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B. LA MARTINIQUE

Durant l'année 2003, l'évolution économique a été plutôt positive en Martinique, sauf en ce qui concerne la production bananière et le secteur touristique.

La situation de la filière banane s'est encore dégradée, la baisse du prix de vente (-2 % par rapport à 2002) et la diminution des exportations (-8,8 %), liées à la concurrence étrangère et à l'atonie de la demande, s'étant traduites par une dégradation de la situation financière des exploitations ainsi que par la disparition de l'un des quatre groupements d'employeurs. Un Fonds martiniquais de garantie de la banane, cofinancé par l'Etat, la Région et le Département, a été mis en place en août 2003 pour intervenir en cas de difficultés de trésorerie des groupements.

En ce qui concerne la filière sucre-rhum, la sécheresse a entraîné une baisse de 22 % de la récolte de cannes. Mais grâce à la teneur élevée de celles-ci en saccharose, la production de sucre n'a reculé que de 3 %, alors que la production de rhum s'est, elle, réduite de 18 %.

Première activité de la Martinique (13,1 % de la valeur ajoutée), le commerce a, en revanche, connu une évolution favorable à partir du deuxième trimestre 2003, malgré l'importance des charges. Le chiffre d'affaires de la grande distribution enregistre ainsi une progression de 8,1 % en glissement annuel au quatrième trimestre et de 2 % en données cumulées sur l'année.

L'activité du secteur industriel, qui représente 7,5 % de la valeur ajoutée de l'île, a enregistré un certain rebond après le creux traversé en 2002, grâce au maintien des prix et à la maîtrise des coûts de production.

Le secteur du BTP a bénéficié de la relance de la commande publique, attendue depuis deux ans, comme l'illustre l'évolution des ventes de ciment au deuxième trimestre. En 2003, les ventes de ciment ont ainsi affiché une baisse moindre que l'année précédente (-1 % contre -7,5 % en 2002).

Enfin, la situation du tourisme reste morose, comme l'attestent la baisse des prix, la détérioration de la trésorerie et l'augmentation des charges. Le taux d'occupation des chambres continue de baisser pour s'établir à 53,4 % (56,5 % en 2002). Il y a lieu de rappeler que ce taux était de 62,5 % en 1999.

Le seul signe positif est l'augmentation du nombre de croisiéristes (+67.695, soit une progression de 33,7 % par rapport à 2002).

En 2004, on devrait constater une atonie de l'activité économique, sauf dans le secteur des travaux publics. En outre, la crise du secteur de la banane perdure, le tourisme reste orienté à la baisse et l'activité est ralentie dans le secteur agricole et agroalimentaire.

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