Appartenance politique :
Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Européen
État civil :
Né le 30 novembre 1919
Décédé le 16 décembre 2021
Profession :
Médecin
Département :
Charente-Maritime
Vème République

Ancien sénateur de la Ve République


Travaux parlementaires

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


BONDUEL (Stéphane)

Né le 30 novembre 1919 à Pékin (Chine)

Décédé le 16 décembre 2021 à Tonnay-Boutonne (Charente-Maritime)

Sénateur de la Charente-Maritime de 1980 à 1989

Stéphane Bonduel voit le jour le 30 novembre 1919 à Pékin, où son père est alors médecin chef de la délégation française. Après avoir suivi des études aux facultés de médecine de Bordeaux et de Paris, il obtient un doctorat et embrasse la profession de médecin généraliste.

Parallèlement à sa carrière professionnelle, il s'engage en politique au sein du parti radical. En 1953, il est élu maire de Tonnay-Boutonne. Réélu ensuite à six reprises, il administre cette petite commune située au coeur de la Saintonge jusqu'en 1995. De 1959 à 1985, il est également conseiller général du canton de Tonnay-Boutonne. Il exerce la vice-présidence du conseil général de la Charente-Maritime de 1973 à 1982. Il siège aussi de 1973 à 1986 au conseil régional de Poitou-Charentes, dont il est vice-président de 1978 à 1983.

Membre du comité directeur du Mouvement des radicaux de gauche (MRG), il se porte candidat aux élections sénatoriales du 28 septembre 1980 sur la liste d'action pour la Charente-Maritime présentée par ce parti. Au premier tour, il obtient 380 des 1 339 suffrages exprimés. Au second tour, il est élu sénateur de la Charente-Maritime avec 806 des 1 325 suffrages exprimés. Ses deux colistiers, le sortant Josy Moinet et Michel Rigou, sont également élus au second tour, avec respectivement 891 et 731 voix.

Au Palais du Luxembourg, Stéphane Bonduel se rattache administrativement au groupe de la Gauche démocratique d'octobre 1980 à mai 1984, avant de rejoindre celui du Rassemblement démocratique en mai 1984. Ensuite, d'octobre 1984 à septembre 1989, il s'inscrit au groupe de la Gauche démocratique, dont il est vice-président à partir de 1986. Il est membre de la commission des finances.

Sa curiosité le conduit à s'intéresser à des sujets très variés au cours de son mandat sénatorial. Il s'intéresse particulièrement au sport. Rapporteur spécial du budget de la jeunesse, des sports et des loisirs de 1980 à 1988, il est aussi membre ès qualités de la commission nationale du sport de haut niveau en 1988 et 1989. En séance publique, il s'exprime sur l'organisation et la promotion des activités physiques et sportives (1983-1984), ainsi que sur la répression de l'usage des produits dopants à l'occasion des compétitions sportives (1989). Il suit aussi de près les questions éducatives. Intervenant régulièrement lors de la discussion du budget de l'Éducation nationale, il prend la parole à propos de textes sur l'enseignement supérieur (1981 et 1983) et du projet de loi d'orientation sur l'éducation (1989).

Le sénateur de la Charente-Maritime n'a par ailleurs de cesse de combattre l'insécurité routière. En 1987, il dépose une proposition de loi tendant à insérer dans le code de procédure pénale un article étendant aux associations de défense des victimes de la route les dispositions du code de procédure pénale s'appliquant à certaines associations. La même année, lors de la discussion du projet de loi visant à renforcer la lutte contre l'alcool au volant, il plaide en faveur de mesures préventives efficaces et de la multiplication de contrôles de l'alcoolémie. Il prend aussi position en faveur de l'amélioration de la situation des victimes d'accidents de la circulation en 1985, puis de diverses dispositions en matière de sécurité routière en 1989.

Le tourisme constitue l'un de ses autres sujets de prédilection. Président de l'Office du tourisme de Charente-Maritime, il est nommé membre suppléant du conseil d'administration de l'agence nationale pour l'information touristique et membre du conseil national du tourisme. En 1987, lors de la discussion du budget du tourisme, il déplore sa modestie au regard de son importance dans l'économie française. À l'inverse, en 1988, il se félicite de sa hausse, ainsi que de la nomination d'un ministre délégué chargé du tourisme.

Stéphane Bonduel consacre également une part importante de son action sénatoriale aux collectivités territoriales. Fervent partisan de la décentralisation, il se préoccupe souvent des finances et de la fiscalité locales. Il s'exprime en séance publique sur des questions aussi diverses que les droits et obligations des locataires et des bailleurs (1982), les conjoints d'artisans et de commerçants travaillant dans l'entreprise familiale (1982), la Cour des comptes (1982), le Conseil économique et social (1983), la transparence financière de la vie politique (1988), l'intégration des agents non-titulaires dans des emplois permanents de l'État (1983) et la production de l'éthanol (1985). En 1985, il est nommé membre de la commission de contrôle sur les modalités de fonctionnement du service public des postes.

Il vote en faveur de la loi portant abolition de la peine de mort, en 1981, de la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage, en 1982. Il se prononce contre la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes, en 1980. Il s'abstient sur la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions en 1982 et sur la loi relative au revenu minimum d'insertion en 1988.

Neuf ans après son arrivée au Palais du Luxembourg, il se représente aux élections sénatoriales du 24 septembre 1989. Candidat sur la liste majorité de progrès pour la Charente-Maritime, il perd son siège sénatorial au premier tour, comme les deux autres sortants du MRG, J. Moinet et M. Rigou : n'obtenant que 262 des 1 463 suffrages exprimés, il est nettement battu par trois candidats de la liste d'union de la droite, François Blaizot (846 voix), Claude Belot (813 voix) et Michel Doublet (761 voix).

Après ce revers, Stéphane Bonduel ne conserve plus qu'un seul mandat, celui de maire de Tonnay-Boutonne. Non candidat aux élections municipales de 1995, il se retire de la vie politique.

Il s'éteint le 16 décembre 2021 à l'âge de cent-deux ans. Il était chevalier de l'ordre national du Mérite et des Palmes académiques.

Sources

Archives du Sénat : dossier personnel de sénateur.

Who's who in France, plusieurs éditions.

Elu le 28 septembre 1980
Fin de mandat le 1er octobre 1989 (non réélu)

Membre de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation
Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Européen

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaires
de Stéphane BONDUEL

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