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SUEDE
La
loi n° 645 du 5 juin 1973, entrée en vigueur en 1974,
a sensiblement simplifié la procédure du divorce en supprimant le
divorce pour faute et en rendant facultative la médiation entre les
époux.
Malgré une procédure très
" administrative ", la Suède a opté, à la
différence du Danemark et de la Norvège, pour une
compétence judiciaire en matière de divorce.
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La demande
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Le
divorce est un droit inconditionnel de chacun des époux. Aucune preuve
du caractère définitif de l'échec du mariage n'est requise.
Le tribunal doit examiner si le divorce peut être prononcé
sur-le-champ. C'est notamment le cas :
- si le mariage a été contracté en violation des
règles relatives à l'empêchement (par exemple en cas de
bigamie) ;
- si les époux vivent séparés de fait depuis au moins
deux ans ;
- lorsque les époux sont d'accord sur le principe du divorce.
Toutefois, un délai de réflexion de six mois leur est
imposé s'ils le demandent ou s'il y a des enfants de moins de seize ans.
Dans le cas où un délai de réflexion doit être
respecté, un époux doit reformuler une demande de divorce
à l'issue des six mois. Si une telle demande n'est pas effectuée
dans l'année qui suit, la procédure est réputée
caduque.
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La procédure
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La
procédure est entièrement écrite. Les époux ne
sont pas obligés de comparaître devant le tribunal puisque la
tentative de conciliation obligatoire a été supprimée.
Cependant, la Suède a organisé un système de
médiation volontaire et créé des services de conciliation
publics et gratuits.
Cette procédure étant facultative, le médiateur ne peut
obliger les parties à comparaître devant lui. Il doit chercher la
cause du différend et tenter de le résoudre avec le couple.
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Le règlement des effets du
divorce
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Le
juge n'exerce aucun contrôle sur le contenu des accords passés
entre les époux, sauf lorsqu'il s'agit de la garde des enfants. En
effet, il peut, dans ce cas, refuser les arrangements manifestement contraires
à l'intérêt de l'enfant.
Les services de médiation jouent un rôle important pour les
problèmes de garde et de droit de visite. Les parents peuvent
s'entretenir avec des experts et des travailleurs sociaux. Les discussions ont
souvent lieu avant la procédure devant le tribunal.
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