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PAULY Paul

Ancien sénateur de la Creuse

Election

  • Elu le 23 septembre 1962
  • Réélu le 26 septembre 1971
  • Fin de mandat le 27 juin 1973 (décédé)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation
  • Membre du Groupe socialiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)
Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

PAULY (Paul)

Né le 22 juillet 1901 à Aubusson (Creuse)

Décédé le 27 juin 1973 à Champagne-sur-Oise (Val d'Oise)

Sénateur de la Creuse de 1946 à 1973

Maire d'Aubusson et conseiller général de la Creuse depuis 1945, Paul Pauly est élu président de l'assemblée départementale et conseiller de la République à partir de 1946. A la Chambre haute, il acquiert très rapidement la réputation de spécialiste des questions financières. Inscrit au groupe socialiste, il vote contre le projet de loi relatif aux pleins pouvoirs le 2 juin 1958, mais pour la révision constitutionnelle.

Aux élections sénatoriales de 1959, les deux sénateurs SFIO sortants de la Creuse, Paul Pauly et Gaston Chazette, se représentent devant les grands électeurs. Alors que le maire d'Aubusson est réélu au second tour, le radical Eugène Romaine l'emporte devant Chazette, alors en conflit avec les communistes. Au renouvellement de septembre 1962, les sénateurs Romaine et Pauly sont confirmés dans leur fonction.

De 1959 à 1968, Paul Pauly siège à la commission des affaires culturelles, puis jusqu'à son décès en 1973 à la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la nation. Au sein de ces deux commissions, il est nommé rapporteur du budget de l'éducation jusqu'en 1968, puis de l'imprimerie nationale et, enfin, des services financiers, au début des années 1970. Homme d'une grande rigueur, il se plaît fréquemment à souligner lors de la discussion annuelle du projet de loi de finances, qu'une vieille déformation professionnelle l'incite « à la prudence, sinon à la méfiance, chaque fois qu'il faut parler des chiffres ».

Envisageant la fiscalité avant tout comme un instrument de redistribution des richesses et un facteur de progrès, il s'oppose à de multiples reprises aux choix budgétaires des gouvernements qui se succèdent. C'est particulièrement le cas en matière d'éducation. En tant que rapporteur de la commission des affaires culturelles ou en son nom personnel, il ne cesse de souligner la faiblesse de l'effort financier fait par l'Etat en faveur de l'école, alors que le nombre des écoliers est en pleine augmentation. Pour le sénateur de la Creuse « défendre la jeunesse, c'est mettre à sa portée tous les moyens de faire valoir ses aptitudes et ses goûts » (1963). Il demande également au Gouvernement, en 1959, d'augmenter les allocations des vieux travailleurs salariés et, en 1970, de soutenir davantage les coopératives d'utilisation du matériel agricole (CUMA), si importantes pour les petites exploitations agricoles. Lui-même ancien percepteur, il interroge oralement en 1959 le ministre des Finances et des affaires économiques, pour savoir s'il est exact qu'il envisage de supprimer cent cinquante perceptions, ce qui serait à ses yeux une injustice et une erreur économique. En appelant comme souvent à la raison de ses collègues, il entend démontrer, en 1967, les dangers du projet de loi relatif aux évaluations des propriétés bâties servant de base aux impôts locaux directs, et demande une réforme globale de la fiscalité locale. Il déplore aussi, en 1969, la hausse des aides de l'Etat accordées à l'industrie privée.

Ses compétences en matière financière et fiscale expliquent ses constantes désignations de 1959 à 1972 à la commission spéciale chargée de vérifier et d'apurer les comptes. Il est également choisi en 1964 pour faire partie de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi portant réforme du code des pensions civiles et militaires de retraite.

Sénateur d'une grande activité, Paul Pauly intervient également pour défendre les intérêts de la Creuse. En 1960, il demande l'aide de l'Etat pour faire face aux dommages causés par les inondations dans le Centre de la France, et tout particulièrement dans son département.

Réélu au second tour des élections sénatoriales, le 26 septembre 1971, Paul Pauly apporte toute son expérience lors de l'importante discussion du projet de loi portant création et organisation des régions. Durant la séance du 30 mai 1972, il explique son hostilité à la mise en place de ce qu'il nomme « vingt-deux petits parlements flanqués de vingt-deux gouverneurs missi dominici de Charlemagne ou intendants de l'Ancien régime », et conclut son intervention en lançant cette mise en garde : « Votre projet, timide aujourd'hui, sera dangereux demain. Allez-vous défaire la France au moment où vous voulez faire l'Europe ? ». Comme la majorité du groupe socialiste, il vote contre cette loi.

A l'occasion des autres grands scrutins publics marquant les temps forts des débuts de la Ve République, le sénateur Pauly vote pour la loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie (1960), pour la loi portant réforme des régimes matrimoniaux (1965), et pour celle relative à la régulation des naissances (1967).

En parallèle de son activité politique nationale, Paul Pauly conserve d'importantes fonctions locales. Constamment réélu dans le canton d'Aubusson, il préside également le Conseil général de la Creuse, à partir duquel il s'efforce de favoriser la modernisation des équipements de ce département très rural. Il reste également maire d'Aubusson. Lui-même passionné de tapisserie, il soutient les ateliers qui confèrent à la ville sa renommée mondiale. Après avoir très largement remporté les élections municipales de janvier 1971, il laisse Viktor Pakomoff, jusqu'alors premier adjoint, devenir maire. Il est aussi vice-président des maires de la Creuse et membre de la commission de développement économique régionale (CODER) du Limousin.

Paul Pauly décède en 1973. Au Sénat, il est remplacé par son suppléant, Michel Moreigne, et par André Chandernagor au Conseil général de la Creuse.

Son éloge funèbre est prononcé le 9 octobre par le président du Sénat, Alain Poher.

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Photo de M. Paul PAULY, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe socialiste
Etat-civil
Né le 22 juillet 1901
Décédé le 27 juin 1973
Profession
Percepteur
Département
Creuse