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Les coopératives en France : un atout pour le redressement économique, un pilier de l'économie sociale et solidaire

25 juillet 2012 : Les coopératives en France : un atout pour le redressement économique, un pilier de l'économie sociale et solidaire ( rapport d'information )

F. ENCOURAGER L'ENGAGEMENT DANS LES PROJETS COOPÉRATIFS

1. Coopératives d'artisans : mieux accompagner les artisans dans leur projet coopératif

Comme cela a été souligné précédemment, la démarche coopérative connaît un succès croissant dans le monde artisanal dans la mesure où elle permet de combiner de manière harmonieuse l'efficacité économique de la mise en commun de certaines ressources avec le respect de la culture d'autonomie propre à l'entreprise artisanale. Les fortes différences régionales dans le taux de recours à la démarche coopérative suggère cependant qu'il existe encore des marges importantes pour le développement des coopératives d'artisans. Selon les chiffres de la Fédération française des coopératives et groupements d'artisans (FFCGA) en effet, on compte, au plan national, moins de 10 % d'artisans membres de groupements d'artisans ou associés de sociétés coopératives artisanales, alors que ce pourcentage peut atteindre 60 % pour certaines professions dans certains départements.

Il importe donc de promouvoir la coopération artisanale sur l'ensemble du territoire national par des actions de sensibilisation et d'information. Il faut expliquer aux artisans que la coopération existe, leur montrer ses avantages et leur apporter l'ingénierie juridique et financière nécessaire aux montages des projets.

Il existe pour cela un réseau des chambres de métiers et de l'artisanat (CMA), qui maille finement le territoire. Sa mission est en effet d'accompagner tous les artisans dans leur démarche entrepreneuriale y compris quand celle-ci prend une forme coopérative. Le réseau des CMA doit donc se mettre en mesure de fournir l'accompagnement nécessaire au développement des projets artisanaux coopératifs (appui aux porteurs du projet au moment de la création d'une coopérative, appui aux mandataires sociaux dans l'exercice de leurs responsabilités ou encore aux nouveaux sociétaires la coopérative s'agrandit ou quand les entreprises se transmettent).

Développer les liens entre les coopératives d'artisans et les chambres de métiers est d'abord de la responsabilité des acteurs. La Fédération française des coopératives et groupements d'artisans (FFCGA) et l'APCMA ont d'ailleurs signé récemment une convention précisant ces liens. On pourrait toutefois envisager un amendement à la loi du 23 juillet 2010 relative aux réseaux consulaires pour indiquer que la mission d'accompagnement de ces réseaux s'étend à toutes les formes d'entreprises, y compris coopératives. Cela pourrait être utile pour stimuler le réseau des chambres de commerce et d'industrie qui, des trois réseaux consulaires, semble être le moins sensibilisé à la démarche entrepreneuriale coopérative.