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Recherche et innovation en Europe : un pas décisif ?

26 juillet 2012 : Recherche et innovation en Europe : un pas décisif ? ( rapport d'information )
b) Les actions Marie Curie

Les actions Marie Curie sont l'instrument historique du PCRDT pour la formation et le développement des carrières des chercheurs. Elles sont des financements de mobilité pour les chercheurs, des partenariats entre le public et le privé dans la recherche, des aides au retour pour les chercheurs expatriés, des réseaux de formation par la recherche et des primes d'excellence pour promouvoir les chercheurs européens de très haut niveau.

Afin de poursuivre et d'approfondir les réseaux de formation, les financements individuels et les échanges de personnel, le budget des actions Marie Curie augmenterait de 4,7 à 6,5 Md€ dans Horizon 2020. Des évolutions seraient également proposées concernant la mobilité intersectorielle et la création d'un doctorat industriel. Concernant la mobilité, la Commission européenne a fait le constat que, en 2008, seuls 7 % des doctorants européens suivaient une formation dans un autre État membre, et s'est fixée comme objectif d'atteindre un taux de 20 % d'ici à 2030. En outre, seuls 46 % des ressources humaines en recherche et innovation travaillent en entreprise, ce qui est nettement inférieur aux taux enregistrés dans les principales économies concurrentes de l'Europe : 69 % en Chine, de 73 % au Japon et de 80 % aux États-Unis.

De l'avis de nombreux acteurs comme la Conférence des présidents d'université, les actions Marie Curie fonctionnent très bien. Elles sont attractives pour les chercheurs et les dossiers sont faciles à monter. Elles sont l'outil de l'intégration professionnelle et doivent le rester. Leur renforcement dans Horizon 2020 est bienvenu.

c) Les infrastructures européennes de recherche

Cette action s'inscrit dans la continuité du programme capacités/infrastructures du 7e PCRDT. Elle a pour objectif de doter l'Europe d'infrastructures de recherche d'envergure mondiale qui soient accessibles à tous les chercheurs d'Europe et d'ailleurs. La Commission propose d'une part, une augmentation de la dotation budgétaire qui passerait de 1,7 milliard d'euros à 2,8 Md€ sur la période, et d'autre part d'ouvrir ces infrastructures à l'innovation en facilitant leur usage par des industriels, notamment.

d) Les technologies futures et émergentes

Ce programme, qui serait doté d'une enveloppe budgétaire de 3,5 Md€ est une nouveauté. Il a vocation à promouvoir des technologies radicalement nouvelles en explorant des idées innovantes et à haut risque s'appuyant sur des bases scientifiques, dans le but d'apporter des avantages à long terme aux citoyens, à l'économie et à la société.

Il s'articulera autour de trois actions : une action pour la recherche ouverte pour identifier de nouvelles technologies, une action pour la recherche exploratoire dans des domaines prometteurs et une action pour répondre aux grands défis scientifiques interdisciplinaires et réaliser des percées scientifiques.