- Appartenance politique :
- Membre du Groupe des Républicains et Indépendants
- État civil :
- Né le 7 février 1936
Décédé le 17 décembre 2021 - Profession :
- Chef d'agence de la Caisse d'Epargne
- Département :
- Corse-du-Sud

-
Ancien sénateur de la Ve République
Travaux parlementaires
Ve République
ROCCA SERRA (Louis-Ferdinand de)
Né le 7 février 1936 à Mâcon (Saône-et-Loire)
Décédé le 17 décembre 2021 à Cauro (Corse-du-Sud)
Sénateur de Corse-du-Sud de 1994 à 2001
Louis-Ferdinand de Rocca Serra voit le jour le 7 février 1936, à Mâcon. Après des études à Paris et Aix-en-Provence, il obtient une maîtrise de droit. Il devient ensuite chef d'agence de la Caisse d'épargne.
Il débute sa carrière politique en 1963. Cette année-là, il devient maire de Levie, succédant à son père Jacques, décédé en fonction. Réélu ensuite à sept reprises, il administre la « capitale » de l'Ata Rocca sans interruption jusqu'en 2004. C'est également en 1963 qu'il est pour la première fois élu conseiller général du canton de Levie. Dès lors, il siège jusqu'en 2001 au conseil général de Corse-du-Sud, dont il est premier vice-président de 1985 à 2001. Fort de l'exercice de ces mandats, L.-F. de Rocca Serra, adhérent du Parti républicain et de l'Union pour la démocratie française, est porté à plusieurs présidences en Corse : celle du district de l'Alta Rocca de 1991 à 2001, celle de l'association des maires de la Corse-du-Sud à partir de 1992 et celle du Parc naturel régional de Corse en 1995. Par ailleurs, il siège à l'Assemblée de Corse de 1984 à 1992.
Fort de cette implantation solide dans l'Île de Beauté, il devient suppléant de Charles Ornano, réélu sénateur de Corse-du-Sud aux élections du 24 septembre 1989. À la suite de la disparition de l'unique parlementaire bonapartiste de France le 19 février 1994, L.-F. de Rocca Serra le remplace au Sénat.
Quatre ans plus tard, il remporte les élections sénatoriales du 27 septembre 1998 sous l'étiquette de Démocratie libérale, parti fondé en 1997, et au bureau politique duquel il siège. Au premier tour, le premier vice-président du conseil général arrive en tête avec 167 des 348 suffrages exprimés. Puis au second tour il est réélu sénateur de Corse-du-Sud avec 173 des 350 suffrages exprimés. Il devance alors le divers droite Philippe Ceccaldi (129 voix) et François Piéri, du Parti radical de gauche (48 voix).
Au Palais du Luxembourg, il s'inscrit au groupe des républicains et indépendants. D'abord membre de la commission des lois (1994-1998), il rejoint ensuite la commission des finances (1998-2001). Cette dernière lui confie la charge, de 1998 à 2000, de présenter le rapport spécial du budget des charges communes. Au nom de la commission des finances, il présente aussi, en 2000, un rapport d'information sur la gestion et l'utilisation des dépenses éventuelles et accidentelles depuis 1990.
Durant ses mandats sénatoriaux, il accorde une attention toute particulière aux questions concernant la Corse. L.-F. de Rocca Serra est ainsi l'auteur, en 1995, d'une proposition relative à la représentativité des organisations syndicales dans la collectivité territoriale de Corse. En qualité de sénateur de Corse-du-Sud, il est également nommé membre du Fonds d'intervention pour l'aménagement de la Corse.
Il s'investit particulièrement dans la discussion du projet de loi relatif au statut fiscal de l'île en 1994, puis dans celle du projet de loi relatif à la zone franche de Corse, en 1996. En séance publique, il intervient également au sujet du terrorisme (1996), de l'indemnité compensatrice de transports pour les fonctionnaires de l'île (1999) et de l'application en Corse de taux de TVA réduits sur des travaux d'aménagement de logements (1999). En juin 2001, il est nommé membre de la commission spéciale sur le projet de loi relatif à la Corse.
Au Sénat, L.-F. de Rocca Serra ne s'intéresse cependant pas qu'à l'Île de Beauté. Membre titulaire du conseil national des services publics départementaux et communaux de 1996 à 1998, il interpelle en novembre 1997 Dominique Voynet, ministre de l'Aménagement du territoire, sur le maintien des services de proximité dans les zones rurales. Puis, en décembre 1997, lors de l'examen du projet de loi de finances pour 1998, il défend un amendement visant à remédier aux difficultés d'application de mesures d'exonération de taxe professionnelle prises en faveur des zones défavorisées. En outre, en novembre 1994, il prend la parole en séance publique à la Haute Assemblée à propos de la politique spatiale française. Et en novembre 1998 il soutient un amendement de Charles Revet, sénateur de la Seine-Maritime, au projet de loi de finances pour 1999 : cet amendement préconise l'application du régime d'exonération partielle des droits de mutation à titre gratuit à toutes les parts de groupement foncier agricole détenues par des personnes physiques.
En outre, le sénateur de la Corse-du-Sud est membre titulaire de la délégation parlementaire pour l'Union européenne de 1995 à 1998. En 1996, il est envoyé au Nicaragua avec Joseph Klifa, député du Haut-Rhin, en mission d'observation des élections présidentielle, législative et municipale.
Lors des scrutins publics au Sénat, il vote en faveur de la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail en 1998, de la loi relative au pacte civil de solidarité, en 1999, et de la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes, en 1999.
Son mandat prend fin le 20 septembre 2001, en application d'une décision du Conseil constitutionnel. Il s'éteint le 17 décembre 2021 à l'âge de quatre-vingt-cinq ans, à Cauro, près d'Ajaccio.
Sources
Archives du Sénat : dossier personnel de sénateur.
Devenu Sénateur le 20 février 1994 (en remplacement de M. Charles ORNANO,
décédé)
Elu le 27 septembre 1998
Fin de mandat le 20 septembre 2001 (déchéance constatée par le Conseil
Constitutionnel)
Membre du Groupe des Républicains et Indépendants
Extrait de la table nominative
Résumé de
l'ensemble des travaux parlementaires
de Louis Ferdinand de ROCCA SERRA
Avertissement : les extraits de tables nominatives et biographies sont issus d'une reconnaissance automatisée des caractères ; merci de nous signaler toute erreur ou coquille.
Page mise à jour le
Pour toute remarque relative à cette page, veuillez contacter : anciens-senateurs@senat.fr