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Un nouveau pacte de solidarité pour les quartiers (rapport)

 

b) Un accompagnement renforcé des actions associatives

Grâce à cette nouvelle organisation, les politiques de cohésion sociale bénéficient d'un outil qui devrait renforcer leur efficacité. L'ANCSEC devrait offrir un meilleur accompagnement des associations dans la réalisation de leurs missions au service de la cohésion sociale et procéder à une véritable évaluation de leurs interventions dans le cadre des CUCS.

Lors du déplacement de la mission à Bruxelles, les représentants de la Commission européenne ont souligné les carences de la politique de la ville française concernant l'ingénierie des projets et la professionnalisation des associations qui expliquent largement, outre les rigidités bureaucratiques, la sous-consommation des fonds européens.

La mission proposera ainsi :

? Le développement de programmes d'assistance aux acteurs de terrain, l'agence ayant pour objectif de professionnaliser les responsables associatifs et de transmettre son expertise en matière d'ingénierie, d'aide au montage et au suivi des projets.

A cet égard, il convient de souligner le rôle également moteur des centres sociaux, qui représentent une base d'appui et de soutien pour les associations dans de nombreux quartiers en difficulté. Par leur expérience et grâce à leur bonne connaissance des résidents, ils ont vocation à jouer un rôle privilégié dans la mise en oeuvre des politiques de la ville dans les quartiers.

Les associations pourraient en outre bénéficier du programme européen « Equal » (0,5 million d'euros), visant à former en amont les acteurs du monde associatif.

? L'amélioration du suivi des programmes d'action, qui suppose la création d'un système d'informations en lien avec les relais locaux, permettant de connaître précisément l'état d'avancement des interventions et le calendrier de paiement des crédits ;

? L'évaluation annuelle effective des actions conduites par les associations dans le cadre des CUCS et la remise en cause éventuelle des subventions accordées, dans la mesure où les objectifs fixés contractuellement ne seraient pas atteints. Certains maires rencontrés par la mission lors de ses déplacements ont dit modifier chaque année l'affectation de 20 à 30 % des crédits de financement des associations.