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E. MAYOTTE

Selon l'enquête conjoncturelle de l'IEDOM, l'activité économique semble s'améliorer en 2003 à Mayotte par rapport aux deux années précédentes.

Si le secteur du BTP a souffert de l'insuffisance de la commande publique au premier trimestre 2003, il a ensuite bénéficié d'un regain d'activité grâce à des projets importants (aéroport, port...) et au soutien de la commande privée.

Première activité de l'archipel, rassemblant plus de 75 % des entreprises immatriculées, le commerce confirme son dynamisme, soutenu en 2003 par les entreprises de la téléphonie et du secteur informatique.

L'agriculture est surtout orientée vers les productions vivrières (banane, manioc). L'année 2003 a été marquée par un ralentissement des cultures maraîchères et la très nette diminution des cultures d'exportation que sont l'ylang-ylang et la vanille, en raison du défaut d'entretien des exploitations et d'un manque d'intérêt pour ces productions peu rémunératrices. En revanche, les exportations de poissons d'aquaculture ont poursuivi leur progression.

En raison de l'incertitude de l'environnement international, l'activité touristique s'est dégradée (24.000 touristes, soit 31,4 % de moins que l'année précédente). N'ayant cependant pas vocation à accueillir un tourisme de masse, Mayotte mise surtout sur le développement d'un tourisme vert, tourné vers la découverte du lagon et de la nature.

L'année 2004 devrait être marquée par des difficultés dans le secteur du BTP en raison de la faiblesse de la commande publique et par une dégradation relative de l'activité commerciale.

F. SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON

Comme les années précédentes, 2003 a été marquée par le souci de favoriser la diversification de l'économie, afin de maintenir un niveau d'activité et de revenu suffisant pour la population.

Autrefois premier employeur, le secteur de la pêche a, en effet, subi un moratoire en 1992. Si la mise en place de quotas en 1997 a autorisé la reprise de l'activité, celle-ci ne permet plus d'assurer la rentabilité de la filière.

En 2003, la baisse de la ressource en crabes des neiges a constitué un problème majeur pour les secteurs de la pêche traditionnelle et de l'industrie de transformation, justifiant l'attribution d'un soutien public ponctuel. Dans ce contexte, l'aquaculture se développe, avec la concrétisation de deux projets relatifs au grossissement de morues et à l'élevage de pétoncles.

Occupant aujourd'hui une place prépondérante dans l'économie de l'archipel, le secteur du BTP a bénéficié en 2003 d'un bon niveau de commande publique, en vue de travaux d'adduction d'eau, d'électrification, de viabilisation de lotissements et de rénovation d'infrastructures routières.

Le secteur du commerce, fondé sur une tradition d'avitaillement des bateaux, s'est réorienté vers la demande locale et demeure dynamique.

En 2004, l'activité économique semble redémarrer au printemps, en particulier dans les domaines de la pêche et du BTP.

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