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Recherche et innovation en Europe : un pas décisif ?

26 juillet 2012 : Recherche et innovation en Europe : un pas décisif ? ( rapport d'information )
(1) Les technologies de l'information et de la communication

Le marché mondial des technologies de l'information et de la communication représente aujourd'hui plus de 2 600 Md€. L'Europe, première économie mondiale, devrait représenter en 2020 un tiers de ce marché. Il est donc stratégique et justifié que l'Union européenne, dans le prolongement du précédent PCRDT, fasse de ce secteur une priorité. C'est pourquoi, il serait doté d'un budget conséquent de près de 9 Md€.

Ce domaine était déjà une priorité dans le 7e PCRDT. Aussi, forte de l'évaluation des expériences réalisées en ce domaine lors des précédents programmes, la Commission souhaite cibler ses investissements en recherche et innovation dans le domaine des TIC. En conséquence, elle propose plusieurs lignes d'activité :

- une nouvelle génération de composants et de systèmes, qui vise l'ingénierie des composants intégrés, avancés et intelligents ;

- le traitement informatique de la prochaine génération ;

- l'internet du futur, tant en ce qui concerne les infrastructures, que les technologies et les services ;

- les technologies du contenu et la gestion de l'information qui visent à mettre les TIC au service des contenus numériques et de la créativité ;

- les interfaces avancées et la robotique ;

- microélectronique, nanoélectronique et photonique ;

(2) Les nanotechnologies

L'Union européenne estime que ce secteur présente un marché mondial à forte croissance que l'Union ne peut négliger. La valeur des produits dont les nanotechnologies constituent la principale composante devrait représenter 700 Md€ d'ici 2015 et 2 000 Md€ d'ici 2020. La Commission souhaite y asseoir la primauté de l'Europe en encourageant l'investissement dans les nanotechnologies et en favorisant leur intégration dans les produits et services compétitifs à forte valeur ajoutée dans toute une série d'applications et de secteurs.

Le projet tourne autour de cinq grandes lignes : développer les nanomatériaux, les nanodispositifs de la prochaine génération ; veiller à l'absence de risque lors du développement et de l'application des nanotechnologies ; promouvoir la dimension sociétale des nanotechnologies ; assurer une synthèse et une fabrication efficaces des nanomatériaux, de leurs composants et de leurs systèmes ; mettre au point des techniques, des méthodes de mesure et des équipements permettant une extension des capacités.

La France s'est fortement engagée dans les nanotechnologies ces dernières années. Selon une enquête de la Direction générale de la compétitivité de l'industrie et des services, 300 entreprises sont engagées dans les nanotechnologies. Or, le tiers d'entre elles ont été crées après 2000 et 85 % sont engagées dans des activités de recherche et développement. Il apparaît que 60 % sont des PME, dont plus de la moitié appartiennent au secteur de l'industrie, énergie et construction et plus d'un tiers à celui des services.

La question des nanotechnologies fait encore débat en Europe et leur développement ne fait pas l'unanimité au sein des grandes familles politiques du Parlement européen.