Allez au contenu, Allez à la navigation



L'évolution des jeux de hasard et d'argent : le modèle français à l'épreuve

 

B. LE PARI MUTUEL URBAIN (PMU)

1. Un développement continu

Depuis 2001, le PMU a poursuivi le développement de son réseau et des moyens qu'il met en oeuvre pour assurer sa croissance.

a) Un réseau densifié

Fin décembre 2005, le réseau comptait 8.881 points de vente (351 de plus qu'en 2004), dont :

- plus de 6.500 cafés-courses qui permettent de jouer jusqu'au départ de chaque compétition ;

- les 685 guichets « Pariez spot » installés dans des lieux à forte fréquentation et destinés à une clientèle jeune, urbaine et féminine (chiffre d'affaires : 15 millions d'euros) ;

- les bornes interactives, au nombre déjà de 1.014, particulièrement appréciées aux heures de pointe

Le réseau et sa clientèle ont évolué comme suit :

Evolution du réseau du PMU

 

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

Clients*

6,5

6,5

6,7

6,6

6,7

6,8

6,8

Points de vente

8.145

8.169

8.000

8.000

8.142

8.530

8.881

Salariés

1.488

1.460

1.483

1.453

1.392

1.406

1.398

Emplois**

1.389

1.379

1.378

1.357

1.297

1.307

1.304

* En millions d'individus (estimation).

** La différence entre « emplois » et « salariés » correspond au nombre de salariés occupant des postes ETP (équivalent temps plein).

Source : PMU

S'il est satisfait de cette croissance du nombre des points de vente, le PMU, pour autant, dit ne pas souhaiter une expansion « à tout va » et estime que son réseau actuel est quasi complet en dépit du fait que les candidats sont nombreux et les interventions, de toutes parts, en leur faveur, pressantes.

En 2006, pas moins de 1.000 points de vente sont situés ailleurs que dans un bar (presse, tabac, commerce), très souvent en cohabitation, harmonieuse, avec la FDJ.

Il convient de rappeler que les tenanciers des points de vente (Pdv) ont besoin, pour exercer leur fonction, d'un agrément de l'Etat qui, enquêtes de la sous-direction des courses et jeux obligent, demande au minimum deux mois. Il n'y a pas d'agrément nécessaire pour un détaillant de la FDJ.

La gestion quotidienne d'un tel réseau n'est pas une mince affaire : quatre à cinq cents commerces par an sont renouvelés.

La rémunération des points de vente a évolué en 1999.

Les nouvelles modalités de rémunération mises en place dans le cadre du nouveau contrat de licence se voulaient incitatives pour les responsables des points de vente, poussés à développer leurs chiffres d'affaires et à remplir des objectifs.

Initialement, cette rémunération consistait en une commission, versée mensuellement, de 1,40 % hors taxes, calculée sur le montant des enjeux encaissés sur le point de vente, et une prime, réglée annuellement, selon un barème croissant avec le chiffre d'affaires réalisé par le vendeur et qui allait de 0,20 % à 1,10 %.

En 2000, la commission a été revalorisée de 1,40 % à 1,60 %, et le régime de la prime simplifié mais plafonné à 0,80 %.

Le pourcentage moyen, commission + prime, a évolué de la façon suivante :

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

1,62 %

1,65 %

1,81 %

1,90 %

1,87 %

2,04 %

1,89 %

1,89 %

Source : PMU

Concrètement, le montant total du commissionnement et des primes sur objectifs des points de vente (Pdv) s'est établi à :

2004 : 143 millions d'euros / 8.530 Pdv = 16.764 euros par Pdv

2005 : 152 millions d'euros / 8.881 Pdv = 17.115 euros par Pdv