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C. LA GUADELOUPE

Votre rapporteur pour avis souhaite, avant tout, exprimer sa solidarité et son soutien aux habitants de Basse-Terre et de l'archipel des Saintes, frappés le 21 novembre dernier par un séisme qui a tué une personne, blessé grièvement plusieurs autres et occasionné d'importants dégâts matériels.

En 2003, l'activité économique de la Guadeloupe a été plus soutenue qu'en 2002, en dépit d'évolutions contrastées selon les secteurs.

Dans le secteur agricole, la filière de la banane a subi une diminution de 10 % de ses exportations et souffre des mêmes difficultés financières que la production bananière martiniquaise. Malgré une baisse de la récolte imputable au manque d'eau, la production de sucre a augmenté (+23 %) grâce à la richesse saccharimétrique de la canne à sucre. En revanche, la fabrication de rhum a baissé de 18,4 % par rapport à 2002. Enfin, les exportations de melon progressent, conformant le succès de cette culture de diversification.

Le BTP a bénéficié du dynamisme des travaux routiers, avec notamment la réalisation de la déviation de Capesterre Belle-Eau.

Souffrant plus que jamais de la concurrence des autres destinations des Caraïbes, l'activité touristique s'enfonce, quant à elle, dans la crise, avec un recul de 5,6 % du taux d'occupation des hôtels et de 4,8 % du nombre de croisiéristes. Il convient toutefois de noter le sursaut des acteurs du secteur en 2003 qui ont, par exemple, créé un comité du tourisme des îles de la Guadeloupe, ouvert un lycée hôtelier au Gosier et lancé une charte de qualité pour le secteur hôtelier.

En 2004, l'activité économique aurait progressé au deuxième trimestre, après un premier trimestre en baisse notamment en raison de la grève des banques commerciales. Si la stabilisation des délais de paiement freine la dégradation des trésoreries, les charges continuent à s'alourdir. L'activité touristique a baissé au deuxième trimestre.

D. LA GUYANE

La conjoncture économique a été plutôt défavorable en Guyane en 2003, en raison du recul des principales activités économiques et de la faiblesse de la consommation des ménages.

Comme en 2002, l'activité du Centre spatial guyanais a été particulièrement décevante, avec seulement 4 tirs et 8 satellites mis en orbite, contre 12 tirs et 14 satellites l'année précédente. Ce secteur a souffert d'un nombre insuffisant de contrats commerciaux ouverts à la concurrence. Le transporteur européen Arianespace a cependant obtenu 8 nouveaux contrats.

La contraction de l'activité du secteur spatial s'est répercutée sur le tourisme (baisse du nombre de voyageurs de 4,5 % en 2003), la fréquentation des sites touristiques enregistrant un recul de 39 %.

D'autres secteurs ont mieux réussi. C'est le cas de la pêche crevettière, qui s'est redressée en 2003 grâce à une amélioration des cours et une augmentation des prises (+17 %).

De même, la production de riz a progressé (+5 %) grâce à une augmentation des rendements et malgré le recul des surfaces mises en culture.

Les résultats furent également satisfaisants pour le BTP, sauf en ce qui concerne la construction de logements.

Enfin, les exportations d'or connaissent un recul marqué (-45 % en valeur).

En 2004, la Guyane connaît une amélioration de sa situation économique à partir du deuxième trimestre, après un début d'année difficile. Les secteurs de l'agroalimentaire, du BTP, de l'industrie et du tourisme sont mieux orientés, mais l'activité spatiale reste ralentie.

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