N° 404
SÉNAT
SESSION EXTRAORDINAIRE DE 2002-2003
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Annexe au procès-verbal de la séance du 16
juillet 2003
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AVIS
PRÉSENTÉ
au nom de la commission des Lois constitutionnelles, de
législation, du suffrage universel, du Règlement et
d'administration générale (1) sur le projet de loi, ADOPTÉ
PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE, APRÈS DÉCLARATION D'URGENCE,
d'orientation et de
programmation pour la ville
et la rénovation urbaine,
Par M. Jean-Jacques HYEST
Sénateur.
(1) Cette commission est composée de :
M. René Garrec, président ; M.
Patrice Gélard, Mme Michèle André, MM. Pierre
Fauchon, José Balarello, Robert Bret, Georges Othily,
vice-présidents ; MM. Jean-Pierre Schosteck, Laurent
Béteille, Jacques Mahéas, Jean-Jacques Hyest,
secrétaires ; MM. Nicolas Alfonsi, Jean-Paul Amoudry,
Robert Badinter, Mme Nicole Borvo, MM. Charles Ceccaldi-Raynaud,
Christian Cointat, Raymond Courrière, Jean-Patrick Courtois, Marcel
Debarge, Michel Dreyfus-Schmidt, Gaston Flosse, Jean-Claude Frécon,
Bernard Frimat, Jean-Claude Gaudin, Charles Gautier, Daniel Hoeffel, Pierre
Jarlier, Lucien Lanier, Jacques Larché, Jean-René Lecerf,
Gérard Longuet, Mme Josiane Mathon, MM. Jacques Peyrat, Jean-Claude
Peyronnet, Henri de Richemont, Josselin de Rohan, Bernard Saugey, Jean-Pierre
Sueur, Simon Sutour, Alex Türk, Maurice Ulrich, Jean-Paul
Virapoullé, François Zocchetto.
Voir les numéros :
Assemblée nationale
(12ème législ.) :
950, 997, 1001,
1002, 1003 et
T.A. 168
Sénat : 398,
401, 403 et 405
(2002-2003)
LES CONCLUSIONS DE LA COMMISSION
Réunie le mercredi 16 juillet 2003 sous la
présidence de M. René Garrec, président, la
commission des Lois a examiné le rapport pour avis de
M. Jean-Jacques Hyest sur les articles 15 à 19 et
27 A à 28 quater du projet de loi d'orientation
et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine.
Après avoir rappelé que le projet de loi, dont
les quatre axes principaux étaient relatifs aux zones urbaines
sensibles, à la rénovation de l'habitat et du cadre de vie des
quartiers, au soutien du développement économique et de l'emploi
dans les zones franches urbaines et à l'adaptation des procédures
de traitement du surendettement, avait pour objectif le renforcement des moyens
permettant de lutter contre la marginalisation de certaines catégories
de population, le rapporteur a présenté l'économie des
dispositions entrant dans le champ de saisine de la commission des Lois
traitant, d'une part, des moyens d'intervention des pouvoirs publics face aux
situations d'insécurité créées par la
dégradation de certains immeubles collectifs à usage d'habitation
et, d'autre part, du surendettement des ménages et de l'instauration
d'une procédure de rétablissement personnel aboutissant à
un effacement du passif.
La commission a ensuite adopté quarante-deux
amendements proposés par son rapporteur ayant pour objet, outre de
procéder à un certain nombre de corrections et de clarifications
:
1) Sur les dispositions traitant de l'habitat :
- de redéfinir le cadre juridique de
l'intervention publique sur les immeubles collectifs à usage principal
d'habitation dotés d'équipements communs défectueux
(article 15) ;
- de conférer au tribunal de grande instance un
pouvoir de contrôle sur l'identité du tiers susceptible
d'assister, à sa demande, un administrateur provisoire de
copropriété (article 16) ;
- de simplifier le rôle et l'intervention du juge
dans le cadre de la procédure de déclaration de carence (article
17) ;
- de soumettre le bénéfice de l'aide
juridictionnelle pour les copropriétés faisant l'objet d'un plan
de sauvegarde ou d'une administration provisoire à des conditions de
ressources identiques à celles exigées pour les personnes morales
à but non lucratif (article 19) ;
2) Sur les dispositions traitant du surendettement
(article 27) :
- de définir un critère
d'éligibilité à la procédure de
rétablissement personnel évitant les effets d'aubaine et
conférant à cette procédure un caractère
subsidiaire par rapport à la procédure de traitement du
surendettement devant les commissions ;
- de supprimer la limitation à une seule fois du
bénéfice de la procédure de rétablissement
personnel, rendue inutile par la nouvelle définition du critère
d'ouverture et impossible à mettre en oeuvre, la durée de
l'inscription des personnes au fichier des incidents de paiement étant
plafonnée à dix ans ;
- de faire de la commission de surendettement une
étape obligatoire et un véritable filtre par l'instruction des
dossiers, en évitant de surcharger sa composition mais en
renforçant ses moyens pour une meilleure individualisation du traitement
des dossiers et surtout en supprimant la possibilité offerte au
débiteur de saisir directement le juge à l'issue du délai
de six mois ou à l'occasion de toute contestation portée devant
le juge ;
- de réserver à la seule commission de
surendettement la mission de concilier les parties en vue de
l'élaboration d'un plan de redressement et de réserver au seul
juge de l'exécution le pouvoir de procéder à un effacement
global du passif.
Sous le bénéfice de ces modifications,
la commission des Lois a donné un avis favorable à l'adoption des
dispositions dont elle s'est saisie sur le projet de loi d'orientation et de
programmation pour la ville et la rénovation urbaine adopté par
l'Assemblée nationale en première lecture après
déclaration d'urgence.
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