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Le Palais de la découverte : un condensé de dysfonctionnements administratifs et politiques

 

B. UNE RÉNOVATION QUI SE FAIT ATTENDRE

1. Des travaux attendus de longue date

a) Deux tentatives avortées

Deux tentatives notoires de rénovation ont déjà échoué.

En avril 1991, un projet de rénovation et de modernisation du Palais de la Découverte est lancé dans le cadre d'un programme consacré aux musées de l'Education nationale. Un maître d'oeuvre est choisi mais le projet est interrompu en raison de la fermeture du Grand Palais décidée par le ministre de la culture en 1993 pour des raisons de sécurité liées à la dégradation du Grand Palais dans son ensemble13(*). L'importance des travaux à effectuer contraigne les pouvoirs publics à organiser une restauration d'envergure du Grand Palais, ce qui ouvre une grande période d'incertitude pour le Palais (cf. infra).

De même en 2005, alors que le Palais de la Découverte se prépare à une fermeture totale dans le cadre d'un plan de rénovation des bâtiments du Grand Palais, la fermeture est annulée, le ministère de la culture mettant fin à l'appel d'offre portant concession du Grand Palais à un opérateur privé. En effet, en 2002, ledit ministère décide de confier à un opérateur privé la rénovation et la gestion du Grand Palais, décision suivi d'un appel d'offre. Ce projet avait notamment pour conséquence d'entraîner la fermeture du Palais de la Découverte en raison d'importants travaux d'ensemble qui devaient être menés. Toutefois, le principe d'une gestion privée a soulevé de nombreuses critiques, et en octobre 2004, le ministère de la culture est revenu sur sa décision, confiant à ce moment-là le mandat de maîtrise d'ouvrage délégué à l'établissement public de maîtrise d'ouvrage des travaux culturels (EMOC).

b) La question particulière des travaux de sécurité

En tout état de cause, les travaux de sécurité demandés par la commission de sécurité en 2001 n'ont toujours pas été réalisés, ce qui est selon votre rapporteur spécial inadmissible.

Autant, il pourrait comprendre qu'un établissement reste ouvert sous la responsabilité de son directeur quelques mois, autant il ne peut pas admettre qu'une telle situation perdure depuis plus de 6 ans.

Certes, 2 millions d'euros ont été dégagés l'année dernière pour amorcer les travaux. La commission de sécurité a indiqué cette année qu'elle ne pouvait pas lever son interdiction. Il manque 3,6 millions d'euros, ce qui selon les informations transmises à votre rapporteur spécial devaient être budgétés au PLF 2008.

Votre rapporteur spécial demande aux ministères concernés une diligence accrue dans la gestion de ce dossier sécuritaire, et d'étudier dès aujourd'hui toutes les possibilités techniques et budgétaires pour que ces travaux soient réalisés dans les mois qui viennent.

Recommandation n° 1 : Les travaux de sécurité doivent être terminés le plus rapidement possible. Un calendrier précis sur ce point est demandé au ministre de la culture.

* 13 Comme cela a déjà été indique en 1993, la chute d'un rivet conduit brutalement à la fermeture de la nef.