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GOLVAN Victor

Ancien sénateur du Morbihan

Election

  • Elu le 26 avril 1959
  • Réélu le 26 septembre 1965
  • Fin de mandat le 1er octobre 1974 (non réélu)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire de la commission des affaires sociales

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe de l'Union des Démocrates pour la République

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)
Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

GOLVAN (Victor, Léon, Jean)

Né le 6 avril 1902 à Gavres (Morbihan)

Décédé le 16 août 1986 à Vannes (Morbihan)

Député du Morbihan de 1951 à 1956

Sénateur du Morbihan en 1958

Né le 6 avril à Gavres dans le Morbihan, Victor Golvan, fils d'un brigadier des douanes, est issu d'un milieu modeste. Il suit des études au lycée de Vannes, puis à l'école de vétérinaire de Maison-Alfort et à la faculté de médecine de Paris ; après avoir obtenu un doctorat en médecine vétérinaire, il s'installe à Craon (Mayenne) en 1926, en qualité de docteur-vétérinaire.

Victor Golvan s'éloigne après la guerre de sa profession d'origine pour s'engager dans la vie publique : élu maire de Quiberon lors des élections municipales de 1947, il est aussi élu, en 1949, au Conseil général du Morbihan, dont il devient vice-président.

C'est à l'occasion des élections législatives de 1951 que Victor Golvan se présente pour la première fois à la députation : tête de liste RPF, il remporte l'un des sept sièges à pourvoir, avec 52 104 voix sur 248 979 suffrages exprimés ; la relative modestie de cette performance électorale s'explique en partie par le très vif succès de la liste dite d'« Union » (Action sociale paysanne), qui remporte quatre sièges, assurant l'élection, notamment de Raymond Marcellin, ancien ministre, et de Paul Hutin-Desgrées, directeur de Ouest France.

Dans ses engagements électoraux, Victor Golvan justifie son refus de rejoindre la liste d'« Union » par sa défiance vis-à-vis d'une liste « comprenant quatre députés sortant, appartenant à des partis désunis pendant cinq ans, dans une Assemblée qui vient de déclarer faillite ». Puisque « quelques députés RPF ajoutés à une majorité de sortants ne sauveront pas la France », il convient alors, écrit Victor Golvan, de refuser le « Munich électoral pour préparer des lendemains qui ne chantent pas », et de voter pour le seul RPF, afin de donner « le coup de balai nécessaire ».

Nommé membre de la Commission des moyens de communication et du tourisme, de la Commission de la marine marchande et des pêches et de la Commission de l'agriculture, Victor Golvan intervient notamment en faveur des pêcheurs (proposition de loi du 29 novembre 1951 tendant à compléter et à modifier la loi du 7 juillet 1933 fixant le régime des pensions de retraite des marins de commerce et de la pêche), des rentiers-viagers (proposition de loi du 23 février 1953 tendant à soumettre les rentiers-viagers au même régime que les retraités en matière de taxe professionnelle) et des déportés politiques (proposition de loi du 24 novembre 1955 tendant à accorder aux déportés politiques le statut de déporté résistant). Il intervient aussi sur les questions agricoles et vétérinaires (par exemple, sa proposition de loi du 22 octobre 1953 tendant à créer un fonds zoo-sanitaire pour la prophylaxie et l'éradication des maladies animales).

Victor Golvan vote pour les loi Barangé et Marie (21 septembre 1951), et s'abstient volontairement lors des votes d'investiture d'Edgar Faure (17 janvier 1952) et d'Antoine Pinay (6 mars 1952) ; il vote pour l'investiture de Joseph Laniel (26 juin 1953) mais lui refuse la confiance lors du débat sur l'Indochine ce qui provoque la chute du cabinet ; Victor Golvan vote pour l'investiture de Mendès France (17 juin 1954), rejette le traité de Paris instituant la CED (30 août 1954) et refuse sa confiance au cabinet Faure (29 novembre 1955).

Facilement reconduit dans ses mandats de maire, en 1953, et de conseiller général, en 1955, Victor Golvan sollicite le renouvellement de son mandat aux élections législatives de 1956. Il dirige la liste des Républicains sociaux. Avec 14 967 voix, soit 5,4 % des suffrages exprimés, elle n'obtient aucun des sept sièges à pourvoir.

Il se présente ensuite dans le Morbihan à l'élection du 8 juin 1958 au Conseil de la République, comme candidat isolé, et, avec 667 voix sur 1 376 suffrages exprimés, il remporte au second tour l'un des trois siège à pourvoir.

Facilement réélu sous les couleurs de l'UNR, il accomplira une longue carrière au sein du Sénat de la Ve République

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Ve République

GOLVAN (Victor, Léon, Jean)

Né le 6 avril 1902 à Gavre (Morbihan)

Décédé le 16 août 1986 à Vannes (Morbihan)

Député du Morbihan de 1951 à 1956

Sénateur du Morbihan de 1958 à 1974

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1940-1958, tome IV, p. 205-206)

Victor Golvan est élu au Conseil de la République le 8 juin 1958, quelques jours après le retour au pouvoir du général de Gaulle. C'est comme tête de liste de l'Union pour la Nouvelle République (UNR) qu'il est réélu sénateur du Morbihan le 26 avril 1959, avec 719 voix pour 1 291 suffrages exprimés. Il est alors nommé membre de la commission des affaires sociales, où il siégeait depuis janvier 1959. Il la quitte en octobre 1960 pour rejoindre la commission des affaires économiques et du plan où il est renouvelé chaque année.

Pendant ce premier mandat, le vétérinaire qu'il est s'intéresse prioritairement aux affaires agricoles. Il dépose ainsi, en novembre 1959, une proposition de loi tendant à instituer un fonds zoo-sanitaire et à organiser son fonctionnement et ses ressources. En juin et juillet 1960, il intervient plusieurs fois dans la discussion du projet de loi d'orientation agricole. Au même moment, il participe à la discussion du projet de loi relatif à l'enseignement et à la formation professionnelle agricoles. D'octobre 1961 à l'été 1962, il est fortement engagé dans la délibération du projet de loi relatif aux groupements agricoles d'exploitation en commun, comme rapporteur de la commission des affaires économiques. En mai-juin 1965, il est rapporteur, au nom de sa commission, du projet de loi relatif aux conditions nécessaires et à la modernisation du marché de la viande et, à ce titre, est un des principaux intervenants dans le débat en séance.

Chaque année, il est également un habitué du débat du projet de loi de finances et prend la parole sur les budgets de l'agriculture, des travaux publics et des transports, du tourisme, de la marine marchande, de la santé publique et des services du Premier ministre.

Il soutient les gouvernements de Michel Debré puis de Georges Pompidou de ses votes.

En février 1960, il vote le projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre des mesures relatives au maintien de l'ordre en Algérie, et en mai 1965 celui concernant la réforme des régimes matrimoniaux.

Le 26 septembre 1965, Victor Golvan est réélu au Sénat sur la liste d'Entente républicaine constituée par les trois sénateurs sortants, avec 722 voix sur 1 384 suffrages exprimés. Joseph Yvon (groupe des Républicains populaires et du Centre démocratique) et Marcel Lambert (Républicain indépendant) sont également réélus.

Victor Golvan retrouve la commission des affaires économiques et du plan. Pendant ce second mandat, il reste attaché à la défense des questions agricoles. Il est ainsi, en décembre 1966, rapporteur du projet de loi sur l'élevage. Son activité de vétérinaire l'entraîne à rapporter, en juin 1971, le projet de loi relatif à l'exercice de la médecine et de la chirurgie des animaux, en octobre 1972, le projet de loi relatif à la lutte contre les maladies des animaux et, en novembre 1972, le projet de loi de lutte contre la brucellose.

Il s'intéresse de plus en plus aux questions touristiques et environnementales. Dans la discussion des lois de finances, il rapporte, chaque année, le budget du tourisme. Il défend en particulier le tourisme social, le développement des centres nautiques, la sécurité des plages et les routes touristiques. En décembre 1971, il est rapporteur de deux projets de loi autorisant la ratification de plusieurs conventions internationales pour la prévention et le traitement de la pollution des eaux de mer ainsi que sur la question de la responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures.

Ses interventions sont très souvent liées aux enjeux qui touchent la région bretonne et parfois très directement comme, en décembre 1968, lorsqu'il profite du débat sur la loi de finances de 1969 pour traiter du cas de l'école nationale de voile de Beg-Rohu dans la baie de Quiberon.

En décembre 1967, il ne prend pas part au vote de la proposition de loi relative à la régulation des naissances. En juin 1972, il vote le projet de loin portant création et organisation des régions, en novembre 1973 le projet de loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat et, en juin 1974 l'abaissement de l'âge de la majorité à dix-huit ans.

En même temps que ses activités parlementaires nationales, il poursuit ses engagements locaux. Il est réélu maire de Quiberon en 1959, en 1965 et en 1971. Il est également réélu conseiller général du canton de Quiberon en 1961, en 1967 et en 1973. Il est vice-président du Conseil général du Morbihan à la fin des années 1960 et dans les années 1970. Il siège également, comme parlementaire, au Conseil régional de la Bretagne. Outre cela, il assume, dans les années 1960 et 1970, les fonctions de président du Comité régional du tourisme de Bretagne et de la Société d'économie mixte de l'équipement touristique du Morbihan.

Il est candidat au renouvellement de son mandat au scrutin sénatorial du 22 septembre 1974 sur la liste d'Union de la majorité emmenée par le Raymond Marcellin. Mais, avec seulement 402 voix sur 1 369, Victor Golvan est battu. S'achève ainsi une carrière parlementaire particulièrement active, de vingt-et-une années, menée sous deux républiques. À la fin des années 1970, il se retire de l'action politique.

Victor Golvan décède à Vannes le 16 août 1986 à 84 ans.

Il était officier du Mérite agricole et des Palmes académiques. Après sa disparition, le Conseil municipal de Quiberon décide de donner son nom à une artère de la ville.

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Photo de M. Victor GOLVAN, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union des Démocrates pour la République
Etat-civil
Né le 6 avril 1902
Décédé le 16 août 1986
Profession
Vétérinaire
Département
Morbihan