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L'épargne retraite en France trois ans après la « loi Fillon » : quel complément aux régimes de retraite par répartition ?

 

b) Les contrats d'épargne retraite par catégorie d'actifs : la prédominance des placements obligataires

Les données relatives à la composition de l'actif, bien que lacunaires, montrent une prédominance des placements obligataires. Votre rapporteur général estime cette situation paradoxale. En effet, les rendements historiques des actions sont plus élevés, à moyen terme, que ceux des obligations, et la durée des contrats d'épargne retraite offre des possibilités fortes de diversification des placements.

Si les données relatives au PERP ne sont pas individualisées au sein de l'ensemble, beaucoup plus vaste, des contrats d'assurance vie, la composition de l'actif des PERP gérés par des entreprises d'assurance apparaît très proche de celle des contrats d'assurance vie : le ratio entre obligations et actions s'établit dans un rapport global de 80 % pour les obligations et 20 % pour les actions. La part des actions dans les PERP est ainsi à peine supérieure à celle observée (10 à 15 %) pour les régimes d'épargne retraite créés antérieurement (les contrats Madelin, la Préfon, les régimes d'entreprise « article 39 », « article 82 », « article 83 »), selon les observations recueillies par votre rapporteur général en l'absence de statistiques consolidées en ce domaine.

Les PERCO semblent davantage favoriser l'investissement en actions. Lors de leur audition par votre rapporteur général, les représentants de l'AFG lui ont indiqué que les deux tiers des encours du PERCO seraient placés en actions, mais des études plus détaillées sont nécessaires pour affiner ces données.

Actuellement, il peut ainsi être estimé que 85 % des cotisations et des encours des placements d'épargne retraite sont investis en obligations et seulement 15 % en actions.

Si cette proportion passait à 25 % à l'horizon 2020, grâce à des mesures incitatives encourageant l'investissement en actions, cela représenterait un volume annuel de 7,5 milliards d'euros d'investissements en actions en 2020, contre près de 1,5 milliard d'euros en 2005.