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LAURENT Bernard

Ancien sénateur de l'Aube

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Devenu Sénateur le 23 novembre 1981 (en remplacement de M. Pierre LABONDE, décédé)
  • Elu le 24 septembre 1989
  • Fin de mandat le 15 juillet 1994 (décédé)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Président de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

LAURENT (Bernard)

Né le 19 janvier 1921 à Marigny-le-Châtel (Aube) Décédé le 15 juillet 1994 à Marigny-le-Châtel (Aube)

Député de l'Aube de 1958 à 1962

Sénateur de l'Aube de 1981 à 1994

Bernard Laurent naît en 1921 à Marigny-le-Châtel dans une famille d'agriculteurs. Après avoir fréquenté le collège Saint-Joseph à Reims et obtenu un baccalauréat littéraire en 1938, il reprend l'exploitation familiale dès 1941. En raison de ses liens avec la Résistance, il est arrêté par les Allemands en juin 1944 mais parvient à s'évader du train qui le menait en Allemagne. La guerre terminée, s'ouvre alors pour lui un parcours de militant dans les organisations agricoles. D'abord membre de la Jeunesse agricole chrétienne (JAC), il intègre ensuite la chambre d'agriculture de l'Aube, dont il sera de 1964 à 1976 le vice-président. En 1976, c'est à la tête de la SAFER qu'il est élu.

La carrière politique de Bernard Laurent débute en 1947 lorsqu'il est élu maire de son village natal. Ses électeurs lui renouvellent leurs suffrages durant 36 ans, jusqu'en 1983. Il décide alors de rester simple conseiller municipal. Son implantation locale prend une nouvelle ampleur en 1959 avec son élection au Conseil général de l'Aube dans le canton de Marcilly-le-Hayer. Sans cesse réélu, il devient président de l'assemblée départementale en mars 1982 sous les couleurs de l'UDF. Il assume cette fonction jusqu'en juillet 1990 lorsqu'il démissionne pour éviter qu'une guerre de succession au sein de sa famille politique ne la pénalise lors des élections suivantes. Il reste néanmoins conseiller général jusqu'à la fin de son mandat, en 1992. Le département de l'Aube lui doit notamment la mise en place de grands axes routiers, la modernisation de l'équipement éducatif et le développement du tourisme. Son appartenance à cette assemblée lui permet d'intégrer le Conseil régional de Champagne-Ardenne dès sa création. De 1973 à 1986, il en préside la commission des finances puis renonce à solliciter un nouveau mandat régional.

A la faveur de la nouvelle République, en novembre 1958, Bernard Laurent est élu député de la

3e circonscription de l'Aube sous les couleurs du Mouvement républicain populaire (MRP). A peine 300 voix lui permettent de devancer le communiste Maurice Camuset au 2e tour. A l'Assemblée nationale, il s'inscrit au groupe des Républicains populaires et du Centre démocratique et est nommé à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales, dont il devient le vice-président en juin 1962. En 1959 et 1960, il est nommé rapporteur pour avis des projets de loi de finances pour les crédits relatifs aux finances, aux affaires économiques

et aux charges communes. Ses interventions en séance publique se concentrent sur le domaine agricole dans ses multiples déclinaisons : équipement agricole (problème du stockage et prix des céréales en 1959, 1960), régimes de couverture sociale des agriculteurs et des salariés agricoles (1960, 1961) ou encore remembrement et baux ruraux (1959, 1960).

En février 1960, alors que les Centristes sont encore représentés au sein de l'exécutif, le député Bernard Laurent vote la loi autorisant le Gouvernement à prendre, en vertu de l'article 38 de la Constitution, certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie. Comme son groupe parlementaire, il soutient la motion de censure contre le gouvernement Pompidou en octobre 1962. Mais, lors de la crise parlementaire de l'automne 1962, comme nombre de députés MRP, il est battu par le candidat UNR-UDT Jean Durlot et doit quitter le Palais Bourbon.

Le lien de Bernard Laurent avec le Sénat remonte à 1971 : il est alors suppléant du sénateur Républicain indépendant de l'Aube, Pierre Labonde. Il l'est à nouveau en 1980, ce qui lui permet d'être proclamé sénateur à la mort prématurée de Pierre Labonde, en novembre 1981. Neuf ans plus tard, il lui faut attendre le 2e tour pour que son nom recueille 441 voix sur 929 suffrages exprimés. A son arrivée au Sénat, Bernard Laurent s'inscrit au groupe de l'Union centriste des démocrates de progrès et à l'Union centriste à partir de 1984. Il est nommé à la commission des affaires économiques jusqu'en 1986. Il intègre ensuite la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du règlement et d'administration générale, dont il est secrétaire en 1992 et vice-président de 1992 à 1994. Bernard Laurent fournit un travail parlementaire important en volume et reconnu en qualité. Il est ainsi rapporteur pour avis, lors des discussions des projets de loi de finances, sur les crédits relatifs à la décentralisation et à l'administration territoriale (1989-1991). Il rapporte également plusieurs projets de loi sur le changement de statut de la Polynésie française (1990-1991, 1994), sur la transparence de l'attribution des marchés publics (1990-1991) et portant réforme du Code pénal (1992, 1993). En 1988, rapporteur pour avis sur le projet de loi instaurant le RMI, il s'y déclare favorable tout en se prononçant pour sa gestion par les départements. A plusieurs reprises, il participe aux missions d'étude à l'étranger (Asie de l'Est en

1988, Russie en 1993). En 1986, il propose de réformer la dotation globale de fonctionnement du Sénat et en

1990, il souhaite allonger la seconde session ordinaire du Parlement.

Bernard Laurent participe également à des commissions d'enquête sur la sécurité publique, sur les accords Schengen et sur les juridictions administratives (1991). Il préside celle chargée de faire la lumière sur l'affaire Georges Habache (1992). Ses interventions à la tribune et les questions qu'il pose au Gouvernement sont également nombreuses et relèvent de thèmes variés. Ainsi le sénateur de l'Aube s'intéresse-t-il à l'agriculture, au logement, à l'emploi de la langue française, mais aussi au problème de l'immigration et du séjour des étrangers en France. Homme de foi, président du Groupe de spiritualité du Sénat, au printemps 1994, ce sont les questions éthiques relatives au don d'organes et à l'utilisation des produits issus du corps humain qui le font réagir.

En 1982, il vote la loi Defferre sur la décentralisation et la réforme des prestations vieillesse, d'invalidité et de veuvage. A l'automne 1988, il apporte sa voix à la création du revenu minimum d'insertion. Européen enthousiaste, Bernard Laurent vote la transposition du traité de Maastricht dans la Constitution en 1992. L'année suivante, il soutient la réforme des pensions de retraite et de la sécurité sociale voulue par le gouvernement d'Edouard Balladur.

Chevalier de la Légion d'honneur, de l'ordre national du Mérite et des Palmes académiques, officier du Mérite agricole, Bernard Laurent décède à 74 ans d'un malaise cardiaque à son domicile de Marigny-le-Chatel. Son suppléant, Yann Gaillard, maire d'Essoyes, lui succède au Palais du Luxembourg.

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Photo de M. Bernard LAURENT, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 19 janvier 1921
Décédé le 15 juillet 1994
Profession
Agriculteur
Département
Aube