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L'évolution des jeux de hasard et d'argent : le modèle français à l'épreuve

 

G. EXISTE-T-IL UNE RÉELLE ET FORTE MOTIVATION DE LA FDJ EN FAVEUR D'UN JEU RESPONSABLE ?

1. Un opérateur intègre

Le premier devoir de la FDJ est de faire son métier d'opérateur en stricte conformité avec les termes de la convention qui la lie à l'Etat.

Sa mission lui impose donc, en priorité, d'assurer et de garantir l'intégrité du jeu.

Pour cela, il lui faut assurer la sécurité des transactions et la rigueur des procédés, qu'il s'agisse de jeux de grattage24(*) ou de jeux de tirage et pronostics sportifs, grâce au fonctionnement rigoureux du réseau informatique qui apporte toutes les garanties requises.

En janvier 2006, la FDJ a été attaquée en justice sur le côté aléatoire de certains de ses jeux (voir plus haut).

C'est assez dire que la FDJ a raison de donner beaucoup d'importance à la sécurité et la transparence de ses méthodes.

La FDJ insiste sur la sécurité des flux financiers et garantit la confidentialité des paiements. Pour la protection des mineurs, elle affirme s'interdire de concevoir, de promouvoir et de commercialiser des jeux visant directement les mineurs. Ce point est contesté par certains de ses détracteurs. Elle réclame de tous ses prestataires le respect de l'interdiction de vente aux mineurs de moins de 16 ans non accompagnés d'un adulte.

Mais cette consigne se heurte aux mentalités parce que, pour les parents, ce qui compte c'est le fantasme « la main de l'enfant, c'est la main de la chance » ! D'autre part, cette volonté de protection parait bien timide aux yeux de certains détracteurs : « Pourquoi 16 et pas 18 ans ? ». Cette curieuse et indulgente restriction est-elle inspirée par la réglementation concernant la «  lutte contre l'ivresse publique » qui, elle aussi, parle des « mineurs de moins de 16 ans » ?

L'accès au canal multimédia est réservé aux personnes identifiées, titulaires d'un compte bancaire de résident et déclarant sur l'honneur être majeures.

On peut, sans exagérer, dire que la SEM d'Etat a jusqu'ici parfaitement rempli son contrat ; elle s'est développée, modernisée, a conquis des parts de marché importantes, elle occupe une position de leader enviable et elle gagne beaucoup d'argent pour l'Etat.

Ce dernier, bien abrité ainsi derrière l'écran que lui fournit la FDJ, peut concurrencer sans risques les autres opérateurs de jeux comme le PMU et les casinos, allant jusqu'à refuser à ces derniers, qui ont le grand tort de n'être que des sociétés privées commerciales, des avantages et des facilités (publicité et internet) qu'il accorde à sa SEM (et au PMU).

* 24 Imprimeries fiduciaires, procédés industriels sécurisés, impressions aléatoires des lots pilotées informatiquement, tests physiques et chimiques des tickets, distribution aléatoire dans le réseau, lectures automatisées.....