- Appartenance politique :
- Membre du Groupe socialiste et républicain
- État civil :
- Né le 16 juin 1943
Décédé le 3 février 2022 - Profession :
- Professeur des écoles
- Département :
- Pyrénées-Atlantiques
- Contact :
- Permanence : 28 rue Lormand
1er étage, escalier B
64100 Bayonne
Tél. : 05.59.70.56.39
Fax : 05.59.70.57.71

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Ancien sénateur de la Ve République
Travaux parlementaires
Ve République
LABAZÉE (Georges)
Né le 16 juin 1943 à Viven (Basses-Pyrénées)
Décédé le 3 février 2022 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)
Député des Pyrénées-Atlantiques de 1981 à 1986
Sénateur des Pyrénées-Atlantiques de 2011 à 2017
Fils d'agriculteurs, Georges Labazée voit le jour le 16 juin 1943 à Viven, village béarnais situé au nord de Pau. Après avoir étudié à l'École normale de Périgueux, il devient instituteur. Affecté d'abord en Dordogne de 1963 à 1966, il est ensuite mis à la disposition de la Ligue française de l'enseignement de 1966 à 1974, avant d'enseigner à Pau de 1974 à 1981.
Parallèlement à sa carrière d'instituteur, il s'engage en politique en rejoignant le Parti socialiste (PS). En 1971, il obtient son premier mandat : il est élu conseiller municipal de Viven. Devenu ensuite adjoint au maire, en 1977, il siège sans interruption au conseil municipal de sa commune natale jusqu'en 2001. Il est également conseiller général du canton de Thèze de 1976 à 2015.
Suppléant d'André Labarrère, député socialiste de la première circonscription des Pyrénées-Atlantiques réélu au second tour des élections législatives du 21 juin 1981, il le remplace à l'Assemblée nationale à partir du 24 juillet 1981. André Labarrère est en effet confirmé comme ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Relations avec le Parlement.
Au Palais Bourbon, de 1981 à 1986 il s'inscrit au groupe socialiste et siège à la commission des lois. Durant son mandat de député, cet instituteur accorde une place particulière à la fonction publique. Rapporteur pour avis du budget qui lui est consacré, il rapporte aussi différents textes législatifs la concernant : sur les droits et obligations des fonctionnaires (1983), la limite d'âge dans la fonction publique et le secteur public (1984), la limite d'âge des magistrats hors hiérarchie de la Cour de cassation (1984) et la suppression des limites d'âge pour l'accès à la fonction publique (1984). En séance publique, il s'exprime au sujet des retenues pour grèves de fonctionnaires (1982), de la fonction publique territoriale (1983) et du syndicalisme chez les agents de l'État (1985).
Très engagé en faveur de la cause des enfants, il est rapporteur de la proposition de loi portant sur diverses mesures tendant à favoriser l'adoption plénière, en 1982. Membre du conseil supérieur de l'adoption de 1981 à 2016, il le préside en 1983. En 1984, il intervient dans la discussion du projet de loi relatif aux droits des familles dans leurs rapports avec les services chargés de la protection de la famille et de l'enfance.
En outre, il rapporte une proposition de loi, en 1984, visant à établir un titre de propriété des communes sur les biens situés à l'intérieur de leurs limites cadastrales et une autre, en 1985, sur la dotation globale d'équipement.
Les questions agricoles examinées à l'Assemblée nationale l'intéressent également. Ainsi, en séance publique, il s'exprime à propos des ententes illicites entre des sociétés d'engrais (1981), du syndicalisme agricole (1981), de l'enseignement agricole (1981), de la création d'offices d'intervention dans le secteur agricole (1982) et de la dotation aux jeunes agriculteurs (1984).
D'autres sujets retiennent son attention dans les débats au Palais Bourbon entre 1981 et 1986 : la protection des délégués du personnel (1982), l'industrie aéronautique dans le Sud-Ouest (1982), les mouvements d'éducation populaire (1984), la police nationale (1985), ainsi que l'organisation des régions et la modification de dispositions relatives au fonctionnement des conseils généraux (1985).
Lors des scrutins publics à l'Assemblée nationale, il vote la loi portant abolition de la peine de mort, en 1981, la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions, en 1982, et la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage, en 1982.
Il voit son mandat de député prendre fin le 1er avril 1986, A. Labarrère s'étant représenté et ayant été réélu aux élections législatives de mars 1986. Après ce premier mandat parlementaire, Georges Labazée continue de jouer un rôle important dans la vie politique des Pyrénées-Atlantiques. Toujours adjoint au maire de Viven et conseiller général du canton de Thèze, il siège aussi de 1992 à 2010 au conseil régional d'Aquitaine, dont il est vice-président de 1998 à 2004. Au conseil général des Pyrénées-Atlantiques, il assume la responsabilité de l'opposition socialiste. En 2008, il échoue de peu à obtenir la présidence de l'assemblée départementale, battu par Jean Castaing, élu au bénéfice de l'âge. Mais à la suite de la victoire inédite de la gauche aux élections cantonales dans les Pyrénées-Atlantiques en mars 2011, Georges Labazée est élu président du conseil général. Il exerce dès lors cette présidence départementale jusqu'en 2015.
Quelques mois après cette élection à la tête du conseil général et vingt-cinq après avoir quitté l'Assemblée nationale, il brigue un nouveau mandat parlementaire : il se porte candidat aux élections sénatoriales du 25 septembre 2011 sous les couleurs du PS. Au premier tour, il obtient 620 des 1 676 suffrages exprimés. Puis, au second tour, il est élu sénateur des Pyrénées-Atlantiques avec 714 des 1 732 suffrages exprimés.
Au Palais du Luxembourg, il s'inscrit au groupe socialiste (2011-2015), devenu groupe socialiste, écologiste et républicain (2015-2017). Membre de la commission des affaires sociales de 2011 à 2017, il se soucie tout particulièrement des retraites, de la prise en compte des personnes âgées, et plus largement de la politique de la santé. En 2015, il est corapporteur avec Gérard Laroche du projet de loi relatif à l'adaptation de la société au vieillissement. Il rapporte également le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2014 (2013), ainsi qu'une proposition de loi sur la mise en place d'un dispositif de réduction d'activité des moniteurs de ski (2014). Par ailleurs, en 2013, il est l'auteur d'un rapport d'information sur la politique vaccinale de la France.
En séance publique, il s'exprime au sujet des services d'aide et d'accompagnement à domicile (2011), des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (2012), du projet de loi garantissant l'avenir et la justice du système de retraites (2013), des déserts médicaux (2014), du projet de loi de modernisation du système de santé (2015), ainsi que des droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie (2015). Fort de son expertise sur ces questions, il représente le Sénat dans différentes instances : le conseil d'orientation des retraites (2014-2017), le comité de surveillance du fonds de réserve pour les retraites (2015-2017) et le comité de surveillance du fonds de solidarité vieillesse (2015-2017). Il est aussi membre suppléant du comité national des retraités et des personnes âgées (2015- 2017). Il est aussi chargé d'une mission temporaire, de novembre 2016 à avril 2017, auprès de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la santé, et de Pascale Boistard, secrétaire d'État chargée des personnes âgées et de l'autonomie. Sa mission porte sur les services d'aide et d'accompagnement à domicile des personnes en perte d'autonomie.
Au cours de son mandat sénatorial, il se montre également attentif aux questions intéressant les collectivités territoriales. Membre de la délégation sénatoriale aux collectivités sénatoriales et à la décentralisation (2011-2017), dont il est secrétaire (2014-2015) puis vice-président (2015-2017), il présente en son nom des rapports d'information sur les contrats entre l'État et les collectivités sénatoriales (2012) et le non-cumul des mandats (2012 et 2013). En outre, il dépose six amendements, en 2014, au projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, texte qu'il vote ensuite lors d'un scrutin public en 2015 : le président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques défend alors les départements, plaidant pour la suppression du transfert des collèges aux régions et le maintien des missions de solidarité au niveau départemental. En séance publique, il s'exprime aussi sur l'organisation des transports scolaires par les départements (2012 et 2013), l'élection des conseillers départementaux, municipaux et intercommunaux (2013), le financement de la formation professionnelle par les régions (2014), la politique de protection des espaces naturels agricoles par les départements (2014), la fonction publique territoriale (2016) et le prix de revente des caveaux par les communes (2017).
Il oeuvre également en faveur de son département. Il intervient ainsi au sujet de la réalisation de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Espagne (2012), de l'emploi (2015) ou des effectifs de police à Hendaye (2015). Georges Labazée se fait aussi l'avocat des langues régionales, notamment de l'occitan et du basque, lors de la discussion du projet de loi constitutionnelle autorisant la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires en 2015. N'hésitant pas alors à s'exprimer à plusieurs reprises en béarnais, il affirme que « les langues régionales sont consubstantielles à la République et doivent donc être considérées comme telles1. »
Toujours aussi engagé dans la cause des enfants, il continue de siéger au Conseil supérieur de l'adoption jusqu'en 2017, puis l'enfance il rejoint le Conseil national de la protection de l'enfance, à partir de janvier 2017. Il s'exprime en séance publique au Sénat à propos de l'amélioration de la protection des enfants dont les familles font l'objet d'une enquête sociale (2012) et des conditions de révocation de l'adoption simple (2015).
De nombreux autres sujets le voient intervenir dans les débats sénatoriaux, parmi lesquels les emplois d'avenir (2012), les conséquences sociales de la fermeture de sites industrielles (2014), le financement du logement social (2014), l'instauration de nouvelles libertés et protections pour les entreprises (2016), la lutte contre la transparence et la modernisation de la vie économique (2016), ainsi que la stabilisation du droit de l'urbanisme (2016).
Il vote en faveur de la loi relative à la création de la Banque publique d'investissement en 2012, de la loi relative à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme en 2012, de la loi pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes en 2014 et des cinq lois prorogeant l'application de l'état d'urgence en 2015 et 2016. Il se prononce en revanche contre la loi interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur, en 2014, et la loi constitutionnelle de protection de la Nation (engagement de l'état d'urgence, dépossession de la nationalité française) en 2016. Il s'abstient sur la loi autorisant la ratification de la décision du Conseil européen modifiant l'article 136 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, en ce qui concerne le mécanisme de stabilité pour les États membres dont la monnaie est l'euro en 2012.
Georges Labazée brigue le renouvellement de son mandat, le 24 septembre 2017. Après s'être déclaré en congé du PS en janvier 2017, il se présente sans étiquette. Mais il ne parvient pas à être réélu, en recueillant 213 des 1 789 suffrages exprimés. Les trois sièges sénatoriaux à pourvoir dans les Pyrénées-Atlantiques sont remportés par la sortante F. Espagnac (PS, 609 voix), Denise Saint-Pé (Mouvement démocrate, 409 voix) et Max Brisson (Les Républicains, 311 voix).
Après la perte de son siège sénatorial, il se retire de la vie politique mais poursuit son engagement en faveur de la cause des enfants. Continuant de siéger au Conseil national de la protection de l'enfance, il en vice-président en 2020.
Il s'éteint le 3 février 2022 à l'âge de soixante-dix-huit ans.
1 : Journal Officiel, comptes rendus des débats du Sénat, séance du 27 octobre 2015, p. 9979.
Sources
Archives du Sénat : dossier personnel de sénateur.
Bibliographie
Who's who in France, plusieurs éditions.
Elu le 25 septembre 2011
Fin de mandat le 1er octobre 2017 (non réélu)
Vice-Président de la délégation sénatoriale aux collectivités
territoriales et à la décentralisation
Membre du Groupe socialiste et républicain
Membre de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation
Extrait de la table nominative
Résumé de
l'ensemble des travaux parlementaires
de Georges LABAZÉE
Activités parlementaires
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de Georges LABAZÉE
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