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Le Palais de la découverte : un condensé de dysfonctionnements administratifs et politiques

 

C. UNE GESTION À « VAU-L'EAU »

Que ce soit la gestion budgétaire, la gestion des ressources humaines ou l'évaluation de l'action de l'établissement, le constat est sévère. Le Palais de la Découverte nécessite une réorganisation interne d'ampleur, qui doit s'accompagner d'une rénovation en profondeur de ses relations avec ses tutelles, qui jusqu'à présent se montrent peu concernés par le Palais de la Découverte.

Recommandation n° 7 : La rénovation physique du Palais de la Découverte doit être accompagnée d'une révolution intellectuelle de l'établissement Le Palais doit pleinement s'engager dans cette démarche de réflexion interne.

1. Une « sous-dotation chronique » du Palais de la Découverte

a) Une sous-dotation chronique

Depuis 1990, la subvention s'établissait à 12,96 millions d'euros, subvention corrigée depuis 2002 par une subvention d'équilibre. L'établissement est obligé de financer sur ses ressources propres la rémunération de certains personnels.

b) Une gestion non prévisionnelle des expositions

L'exercice défaillant de la tutelle se traduit également dans les moyens attribués au titre des expositions temporaires. Jusqu'à la mise en place de la LOLF, les modalités d'exercice de la tutelle empêchaient le Palais de planifier les expositions temporaires, puisque le montant des supports financiers n'était connu qu'au cours de l'année de la réalisation des expositions censées être financées.

Quant à la rénovation des installations permanentes, celles-ci sont soumises aux aléas budgétaires et n'ont pas fait au cours de ces années l'objet d'une planification.

Enfin, il convient de noter l'absence de crédits d'investissements et de politique d'amortissement des installations.

c) Des ressources privées faibles

Si la tutelle exercée par le ministère de la recherche peut être durement critiquée, cela n'exonère pas le Palais de la Découverte de toute responsabilité. En effet, le Palais n'a pas développé de stratégie offensive pour se créer des marges de manoeuvre.

Ressources propres du Palais de la Découverte

(en milliers d'euros)

On notera que la boutique permanente a fermé en octobre 2006, les seuls espaces de vente existants sont désormais liés aux expositions temporaires. Ainsi, comme votre rapporteur spécial l'a lui-même constaté, l'exposition actuellement présentée en l'honneur de l'année polaire internationale bénéficie d'un petit stand de quelques mètres carrés à l'entrée du Palais de la Découverte, plus ou moins caché derrière une colonne.

La revue, dont le tableau montre les difficultés, est vendue à la billetterie : toutefois faut-il encore le savoir car elle n'est pas présentée physiquement au niveau de la billetterie.

Enfin, l'espace restauration est réduit au strict minimum. Lors d'une visite, votre rapporteur spécial a comptabilisé 58 chaises et une douzaine de tables. L'accueil des groupes scolaires n'est pas organisé. Par ailleurs, la localisation de cet espace tout comme la répartition des tables et des chaises, ou plutôt l'éparpillement de celles-ci dans trois petits espaces, témoigne de l'absence d'une réflexion de ce point de vue.

Votre rapporteur spécial estime de ce point de vue que l'expertise du ministère de la culture, davantage habitué à recevoir du public, pourra apporter des changements profonds au Palais de la Découverte.

Cela étant, votre rapporteur spécial est persuadé que certaines choses peuvent d'ores et déjà être faites pour améliorer l'accueil du public avec un surcroît d'organisation relativement faible. Par exemple le programme des exposés sur le site Internet du musée pourrait être communiqué sur Internet pour la semaine.