2. Les infrastructures publiques

a) Les transports

Les montants contractualisés sur les deux générations de contrats de développement pour le développement des infrastructures de transport, soit plus d'un milliard de francs français, en font le deuxième poste de dépenses après l'amélioration des conditions de vie.

Si les contrats de développement et la convention Etat/Territoire ont permis le financement d'opérations portuaires et aéroportuaires, les deux-tiers des moyens ont été consacrés à la route.

Le programme contractuel relatif aux routes pour la période 1990-1997 est retracé dans le tableau ci-après.

Opération

Nombre
de km

Coût (F.F.)

Ratio global (F.F./KM)

PROVINCE SUD

 
 
 

1.20 - Route Yaté-Goro

13,70

38.500.000,00

3.091.240,90

1.30 - Route de Thio-Gd Borendy

35,00

33.000.000,00

942.857,14

1.40 - Voie de dégagement ouest

5,00

74.800.000,00

(*)

5 - Route de Bouraké

16,50

7.700.000,00

466.666,64

Total Sud

70,20

154.000.000,00

2.193.732,2

PROVINCE NORD

 
 
 

1 - Route Koné- Tiwaka

68,00

385.000.000,00

5.661.764,68

2 - Route Houaïlou-Kouaoua

42,00

50.827.084,00

1.210.168,69

1.2 - Routes provinciales

80,00

46.189.836,00

577.372,95

RP n°3 - Koh - Canala

3,00

5.500.000,00

1.833.333,32

RP n°5 - Col Vert-Koh

6,40

7.700.000,00

1.203.125,00

Total Nord

199,40

495.216.920,00

2.483.535,2

PROVINCE ILES

 
 
 

Routes de désenclavement

40,00

4.620.000,00

115.500,00

TOTAL ILES

40,00

4.620.000,00

115.500,00

(*) Le calcul de ce ratio n'a pas de valeur indicative du fait qu'il ne s'agit pas ici d'une route classique mais d'un ouvrage urbain.

Il apparaît qu'en fait une part prépondérante des moyens financiers dégagés par la voie contractuelle a été affectée à la réalisation de la route Koné-Tiwaka, c'est-à-dire à la confection du barreau du "H". Opération hautement symbolique. Opération également fortement décriée au regard de son coût rapporté au kilomètre : près de 5,7 millions de francs français.

Les travaux ont débuté en 1990. A ce jour un tronçon d'environ 27 kilomètres n'est pas terminé. Le financement est assuré sur les contrats de développement mais aussi par le Fonds européen de développement (VIIe FED).

En effet, à l'origine de la conclusion du contrat 1990-1992, une enveloppe de 1.800 millions de francs CFP (100 millions de francs français) avait été inscrite pour la construction de la route Koné-Tiwaka. Il est vite apparu que la configuration du projet conduisait à un besoin en financement beaucoup plus important, l'estimation faite par les techniciens s'élevant à 6.584 millions de francs CFP (362 millions de francs français). Le problème qui s'est alors posé était de rechercher des sources de financement complémentaires. Ce problème a été résolu grâce au redéploiement sur le premier contrat de crédits non utilisés sur les opérations agricoles notamment, à l'intervention des ministères de l'Outre-mer et de l'Equipement qui ont ouvert des crédits supplémentaires, à l'intervention du Fonds européen de développement et à l'inscription au deuxième contrat de développement d'une enveloppe de crédits destinée à compléter le besoin en financement.

Aujourd'hui, un "surcoût du surcoût" est constaté puisque le coût final de la route se situe aux environs de 7.500 millions de francs CFP (à peu près 400 millions de francs français), et est dû notamment aux révisions de prix et aux travaux supplémentaires occasionnés par les intempéries.

Il faut ainsi noter que l'intervention d'éléments extérieurs tels que les mauvaises conditions météorologiques (cyclones ESAU et FRAN en 1994, cyclone BETI en début 1996) ont perturbé le déroulement des travaux routiers en causant des dégâts considérables (120 millions de francs CFP de dégâts dus aux cyclones ESAU et FRAN, 70 millions de francs CFP de dégâts dus au cyclone BETI).

Des problèmes d'ordre foncier ont été rencontrés à l'occasion de la réalisation de la dernière section de la route (section 5), certaines tribus riveraines s'étant opposées ou ayant exigé des conditions au passage de la route sur leurs terres. Ce problème a pu être réglé par la province, mais a obligé les techniciens à reconsidérer à plusieurs reprises le tracé de la dernière section de la route.

Enfin, les problèmes de trésorerie qu'à rencontrés la province Nord en 1994-1995 l'ont conduite à réduire sensiblement le rythme de ses investissements routiers sur cette période, ce qui a entraîné un certain retard dans la réalisation des travaux.

Les thèmes associés à ce dossier

Page mise à jour le

Partager cette page