régime spécial en faveur des PMA et un nouveau régime
spécial d'encouragement en faveur du développement durable et de
la bonne gouvernance (dit « SGP+ »).
Ce régime accorde des bénéfices
spécifiques pour les pays vulnérables (représentant moins
de 1 % des importations de l'Union sous SPG) qui acceptent les principales
conventions internationales sur les droits sociaux, la protection de
l'environnement et la gouvernance, y compris la lutte contre la production et
le trafic de drogue.
Pour bénéficier du nouveau régime,
les États devront être considérés comme
vulnérables, et avoir ratifié et effectivement mis en
oeuvre :
- certaines conventions relatives aux droits de
l'homme et à ceux des travailleurs (ex : convention contre
la torture, convention relative aux droits de l'enfant, convention pour la
prévention et la répression de crime de
génocide) ;
- et certaines conventions relatives à
l'environnement et aux principes de bonne gouvernance (ex :
convention contre la corruption, protocole de Kyoto).
Ces pays devront en outre prendre l'engagement de
poursuivre la ratification des conventions et leur mise en oeuvre et,
« dans tous les cas », ratifier les 27 conventions
énumérées en annexe du règlement avant le
31 décembre 2008.
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